Alyssa et le scandale du sein qu’on ne saurait voir

Inconcevable il y a encore quelques décennies, on peut aujourd’hui s’adresser directement aux personnalités de la politique et du showbiz. En effet, les pages FB et comptes Twitter / Instagram permettent à ces célébrités de communiquer avec leurs fans (je trouve que c’est un joli pied de nez à la presse people d’ailleurs).

Alors on voit des clichés de leur vie privée fleurir sur la toile et généralement, ces personnes cherchent à partager de jolis moments avec leur public, comme quand on bloggue ou tout simplement quand on souhaite donner des nouvelles à sa famille.

Mardi, j’ai vu ce cliché posté par Alyssa Milano :

alyssa breastfeeding

Source : Instagram

Je vais être franche, ça m’a fait bizarre. Pourtant, j’en vois des photos de mamans allaitantes sur le net et ça ne me fait pas bizarre. Mais je me suis dit qu’elle est connue et que les gens sont tordus. Certains peuvent la voir comme leur fantasme (clairement, elle fait partie des plus jolis actrices) montrant une partie de son corps tandis que d’autres y verront le geste naturel d’une maman qui nourrit son enfant.

Au départ, sa photo a suscité des réactions positives mais rapidement, elle a été la cible de détracteurs (parmi lesquels des opposants à l’allaitement, des défenseurs du droit à l’image des enfants sur la toile et des femmes a priori catégorisés par la presse comme “féministes” -lol), . Elle en est même arrivée à supprimer sa photo, elle a fini par la remettre. Mais WTF ?

Je n’ai pas allaité, pour des raisons qui m’appartiennent. Je n’aime pas qu’on me montre du doigt à cause de ça. Donc je respecte le choix de celles qui le font, comme mon amie toute jeune maman et toutes les femmes que je vois sur la toile. Ici, Alyssa Milano partage un beau moment avec ceux qui la suivent sur IG, elle ne nous dit pas “allaitez votre gamin, sinon vous êtes une mauvaise mère qui n’a rien compris” (coucou Gisèle, oh ça va je caricature à peine). Oui, elle est militante pro allaitement mais là, sur ce cliché, je vois juste une maman qui vit un beau moment de complicité, en citant une jolie phrase.

On est arrivés dans une ère où on nous vend du parfum avec des nanas à poil, mais où on s’insurge quand une femme montre un morceau de peau en donnant à manger à son enfant.

Personnellement, je ne serais pas à l’aise pour faire une photo de ce genre, là encore c’est une question de choix personnel. Est-ce qu’il faut pour autant jeter des cailloux, signaler les comptes de celles qui le font ? Est ce un attentat à la pudeur ? Non, on est bien d’accord. C’est simplement un choix de leur part.

Je ne suis pas pro allaitement. Ni pro biberon. Ni pro couches jetables. Ni pro couches lavables. Je ne suis pro rien. Ha si : pro-faiscequetuveux (du moment que ça te rends heureux).

D.

PS : elle a 41 ans. Quand je serai grande, je veux être Alyssa Milano.

Les jolies choses : un coin bureau pour Miss G. #jeudicreation

Depuis quelques mois, Miss G ne se lasse pas de dessiner. J’avais en tête, pour rassembler tout son attirail, de lui trouver un petit bureau à retaper sur le bon coin, mais rien ne me plaisait.

Cet été, j’ai changé ma table basse et je ne pouvais me résoudre à me débarrasser de l’ancienne qui, certes, avait pas mal morflé (traces de feutres, de stylo, laque qui avait sauté).

Elle ressemblait à ça : table basse blanc laquésource

Alors j’ai choisi de lui donner une deuxième vie, avec de la sous-couche Jullien et de la peinture Tollens :

bureau1

 bureau 2

Les affiches viennent, dans l’ordre de chez Dabbles & Babbles, Allo Maman Dodo (super calendrier pour aider les enfants à se repérer dans la semaine) et ALM.

La miss a choisi les imprimés du magazine Flow pour habiller la petite boîte à tiroirs Ikea et m’a demandé du violet pour les côté (étrange !). Je vous reparle très vite du petit oiseau !

Le fauteuil vient de chez Babou et le pot-chat est home-made (tuto ici)

C’était mon jeudi création pour Thalie à Paris.

D.

Facebook et l’amnésie précoce

Quand j’ai commencé à utiliser FB avec mon vrai profil, pas celui du blog (je suis à deux doigts de virer schizo mais je le vis bien), j’ai renseigné mon vrai nom.

