Ma place sur la photo

Je me suis aperçue ces dernières années d’un phénomène commun à pas mal de mamans. Lorsque je leur propose de les photographier avec leur famille lors d’un évènement un peu spécial, j’entends à chaque fois un grand merci car elles n’ont que peu de photos où elles apparaissent avec leurs enfants. Comme moi, en fait !

Pourtant, durant les premiers mois de vie de mes filles, je les ai mitraillées. Seules, avec leur papa mais aussi avec moi (en mode selfie). Puis, le quotidien a pris le dessus avec la reprise du travail. J’ai continué de les prendre en photo, mais je n’y apparaissais plus.

laisser une trace de nos annees

Quand je regarde, je n’ai pas énormément de beaux clichés de mes enfants et moi. Alors pour remédier à cela, maintenant je demande qu’on nous prenne en photo. Pour Noël, pour nos anniversaires, pour rien parfois. Juste comme ça.

Car finalement, la vie c’est parfois de tous petits rien qui font un grand bien.

Et puis surtout, c’est ce qu’il leur restera quand elles seront grandes et qu’elles auront aussi leurs familles. Nos clichés seront là pour raviver leurs souvenirs.

Comment ça se passe chez vous ? Apparaissez-vous sur les photos ?!

L’envol

dh_creative

Il y environ un an, j’ai commencé à m’interroger sur ma vie professionnelle. En effet, j’avais choisi mon job peu de temps après la naissance de mon aînée, en sachant que je ferais une croix sur mes aspirations, mais je savais aussi que j’apprendrais de nouvelles choses. Et puis surtout, j’ai pu aménager mes horaires afin de me rendre disponible pour ma famille.

Au départ, j’y trouvais mon compte. Mais un beau jour, je me suis sentie comme piégée. Comme dans les petits casse-têtes dans lesquels on doit faire bouger une petite bille : moi, j’étais cette petite bille grise bloquée de toutes parts. Je ne pouvais pas bouger car ma petite était en nounou et que cette dernière ne travaillait pas le mercredi : difficile de trouver un emploi en télétravail une journée dès le départ. Et puis j’avais mal au coeur de laisser mes collègues. Près de 8 ans à se voir chaque jour, dans une ambiance ultra conviviale, ça créé des liens.

Mais il a fallu se rendre à l’évidence quand j’ai commencé à sombrer. Car la réalité était surtout que j’avais peur. Peur d’assumer de vouloir faire autre chose. Peur de décider de mettre mes filles au centre aéré le mercredi, maintenant qu’elles sont toutes les deux scolarisées. Peur de ne pas savoir travailler ailleurs, de rencontrer de nouvelles personnes, d’apprendre un nouveau travail, de devoir faire mes preuves. Je me suis noyée dans mes peurs et j’ai connu des moments très difficiles.

C’est très facile d’aimer quand tout va bien, mais qu’en est-il quand ça ne va plus à l’intérieur ? J’ai une chance inestimable : celle d’avoir été soutenue par mon amoureux et mes amis, qui sauront se reconnaître. Tant de messages échangés, de conversations à base “et si…”, “oui, mais….”. Ils ont su me rassurer, me donner la confiance que j’avais complètement perdue à force de m’enfermer dans une fonction qui ne m’allait plus.

Bref, après moult questions, je me suis lancée. Et croyez-le ou non, l’univers m’a entendue. Un beau matin, j’ai reçu un message pour un poste qui cochait toutes les cases de ma fiche rêvée. J’ai eu le job. J’ai démissionné. J’ai inscrit les filles au centre. Et maintenant je ne suis plus une maman du mercredi, mais une maman de la sortie d’école le vendredi (je ne saurais dire laquelle de nous trois était la plus ravie à 16h30 ce vendredi).

Je travaille dans un secteur qui m’a toujours attirée, je parle les deux langues que j’adore et qui ces derniers temps ne me servaient qu’à regarder Netflix sans sous-titres. J’ai rencontré une super équipe et j’ai envie de me donner à fond dans ce nouveau challenge. Mais surtout, je me sens bien. J’ai l’impression de m’être envolée, poussée par mes précieux soutiens qui n’ont jamais douté de moi.

Alors ça a été dur, physiquement et moralement. Mais ça en valait la peine.

Je vous souhaite une excellente soirée, je vous remercie pour les chaleureux messages suite à mon annonce sur les RS. You rock !

