Est ce que ça dure toujours ? 

Copyright Sam Edwards

Je ne sais pas si vous savez, mais cet été nous fêterons nos 13 ans. Je n’ai pas vu toutes ces années passer, pour moi ça fait moins de 5 ans, en plus on est de jeunes parents. Impossible !

Et pourtant si. Souvent (toujours ?), quand j’annonce cela, on me regarde avec de grands yeux et on m’a déjà demandé si je n’avais pas peur de me lasser. Pas une seule fois je ne me suis ennuyée. Je lisais hier dans Flow “et si on restait ensemble ?”, article qui donne des conseils pour s’accrocher et se battre quand ça ne va pas plutôt que de lâcher l’affaire. Je ne sais pas ce qui marche chez les autres, je suis d’ailleurs de très mauvais conseils dans les histoires d’amour des copines. Mais je sais ce qui marche chez nous : le respect, la liberté laissée à chacun d’entreprendre ce qu’il veut et la franchise. Alors parfois ça pique mais au moins, on sait ce que l’autre pense. Ça remet les idées en place quand on part en live. Ça permet d’écrire un roman même si on sait très bien que ça ne remboursera pas la maison. Ça laisse respirer grâce à un WE entre potes décidé à la dernière minute. On n’oublie pas que nous ne sommes pas que des parents et on passe des moments rien qu’à nous.

Récemment, j’avais rendez vous avec Lui. Je le cherchais dans une allée pleine de monde et tout à coup, je l’ai vu. Je ne saurais expliquer cette sensation, mais mon cœur a fait boum. Plus rien n’existait, Il était là c’était l’essentiel. Je me suis même demandé si ça durerait toujours, ces petits papillons dans le ventre. J’ai envie de dire oui.

Que vous soyez en couple depuis votre adolescence, depuis 1 an ou plus, ou moins… Si vous le sentez, croyez-y. Combien de fois ai-je entendu les camarades de lycée dire “on ne donne pas cher de ton histoire”, combien de fois on m’a dit “mais amuse toi !”. J’ai trouvé celui qui me va. On s’est trouvés. Et je garde en tête que tout peut s’arrêter un jour. C’est peut être pour ça que je sais à quel point c’est précieux.

C’était mon mardi tout doux pour Maman at home.

D.

PS : Flow est vraiment une petite merveille, lisez-le !

Chéri, on va chez Nanashi ?

C’est ce que je lui ai proposé hier en arrivant sur Paris : nous devions nous rendre tous les trois au Grand Rex pour l’avant première de Cendrillon (je vous en parle vite) et après une soirée de folie, nous nous sommes levés tard et n’avons pas pris le temps de déjeuner en récupérant la miss.

Nanashi est la cantine japonaise d’après les sites fooding et mes collègues m’ont fait découvrir cette adresse puisque nous travaillons en face. J’y vais régulièrement pour le take away.

Première impression sur le cadre : il l’a trouvé étonnant ; on dirait une cantine, à l’étranger. Rien à voir avec les décor des brasseries ou cafés traditionnels, on voyage en entrant chez Nanashi et les suspensions lanternes multicolores nous ont séduit. Déco épurée, petit bouquet de fleurs sur la table, au départ il s’est dit “c’est sympa, mais j’espère surtout que c’est bon”.

Et en voyant arriver son bento poulet, j’ai vu qu’il a eu peur de ne pas être rassasié. Il s’est régalé, a trouvé les saveurs étonnantes. Le poulet était moelleux, la sauce relevait le plat sans piquer pour autant. Les produits sont frais, j’ai pris un chirashi saumon, rien à redire. C’est sain et bon ! Nous avons suffisamment mangé, et n’avons même pas pris de dessert. En revanche, je peux vous en parler car nous en prenons souvent avec les filles au bureau pour faire nos cafés gourmands. Je ne saurai que trop vous conseiller le carrot cake, le baked cheese cake aux fruits rouges et en ce moment, le chou à la crème. Je me souviens avoir apprécié le cake polenta à la poire aussi (oui, on est très gourmandes au travail).

Nanashi

Bento poulet

Nanashi

Chirashi saumon

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Bento végétarien

Nanashi

Chou à la crème / baked cheese cake

Autre point sympathique : l’espèce jeux pour les enfants. Nanashi est un endroit kid friendly, il y a suffisamment de place pour les installer, on vous trouve de quoi ranger la poussette si besoin.

Si vous aimez les people, il n’est pas rare d’en croiser (Cécile Cassel, Max Boublil, Nicolas Bedos).

Seul bémol : si le bento en take away set à 10 euros, il passé à 14 euros en salle. Mais malgré cela, c’est un endroit où nous retournerons en couple ou en famille avec plaisir. Même Miss G nous a dit “qu’est ce qu’on est bien ici !” D.

Adresse : 31, rue de Paradis 75010 Paris

Ma semaine en images

Je crois que ce fut une des plus belles semaines de ce début d’année !

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Ceci n’est pas une limace mais une sfogliatella, pâtisserie italienne à base de pâte feuilletée et ici, fourrée au nutella.

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Faire des tresses pour ne pas ressembler à un des Jackson Five le lendemain

 

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Mettre des étoiles dans les yeux de la Miss, en allant voir la Belle et la Bête sur Paris, puis rencontrer les personnages. Elle a bien sur choisi un maquillage de la Reine des neiges. Ce fut l’occasion de revoir, comme toujours avec plaisir, Mme Mousticks et Céline (merci #disneysocialclub)

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Sont pas choupis ces oeufs de Pâques ?

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Vivre à la campagne, c’est faire des rencontres insolites !