Ce que c’était chouette de retrouver des potes perdus de vue, de voir ce qu’on était devenus et puis c’était plus simple de les contacter avec ma vraie identité que derrière un pseudo. Sauf que… Sauf que, sous prétexte que nous sommes sur la toile et dans le monde merveilleux du virtuel, certain-e-s se semblent avoir perdu une partie de leur (pourtant si jeune – oui je suis jeune et mes connaissances aussi) mémoire.

    Gif kidding me

Je pense à cette ancienne camarade que je n’ai pas reconnue au premier abord quand j’ai accédé à son profil suite à sa friend request. La chipie avançait masquée, elle. J’ai commencé par trouver sa gamine super mimi (la môme n’y est pour rien) et même, je me suis dit qu’elle avait l’air sympa cette nana. Et soudain je me suis remémoré qui était cette fille. Visiblement, elle avait oublié qu’elle avait fait de ma vie un véritable calvaire au collège, qu’elle avait fortement contribué au fait que je me retrouve no friend et que ma confiance en moi était au plus bas dès qu’on était dans la même pièce (c’est à dire chaque jour).

Ha et il y a eu l’ex aussi. Celui avec qui la séparation aurait pu être jouée dans un épisode d’une télé réalité sur NRJ12 tellement tout y était : les cris, les insultes et les “vas y casse toiiiiii je ne veux plus jamais te voir”. Mais a priori, Facebook est terre de paix pour lui et puis, on ne sait jamais… Sur un malentendu, ça pourrait marcher.

Ho, j’allais oublier les gens croisés une fois à une soirée, qui ont dès le lendemain une crise de demande d’amis aiguë, alors que c’est tout juste s’ils t’ont remercié quand tu leur a passé leur verre.

Voilà pourquoi je ne mets pas mon vrai nom sur Facebook. Je sais qui ils sont mais ils ne savent pas qui je suis. Et puis j’ai toujours rêvé d’être agent secret.

gif agent secret

L’avale-soucis

Je me souviens : quand j’étais petite, je pouvais me contrarier pour plein de petites choses a priori sans importance mais vous connaissez les enfants, ils se font vite une montagne de petits cailloux (proverbe inventé par moi-même) (et je remarque aussi que ça n’a pas changé pour moi au fil des années hum hum).

J’ai découvert grâce à Aurélie un objet sur lequel je craque complètement : l’avale-soucis de Schimdt Spiele. C’est une peluche dont la bouche est dotée d’une fermeture. L’enfant peut écrire ou dessiner son problème, son chagrin ou sa peur et le chasser en glissant le papier dans la bouche du personnage.

SEPP

FLINT

L’avale soucis a reçu en France l’étoile du jouet 2013 et le Label approuvé par les familles. Il connaît déjà un vif succès en Europe et, recommandé par les psychologues et instituteurs, il est utilisé dans de nombreuses école en Allemagne.

J’aime tout d’abord l’idée de formuler ce qui ne va pas, de le poser sur papier (bizarre venant de moi ?!) et de le faire manger par la peluche.

Son prix de vente conseillé est de 25 euros, certes c’est un peu élevé pour une peluche mais je pense que l’enfant peut le conserver pas mal d’années et s’en servir à chaque étape difficile.

D.

Un risotto à quatre mains

Hier soir, nous étions en mode no kid et nous en avons profité pour faire un truc qu’on adorait faire dans notre vie “d’avant” : cuisiner ensemble.

J’ai reçu en provenance directe de Rungis de beaux poireaux, je n’ai pas pu résister à l’envie de faire un bon risotto crémeux et c’était l’occasion de tester le nouveau coeur de bouillon Maggi. Pauvre en matières grasses, c’est un bouillon en capsule qui fond au coeur des plats avec la juste dose de sel. On peut l’utiliser en fin de cuisson ou directement sur les pâtes ou riz égouttés. Hé oui, contrairement au bouillon en tablette, il ne s’utilise pas dans l’eau de cuisson ou en mijotage.

Je vous avoue que j’étais sceptique quant à la cuisson de mon risotto car d’ordinaire, je mets une tablette de bouillon dans l’eau de cuisson alors que là, j’ai simplement mis… de l’eau chaude. Et une fois mon riz cuit, j’ai ajouté le coeur de bouillon. C’est bluffant, cela permet de bien parfumer le plat en “touche finale”.

Pour relever notre risotto, nous avons ajouté des petites tranches de chorizo :

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Un plat simple mais qui se révèle surprenant avec ce mélange des saveurs.