 

Cette cruelle ambivalence

Ces deux dernières semaines, j’ai été une maman “à la maison”. J’ai été présente aux sorties d’école, à la piscine, j’ai senti mon coeur gonfler en voyant ces yeux s’illuminer en me voyant à 16h30. Je rêvais de cela, moi qui ne peut jamais les récupérer avant 18h.

Et pourtant…. je rêve maintenant de souffler. De prendre une grande, très grande inspiration et de laisser l’air sortir tout doucement, comme pour dégonfler mon ballon de patience qui commence à saturer.

Mais je ne comprends pas, je devrais être la plus heureuse au monde de passer du temps avec mes enfants, je me plaignais de courir après le temps il y a encore un mois. Finalement, on dirait que cette vie là n’est pas faite pour moi.

Mais alors pourquoi mon coeur se serre quand je pense aux prochaines semaines durant lesquelles je vais devoir m’investir à fond dans un nouveau poste ? Je ressens déjà le manque d’elles, la nostalgie des goûters pris dans la cuisine en faisant les devoirs. Dès que la vague me submerge, je propose un puzzle, ou un livre et je plonge mon nez dans leurs cous pour les sentir et capturer leurs senteurs. Je me shoote. Pour prévenir la période de sevrage qui commence lundi.

Suis-je la seule à ressentir toute cette ambivalence ?

J’aurais aimé qu’on me prévienne

Bien sûr, on m’avait dit que ce ne serait pas simple tous les jours. Mais vous l’aurez peut-être remarqué, la plupart des gens n’entrent pas trop dans les détails quand il s’agit de leur parentalité. Bien souvent, on a l’impression qu’on s’y prend mal et que les autres font mieux.

Mais comme j’ai lu cette semaine, on croit parfois que l’herbe est plus verte ailleurs…. mais ça peut être du gazon synthétique.

Alors j’avais envie de vous faire part de ma vérité, qui sera sans doute différente de la votre, mais qui vous permettra peut-être de comprendre / changer / conserver certaines choses dans votre vision de la vie en famille.

J’aurais réellement aimé qu’on me prévienne que :

*le long tunnel du manque de sommeil aurait une fin et que me morfondre devant l’heure affichée sur le réveil ne ferait qu’accroître ma frustration

*rien ne dure : ni les sales nuits, ni les dents, ni les angoisses formulées par nos enfants. Tout évolue, et si on voit tout ça comme un joli spectacle, ça change la donne

*qu’il ne sert a rien d’angoisser devant leurs angoisses : au contraire, se visualiser comme un oiseau observant la scène et se détacher de l’angoisse permet de mieux rassurer la personne en face de soi (et c’est valable pour les adultes aussi ^^)

*qu’un enfant considéré comme “réservé” est capable de bien des choses, qui cloueraient bien des becs…

*qu’on ne peut rien faire contre le caractère de ses enfants. Mais que l’accepter et l’accompagner peut décanter bien des situations

*qu’on n’a rien raté si notre enfant connaît une difficulté, émotionnelle ou non. Ils ont le droit d’être comme ils sont, il faut leur faire confiance : pourquoi n’arriveraient-ils pas à surmonter leur difficulté ?

*que me considérer comme ma propre meilleure amie me permettrait de me lâcher la grappe et d’être bienveillante avec les autres, pour de bon.

Alors que vous soyez nouveau parent ou que vous ayez de la bouteille, j’espère que ces quelques points vous parleront et je suis curieuse de savoir ce que la parentalité vous appris.

Bonne semaine *-*

La Toucan Box

Nous avons reçu à la maison la Toucan Box pour Miss G. Elle tombait à pic pendant les vacances scolaires, au cours desquelles j’avais posé quelques jours. Comme nous avons supprimé la tablette et les téléphones, la période de “sevrage”, n’a pas été simple et j’ai souvent entendu “mais Mamaaaaan, je m’ennuie !” histoire de voir si j’allais capituler.

Mais non, je n’ai pas cédé ! Et ma grande fille fut hyper contente de trouver dans la boîte aux lettre un courrier à son nom. Nous avons découvert ensemble le contenu :

Le concept de la toucan box

Le concept est simple : une boîte personnalisée au nom de l’enfant, avec 4 activités créatives à réaliser presqu’en autonomie. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : elle a a-do-ré ! Elle s’est éclatée à faire l’attrape-rêves et le bouquet de fleurs en tissus. Il faut dire que sa passion du moment (depuis quelques années finalement en y réfléchissant) est de créer plein de choses avec ses 10 doigts.