Et donc, au delà du très bon après midi de mercredi, j’ai reçu un courrier dans ma BAL qui m’a mise en joie, au départ :

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Je dis “au départ”, car il s’agit d’un contrat à compte d’auteur, donc les frais de PAO sont à ma charge et j’en viens à me demander s’ils ont réellement aimé mon texte ou si cette proposition, c’est juste pour faire du chiffre. Néanmoins, je vous raconte tout ici mais je vous annonce que je me suis lancée et que mon (court) roman est disponible en auto-édition sur amazon par . J’en ai vendu 4 (dont 1 au States, thank you Isa), je pense démissionner demain ^^.

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Mon petit roman

Enfin, j’ai parlé du temps qui passe et des projets à concrétiser pour ne pas avoir de regrets, cet article vous a plu apparemment !

C’était mon récap pour Manue et Virginie B

Je vous embrasse, et vous souhaite une belle semaine.

D.

Un truc à vous dire 

Copyright Martin Lyle

DR Martin Lyle

Je pensais que seules les copines de la vraie vie me lisaient ici. Et puis parfois, je reçois des messages de personnes que je n’ai jamais vu mais qui me lisent. Alors je me dois de vous dire un truc à vous toutes : je l’ai fait. J’ai écrit une histoire. J’en ai bavé à force de douter, de me demander si je n’étais pas folle dans me lancer là dedans. Il y a eu des moments où je me suis demandé si ce n’était pas prétentieux d’avoir cette ambition, pour qui je me prenais après tout ?

Mais j’ai tenu bon, grâce à toutes les paroles bienveillantes de celles et ceux qui savaient et qui ont supporté mes dizaines de demande d’avis, de relecture et de conseils. Ce n’est pas de la grande littérature, juste une histoire d’amour, de désamour.

Et j’ai fait un truc encore plus fou : je l’ai envoyé à des éditeurs. Je me disais que ça ne marcherait pas. Sauf que cette semaine, dans ma BAL (en vrai dans les mains du facteur à qui j’ai presque arraché l’enveloppe), il y avait un contrat. Truc de dingue ! Passée l’émotion, j’ai bien tout relu et il s’agit en fait d’une édition en compte d’auteur, donc à financer par moi même et ce n’est pas possible. Je vais décliner cette proposition et continuer à essayer, d’autant plus que je ne sais toujours pas si je dois le prendre comme un truc positif ou si c’est une arnaque.

Néanmoins, comme je ne suis pas un exemple de patience, si vous souhaitez découvrir cette histoire, elle est ici.

J’ai le trac que personne ne veuille la lire ou bien qu’elle ne plaise pas à ceux qui voudront essayer. C’est comme si je devais plonger devant vous toutes, sachant que je ne sais pas plonger. Ou que j’allais à l’école en pyjama. Ou que je me retrouvais à poil devant tout le monde (en plus malgré les relectures par plusieurs bonnes âmes j’ai sûrement laissé quelques fautes). Mais il faut bien se lancer et je pourrai dire à Miss G que je l’ai fait quand elle sera grande. Qu’il faut croire en ce qu’on veut faire plutôt que crier sur tous les toits qu’on a envie de faire des choses, sans aller au bout.

Merci à toutes les petites fées qui ont été là, je voulais vous citer une par une ici mais je suis superstitieuse. Ce sera peut être pour la version papier (attendez, je suis à fond, je me laisse le droit de rêver encore un peu).

Je vous embrasse !

D.

Apprivoiser le temps et avancer

J’avais dit que je n’achèterais pas Flow car son prix me semblait exagéré et son contenu me laissait dubitative. Mais dimanche, j’étais de mauvaise humeur et en le voyant à la caisse du supermarché de Pampa sur Marne, je me suis dit qu’il me ferait peut être du bien. Presque 7 balles le remède, mais toujours moins cher qu’une paire de chaussures ou qu’une séance chez Franck Provost. 

Et le premier article a résonné en moi, comme si quelqu’un avait enfin mis des mots sur ce que je veux dire quand je parle de cette angoisse du temps qui passe :



C’est exactement cela. J’en parlais avec ma collègue qui ouvrait de grands yeux, se disant que j’avais un grain peut être. C’est ça qui m’effraie. Ces occasions qui s’éloignent avec les années qui défilent, les regrets qui s’amoncèlent. Je me disais encore il y a 5 ans que j’avais le temps. Bien sur à 29 je l’ai encore mais il va falloir prioriser. Mettre l’accent sur ce que je veux faire dans les prochains mois avant de dire dans 20 ans “maintenant c’est trop tard”. Et comme je ne pourrai pas tout faire, je me promets de ne pas lâcher prise et de remettre à plus tard ce qui sera faisable mme plus âgée. Par exemple, apprendre la guitare, puisque je ne rêve pas de devenir rock star : ça peut attendre. 

Mais les choses qui me font vibrer (écrire ici ou plus secrètement pour un jour vous raconter des histoires), c’est pour maintenant. C’est marrant car en écrivant ces lignes, j’entends “Au bout de mes rêves”, la lecture aléatoire peut être farceuse. 

La vie est éphémère, autant kiffer à fond. On s’emmerde avec des futilités, posons-nous pour savoir ce qu’on veut pour jalonner notre parcours : musique ? Cuisine ? Voyage ? Bien sur parfois c’est impossible. Moi mon rêve, c’est de publier un bouquin, autant dire une chance sur 100000. Mais j’essaie. Au moins j’aurais fait All In pour cette manche. Et puis c’est mon envie de l’instant T, peut être que dans 5 ans ce sera d’être prof d’anglais.

Et vous, c’est quoi vos rêves ? Qu’est ce qui vous fait vibrer ?

D.