Recette :

*émincer deux poireaux et les faire revenir dans l’huile d’olive

*ajouter la moitié deux verres de risotto et le mélanger jusqu’à ce que les grains deviennent translucides

*couvrir d’eau (sans rien d’autre !), attendre l’absorption complète en tournant pour ne pas que ça accroche et recommencer jusqu’à la cuisson complète

*avant de servir, ajouter le coeur de bouillon et tourner rapidement pour le mélanger uniformément :

                             photo 1 photo 2

*couper le chorizo en fines tranches et le disposer sur le riz

Si vous essayez, donnez-moi votre avis 🙂

D.

PS : vous trouverez les bouillons dans tous les rayons des grandes et moyennes surfaces, à 1,79 € (4 capsules) ou 1,99 € (6 capsules) avec les recettes inchangées : volaille, boeuf & légumes, poule & légumes, jus de rôti, ail-persil, légumes méditerranéens, légumes et en exclusivité, volaille dégraisse et boeuf dégraissé.

La date en commun

deuil-perinatal

C’est bizarre la vie, ça vous permet de rencontrer du monde, de tisser des liens avec les personnes que vous croisez et derrière leur apparence joyeuse, vous ne soupçonnez pas ce qu’ils ont traversé. Parfois vous partagez des centres d’intérêt, des passions et puis il arrive que vous partagiez bien plus, bien pire que ça, sans le vouloir.

Quand elle m’a demandé l’âge de ma fill, j’ai répondu qu’elle venait d’avoir trois ans et qu’elle était du 1er avril. J’ai bien vu que son sourire s’est crispé mais je n’ai pas compris. D’ordinaire, on me répond “haha, quel poisson d’avril” ou un truc dans le genre. Mais cette fois-là, l’ambiance s’est refroidie pour quelques secondes, avant de rebondir sur autre chose.

Et puis au détour d’une conversation banale sur des livres, elle m’a raconté.

Aujourd’hui, c’est la journée du deuil périnatal. Alors je pense fort à ce petit ange, qui regarde ses parents de là haut. Et je me dis que décidément, c’est bizarre la vie : elle et moi, on a une date en commun, mais on s’en passerait bien. Pour moi, c’est la plus belle de ma vie, mais pour elle c’est la plus triste.

D.

Let’s color by Anne Faugère

Il y a une chose que j’adore tout particulièrement dans un look : le vernis à ongles. Chaque semaine, c’est mon petit rituel : une manucure maison et le choix d’une couleur en fonction de la saison.

En ce moment, je suis dans le rouge, un peu comme les feuilles qui devraient tomber d’ici quelques jours. J’ai découvert une marque très sympa, que je vous présente avec plaisir : Anne Faugère, dont les vernis sont fabriqués en Italie.

La dernière collection Let’s Color regorge de jolies couleurs, j’ai envie de toutes les essayer ! Le petit format du flacon me plait car je reproche souvent aux grands contenants d’être gâchés beaucoup plus vite (le vernis devient pâteux à la longue et difficilement applicable si le flacon est ouvert depuis trop longtemps) :

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Voici le vernis rouge chic :

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Et le millésime :

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Rien à signaler concernant la tenue, j’ai bricolé à la maison et il sont plutôt résistants !

Je les trouve brillants, même sans appliquer de top coat. Et sachez que les couleurs Rouge Chic et Macaron ont obtenu le prix Victoires de la Beauté 2014/2015.

Vous trouverez ces petits vernis jolis en Grande distribution, au tarif d’1,99 euros les 5 mL (de quoi se faire plaisir avec plusieurs couleurs).

C’était le mardi beauté pour Une parisienne à Vincennes

D.

 

Celle qui était toujours (trop) à l’heure

Cela vient sûrement de ma maman, ultra ponctuelle ou des anecdotes causées par l’éternel manque de ponctualité de mon papa, mais je suis (en général) toujours à l’heure.

Que ce soit pour aller au bureau, chez le docteur, chez des potes, je ne supporte pas d’être en retard, limite ça me fout en colère intérieurement.

Pas plus tard qu’hier matin, je devais aller récupérer Miss G. à 11h30. Après avoir effectué toutes les tâches de ma to-do list non je ne suis pas une obsessionnelle de l’organisation, j’ai guetté l’horloge : 10h58, parfait pour partir puisque j’ai quelques courses à faire au marché et à la boulangerie. Mais dans ma cervelle de moineau, je n’ai toujours pas intégré que j’habite maintenant dans un village, où tout se fait en 2 minutes.