J’ai apprécié le fait qu’elle puisse s’en sortir toute seule et qu’il soit indiqué quand elle a besoin d’un adulte. Ces activités apprennent la patience, le suivi des consignes et surtout la satisfaction de faire quelques chose soi-même.

Comme elle est complètement fan, je pense lui offrir l’abonnement pour son anniversaire. Cela changera des innombrables jouets qui risquent de finir aux oubliettes.

Et vous, connaissez-vous cette box ?

Une autre forme de lâcher prise

On lit un peu partout depuis plusieurs années que la tendance est au “lâcher-prise”, qu’une maison désordonnée est une maison qui vit et où les gens sont heureux. On entend qu’il ne faut pas se mettre la pression sur les tâches ménagères, sinon on risque le burn out. On entend aussi beaucoup parler de Marie Kondo et son tri drastique de la maison.

On lit tout et n’importe quoi. Bien sur, j’ai plongé la tête la première dans la tendance. Moi aussi, j’ai essayé de moins me prendre la tête si la maison n’était pas au carré. J’en ai même parlé ici ! J’ai pris de recul, je me suis dit que mes filles avaient besoin de s’amuser et que j’étais trop rigide.

assumer qui on est

Seulement voilà : ce n’était pas moi. Moi, j’aime que ma maison soit ordonnée. J’assume le fait de regarder avec fierté le travail accompli quand tout brille comme j’aime et que chaque chose est à sa place. Je n’aime pas que mon mec le fasse, c’est mon truc à moi. Je me sens mal quand ce n’est pas rangé chez nous. Chez les autres, je m’en contre-fiche. Mais pas chez moi. Et si je ne me sens pas à l’aise chez moi, ça commence à bugger là-haut. En pensant que je m’épuisais pour rien à vouloir contrôler le rangement, j’ai négligé ce qui me faisait du bien à moi et je me suis épuisée à lutter pour être quelqu’un que je ne suis pas.

commencer par savoir ce qu’il nous faut

Partie de ce constat, j’ai réussi à accepter qu’on était tous différents et que j’avais le droit de ne pas faire comme ceux qui “ne se prennent pas la tête”. Puisque justement, si je ne m’écoute pas, je me la prends bien, la tête. Alors je m’organise un peu chaque jour pour ne pas être submergée et j’ai mis en place depuis pas mal de temps des règles de vie à la maison :

*on range ce qu’on a sorti dès qu’on a fini

*les pièces du rez-de-chaussée ne sont pas une salle de jeux (nous ne sommes pas non plus des nazis, les filles ont le droit de descendre leurs jouets mais doivent les remonter et les remettre à leur place)

*je ne me couche pas dans une maison en bordel.

les enfants sont-ils malheureux dans une maison rangee ?

Comme évoqué plus haut, on entend très souvent qu’il vaut mieux grandir dans une maison “qui vit” et qu’il est plus important de passer du temps en famille à jouer. Je joue avec mes enfants, nous faisons des sorties, nous cuisinons. Je ne pense pas que porter de l’importance au rangement soit un frein à l’épanouissement familial (et c’est valable pour l’inverse ! Si une famille se sent bien dans une maison moins ordonnée, grand bien lui en fasse !). En revanche, je pense que vivre dans un environnement qui nous plait et nous apaise nous permet de nous sentir bien dans nos baskets. Et, par ricoché, que tout le monde se sente bien.

Alors finalement, est-ce que le lâcher prise, ce ne serait pas assumer d’être ce qu’on est et ce qui nous fait du bien ? 

Je vous souhaite une excellente semaine, qu’elle soit ordonnée ou complètement freestyle 🙂

Le challenge 2019 #untempspourmoi

C’est très tendance de dire qu’on ne dressera pas de liste de bonnes résolutions (j’avais d’ailleurs écrit un billet en ce sens il y a quelques années). Mais comme j’aime bien faire les choses à ma sauce, j’ai décidé ce matin de m’en fixer une.

Cela m’est venu dans la salle de bain, dans laquelle j’ai passé près d’une heure à faire tout ce que j’avais remis à plus tard pendant trop de semaines (redessiner mes sourcils, me faire un masque, m’épiler…). J’avais toujours une bonne excuse : le linge, le rangement, les filles, finalement tout passait avant ce qui m’aurait fait du bien. Hé bien pendant cette petite parenthèse beauté, ô miracle ! La Terre ne s’est pas arrêtée de tourner et moi je suis re-sortie détendue et ravie !

Alors je me suis proposé à moi-même de faire ça chaque premier week-end du mois. Et je vous propose de me rejoindre, on pourrait se partager notre façon  de prendre du temps pour nous avec le hashtag #untempspourmoi. Et après tout, je me dis que ça pourrait devenir pour moi hebdomadaire afin de faire du sport, lire, méditer, faire du yoga….

Ca vous dit ? Je conclus en vous souhaitant de ne tirer que le meilleur de 2019, même quand il y aura des bons coups durs (puisqu’on sait bien qu’il y en aura).

XoXo

Ce que je veux leur transmettre

Souvent, avant d’avoir des enfants, on se demande ce qu’on pourra leur léguer spirituellement parlant. On évoque souvent les valeurs, les principes, l’amour… Depuis que je maman, j’ai affiné mes idées.

Ce qui est formidable lorsque les enfants grandissent, c’est de pouvoir discuter avec eux des choses de la vie, d’échanger sur ce qu’on ressent.

Toute à l’heure, l’évidence m’est apparue. Moi, maman de deux petites filles, voici ce que je veux leur transmettre :

*on a le droit de se tromper, de faire mal les choses car c’est comme cela qu’on apprend

*on a le droit de ne pas être d’accord et de le dire

*on peut tout dire dans la vie, mais pas n’importe comment

*on peut aimer la musique classique et en même temps, le jazz, la soul et le rock (Freddiiiiiie !)

*on peut danser comme si personne ne nous regardait

*on doit former une équipe en famille et compter les uns sur les autres

*on doit soutenir sa soeur, l’aider, l’aimer, toujours. Quand nous, parents, ne seront plus là, elles seront là l’une pour l’autre

*il n’y a jamais rien de réellement grave, finalement. Et tout finit toujours pas s’arranger.

*il y a toujours des solutions

*le bonheur, le vrai, se trouve dans les choses les plus simples : une balade, un gâteau fait maison, être tous ensemble, partager un bon repas… profiter de la vie, tout bonnement.

Voilà, ce billet sera sûrement mal référencé, le SEO est nul mais il vient du coeur et j’avais profondément envie de le partager avec vous. Il manque pleiiiiiiin de choses mais c’est ce qui m’est venu spontanément.

Et vous, que souhaitez-vous leur transmettre ?

Que cherche-t-on sur Instagram ?

J’ai lu cette semaine un article de Madame Le Figaro sur “La mère parfaite sur Instagram”.On peut se demander si la journaliste avait eu un différent avec l’une des bloggueuses pointées ici, car elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Mais surtout, je ne comprends pas l’intérêt de balancer les comptes qui la gênent. Quoiqu’il en soit, je me suis dit que cette histoire n’était pas si simple.

Les styles qui plaisent sur instagram

En effet, à mon tout petit niveau, je partage des photos de la vraie vie sur mon feed IG. Je ne prends pas le temps de mettre en scène mes photos, ni de les retoucher. Et mon nombre d’abonnés demeure bien bas, à peine 400 (contre plus de 100k pour les plus célèbres !).

En revanche, les comptes dont il est question dans l’articles et la grande majorité de ceux qui rencontrent un grand succès ont un point commun : les photos sont mises en scène, travaillées, on se doute bien que c’est posé (sérieusement, qui peut faire du premier coup une photo avec ses enfants qui regardent l’objectif en même temps, sans cligner des yeux ou grimacer ?).On y voit effectivement des enfants coiffées avec de belles couronnes de fleurs, des looks assortis absolument adorables. Et ça marche. On le voit bien au nombre de likes et de commentaires. On le voit aussi avec les sponso assez récurrents. Bizarrement, quand je poste une photo de mes crèpes dans ma Téfal, ça fait moins mouche.

a la recherche du beau ?

Alors finalement, est ce que ce n’est pas (un peu) ce qu’on cherche sur IG ? C’est tout de même agréable de voir de beaux clichés. Bien évidemment, il faut prendre du recul, se dire que derrière ces jolies images il y a probablement du pétage de plombs, des caprices d’enfants et des ras le bol.