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J’ai donc passé 10 bonnes minutes à poireauter dans ma bagnole en me disant que j’aurais pu partir à 11h10. Mais si pour une raison où une autre, j’avais mis du temps à acheter le jambon / le pain ou à me garer, j’aurais pu être en retard pour l’école. La miss aurait cru que je l’avais oubliée, ils l’auraient envoyée à la cantoche et paf elle se serait payé des névroses plus tard avec sa mère qui l’oublie le mercredi matin.

Et là, je me suis dit qu’être trop ponctuel, c’est un peu galère quand même. Je ne vous parle même pas des cas où votre rendez-vous est en retard, là c’est l’apothéose du poireautage pour rien. Et encore pire : quand vous savez que vous allez attendre, mais que vous êtes quand même à l’heure (oui parfois je suis con-con).

Même si j’essaie d’être à la bourre, je n’y arrive pas ! On dirait que Giminy criquet me murmure à l’oreille “tic tac !”.

Mais on ne se refait pas (ça se saurait). C’est grave ?

D.

Les petites écuries à Paris

Avant d’être maman, j’allais régulièrement avec la tatie de Miss G tester des restaurants que nous ne connaissions pas à Paris.

Aujourd’hui, on continue mais nous sommes donc accompagnées de ma fille. Certes, à 3 ans et demi elle peut manger à table sans problème mais c’est toujours agréable de déjeuner dans un endroit où on ne vous regarde pas de travers quand vous arrivez avec un mamrot.

Nous avons choisi de manger ce WE aux Petites écuries car la carte nous plaisait bien (on souhaitais manger un burger et des frites) et surtout car le cadre était très agréable :

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Dès notre arrivée, nous avons été hyper bien accueillies, en particulier la miss. Le serveur était aux petits soins pour sa jeune cliente.

Parlons peu, parlons bien, les burgers : excellents. Le pain est croustillant dehors, moelleux dedans. Assaisonnement parfait, les frites maison se mangent très bien 🙂

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Un tour aux toilettes m’a confortée dans l’idée que c’est un endroit à conseiller : c’est très propre et spacieux. Du coup, je regrette qu’il n’y ait pas de coin bébé au sous sol (il y aurait largement la place) pour changer les couches, tellement on se sent bien en famille dans ce resto.

A refaire, cette fois-ci avec mon mec qui semble convaincu !

D.

Adresse : 40 rue des petites écuries 75010 Paris
 

 

L’atelier des jolies plumes #3

 Jaclyn Sollars

Jaclyn Sollars

Ça y est, je suis devant le portail de la maison. Un, deux, trois. Allez, je compte jusque 15 et j’y vais. Mais je suis bloquée sur mon siège, tétanisée à l’idée qu’il sera peut être de mauvaise humeur.

Les beaux jours arrivent, je peux de moins en moins camoufler les marques qu’il me laisse et je dois ruser pour trouver des excuses quand on me demande ce qu’il m’est arrivé. Et les bleus à l’âme, je n’en parle même pas. Je suis sur un fil, comme un funambule. Un seul mouvement non contrôlé et je m’effondre.

Quatre, cinq, six. Si seulement j’arrivais à partir, à tourner la clé dans le contact de ma belle voiture et l’envoyer se faire foutre. Mais quelle vie offrirais-je alors à mon fils ? Et quel genre de mère je peux être à me poser ce genre de questions, alors qu’il souffre tellement de notre quotidien ?

Les travaux de la piscine vont bientôt commencer. Dans quelques mois, nous serons la parfaite incarnation de la réussite matérielle, il ne nous manquera qu’un gentil chien pour parfaire le portrait.

Aller, tourne cette saleté de clé et tire toi ! Je vais partir loin, changer de couleur de cheveux, de nom, dire à mon fils que je suis désolée et on recommencera tout comme avant. Comme avant qu’on s’installe ici. On vivra au bord de la mer, loin de tout ce qui nous détruit.

15. J’ouvre la porte. Et je me promets que demain, je compterai jusqu’à 20. Ou jusqu’à ce que j’ai la force de ne pas rentrer.

D.

Ce billet est écrit dans le cadre de l’atelier des jolies plumes, avec pour thème ce mois-ci :

“Parfois notre vie ne correspond plus à ce que l’on espère. C’est souvent dans ces moments que naît l’envie d’ailleurs. Mais vers quel ailleurs se rêve votre personnage et… franchira-t-il le pas ?”.