Le serpent se mord la queue : ça énerve car ça semble parfait, mais on suit pour voir, puis les marques s’y intéressent et le succès continue de grandir. Est-ce qu’une grande marque s’arrêtera sur mon tout petit compte pour y lancer un superbe concours, alors qu’il n’y a aucune uniformité dans mon feed, que j’ai très peu d’abonnés et que les photos sont très “madame tout le monde” ? Je ne pense pas. Est ce qu’une marque choisira un compte plus travaillé, avec un réel univers et de belles photos qui montrent essentiellement du beau et qui inspirent les followers (et se sentir un peu nulle aussi niveau personal branding, on a le droit de le dire) ? Très probablement.

Aujourd’hui, IG est devenu LE social media incontournable, ce n’est plus le simple outil de partage de photos.

Bien évidemment, il y a aussi des profils à forte communauté avec des photos plus vraies, et heureusement ! Je pense à La reine de l’iode, Maman Bavarde, Madame Floutch… Et vous me direz, Celeste Barber a pris le mouvement à contre courant. Certes. Mais la plupart des comptes à succès sont travaillés, ce n’est plus juste de l’instantané. C’est le jeu, c’est le business des réseaux sociaux !

Moi, ça ne me gêne pas. Et vous ?

PS : si vous voulez suivre mes folles aventures, c’est par ici ! (je progresse en personal branding, oui oui)

Un petit troisième, pour la route / La pression du troisième enfant

Depuis que Little O a eu deux ans, je n’ai eu de cesse d’entendre la fameuse question-pression : “et alors, le troisième, c’est pour quand ? Vous ne voulez pas essayer d’avoir un garçon ?”

Alors j’avais envie de remettre l’église au milieu du village. Avant de commencer, je tiens à préciser que tout ce qui suivra n’engage que moi, que je ne jette pas la pierre à ceux qui pensent ou font différemment (je les respecte complètement !) et que je suis libre de mes envies.

tenter “le garçon”

Tout d’abord, je ne fais pas d’enfant dans le simple et unique but d’avoir un garçon. Effectivement, j’avais toujours pensé avoir un fils après ma fille aînée, mais visiblement mon instinct s’est un peu foiré sur ce coup là. J’ai eu un peu de mal à admettre que je n’aurais a priori pas de fils, mais je ne me suis jamais dit “j’essaierai encore une fois après, ça marchera peut être”.

Tout recommencer

Ensuite, je n’ai plus envie de revivre avec un nouveau né. Bien évidemment, je les trouve absolument craquants. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai rencontré un petit bout d’homme absolument adorable, j’étais toute fondue. Hier encore, j’ai craqué en découvrant les photos d’une petite princesses toute nouvelle. On m’a dit “ça donne envie, hein ?”. Hum… pour ma part, non. Je n’ai plus envie de vivre les nuits coupées, voire blanches, les réveils à l’aube, les dents, les angoisses du soir, mes angoisses, le baby blues, le flip de la MSN, me demander pourquoi les pleurs, pourquoi les coliques… Pour moi, cette époque est révolue.

passer à autre chose

Bien évidemment, faire mes enfants sera la plus belle expérience de ma vie. Et maintenant, je souhaite aborder de nouveaux projets, notamment professionnels. J’ai toujours fait le choix de privilégier ma vie de famille vs mon évolution professionnelle. Tandis que mes filles grandissent, je peux penser à de nouveaux challenges. Evidemment, il y a des mamans qui réussissent à tout mener de front, qui évoluent dans leurs carrières sans aucun freins. Tant mieux pour elles, je suis admirative ! Mais à mon niveau je n’ai pas su faire.

avoir du temps pour soi / son couple

Quand je vois le casse-tête pour réussir à se dégager quelques jours en amoureux, ou encore quand je me plains de ne pas pouvoir faire plus de choses pour moi, je me dis que deux enfants, c’est bien suffisant pour moi. Encore une fois, j’admire les mamans qui ont plus d’enfants que moi, en travaillant (ou pas d’ailleurs), qui peuvent s’accorder du temps… Pour ma part c’est une grosse organisation, j’y arrive parfois avec du mal, parfois facilement, et je n’ai pas envie de changer ce mode de vie.

Alors voilà, to put it in a nutshell, je voulais juste dire qu’on n’est pas obligés de faire un troisième enfant quand on en a deux du même genre ; que famille nombreuse ne rime pas avec heureuse chez tout le monde et qu’on a le droit de dire qu’on n’en veut plus. Ce n’est pas une honte, c’est un fait.

Comment voyez-vous la chose ?