Parce qu’il y aura des erreurs

  
Ça m’est venu hier en travaillant, j’ai entendu Tracy Chapman à la radio. Pour celles qui nous suivent depuis le début ou qui nous connaissent IRL, The Promise a marqué les premiers mois de Miss G et j’ai souvent répété que j’adorerais la voir sur scène avec ma fille.

Tout ça m’est donc revenu à l’esprit et je me suis demandé si à ce moment là, Miss G aurait envie de partager cela avec moi. Qui sait où nous en serons quand elle sera plus grande, en âge d’aller à un concert par exemple ?  

Est ce qu’on se souviendra de tout ce qu’on fait ensemble actuellement, de ses petits bras autour de mon cou pour se dire bonne nuit, de ses caresses sur ma joue ?

Est ce qu’on se souviendra de ces soirées entières que je lui raconte souvent, où je passais mon temps à écouter et chanter cette chanson, tant est si bien que je ne peux pas l’écouter aujourd’hui sans noyer mes yeux ? 

De ses cris dans le jardins quand je la pousse plus fort à la balançoire ou de sa fierté quand elle me montre qu’elle court pour se suspendre à la corde comme Tarzan ?

Peut être que non. Parce que forcément, je ferai des erreurs de parents, forcément je dirai des choses qui nous feront oublier ces beaux moments et si ça se trouve elle me trouvera “trop nulle” comme mère. Elle ne me croira peut être plus quand je lui dirai tous les mots d’amour qu’elle prononce. Mais même s’il y aura ces erreurs inévitables et constructives, j’espère au fond de moi qu’elle ne m’en voudra pas. 

Vous me prenez peut être pour une folle à présent, mais j’avais envie d’en parler avec vous.

D.

PS : les jolis hasards de la vie comme j’aime, en relevant la tête j’aperçois une petite fille avec l’une des toutes premières peluches de Miss G (qui trône encore sur son lit).

Mon coiffeur à Paris, c’est Kapili

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Mes cheveux et moi, c’est une longue histoire. Vous le savez, je suis passée par les très court (jsuis pas une bombe latiiiine), le très long (Miss G m’identifiait à Pocahontas) et j’ai souvent besoin de varier. Alors quand le changement de coupe est arrivé dans ma petite tête, il me fallait trouver LA personne qui allait me couper un carré plongeant sans me faire ressembler à un épouvantail. J’ai les cheveux très épais et loin d’être raides, autant dire que la coupe devait être impeccable pour que je puisse me recoiffer seule et faire mon brushing sans  y passer des heures.

Chaque matin je passais devant Kapili et l’ayant vu en travaux, j’avais envie de découvrir ce salon car la déco m’avait attirée (du bois, de la pierre, du beau). Quelques clics avant de pousser la porte, j’apprends que la gérante a plutôt bonne presse et une solide expérience alors je me décide à prendre rdv.

L’accueil très sympathique, la jeune femme est très bien coiffée (oui je préfère confier mes tifs à quelqu’un qui y porte la même attention que moi) et je comprends tout de suite qu’ils ont l’habitude des clientes relous comme moi.

Le jour J, panique totale : ce n’est pas elle qui va s’occuper de moi mais un jeune homme. Il me pose pas mal de questions, cherche ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas et me conseille sur ce qui conviendrait au mieux. J’ose lui poser toutes mes questions, je lui explique que je veux pouvoir les attacher et éviter une coupe trop stricte. Il m’explique que tout se jouera avec le mouvement. Je ferme les yeux et me laisse aller en écoutant la playlist originale et bien loin des radios standards.

45 minutes plus tard, je ressors ravie. Mes cheveux semblent bien moins épais, j’ai exactement la coupe que j’avais en tête pour un tarif correct sur Paris (55 euros shampoing-coupe-brushing sur une base mi longue).

Le vrai verdict a eu lieu à la maison, quelques jours plus tard au moment de me relaver la tête. Aucun problème pour me coiffer seule. On dirait que j’ai perdu la moitié de la masse qui rendait mes coupes lourdes et me faisait gonfler les cheveux même après une bonne heure de domptage.J’ai d’ailleurs profité de cette nouvelle coupe pour m’offrir le steampod, je vous en reparle très vite, c’est le meilleur investissement de mon année (en 25 minutes c’est plié et je n’y retouche plus pendant trois jours).

C’était mon mardi beauté pour une Parisienne à Vincennes.

D.

Kapili, 13 rue de Paradis, 75010 Paris

Faire la belle en été #giveaway

Dans quelques jours, nous serons en été et les vacances approchent à grands pas. Mais avant ça, on peut faire illusion et se donner bonne mine avec une poudre bronzante, non ?

Je vous présente la poudre Let’s color by Anne Faugère pour avoir bonne mine :

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Elle existe en deux teintes (capuccino et caramel) et est au prix de vente conseillé de 6,55 euros.

Depuis l’année dernière, je mets parfois du rouge à lèvres, même si je dois avouer avoir du mal à ne pas me sentir déguisée. J’ai glissé dans mon sac un stylo RAL KissMania, pour ne plus avoir d’excuses et colorer mes lèvres plus souvent. Avec sa formule testée sous contrôle dermatologique, les lèvres sont soignées et apaisées.

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J’aime bien ces couleurs chaleureuses et j’ai eu un gros coup de coeur pour le rouge passion (pvc : 5,55 euros).

Et enfin, mes chouchous ! Vous le savez maintenant, j’adore les vernis à ongles 🙂

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J’adore leur petit format qui leur donne un tarif accessible (1,99 euros) et permet de changer souvent de couleur de vernis (vous aimez assortir vos ongles à vos sandales, non ?)

Anne Faugère vous offre 3 rouges Kiss Mania. Pour participer, il vous suffit de poster un commentaire en m’indiquant quel produit de beauté vous aimez utiliser l’été.

Les partages sont les bienvenus et les 3 gagnantes (qui recevront chacune 1 Kiss Mania) seront tirées au sort via random.

Le giveaway est réservé à la France métropolitaine et se termine le 28 juin 2015 à 23h59.

Bonne chance !

D.

*tous les produits sont disponibles en grandes et moyennes surfaces

EDIT : random a tiré au sort Olivia Philippe, Elodie Boutiler et Patoche félicitations et merci à toutes pour vos participations !

Mauvaise mère 

  Je pensais être folle de me dire ça alors je l’ai gardé pour moi. Et en discutant avec une pote, j’ai appris que ce sentiment était partagé par d’autres mamans.

À la rentrée de Miss G, je m’en suis particulièrement voulu d’être une maman active, qui ne serait jamais aux sorties de 15h45, ni à celles de 16h30. J’ai compté qu’elle allait rester avec des inconnus, dans un cadre nouveau de 08h30 à 18h. J’ai réalisé qu’elle allait vivre une vie que moi je n’ai pas eu car j’ai eu la chance d’avoir ma maman pour moi. Je n’ai jamais mis un pied à la cantine ni à la garderie.

Ce n’est pas simple de se projeter ainsi quand on n’est pas la maman qu’on a eue. 

Un jour, j’ai craqué quand on m’a dit “ha oui quand même, ça lui fait de sacrées longues journées”. J’ai pleuré en répondant que je n’avais pas encore trouvé la solution pour payer la maison et le quotidien sans bosser. Que c’était un choix, mon choix, de travailler et que même si c’était très difficile à ce moment précis, je savais que ça s’arrangerait. 

J’ai jalousé la maman qui est là chaque midi et à chaque sortie avec le goûter. J’ai ravalé mes larmes les matins où elle m’a confié ne pas vouloir aller à la garderie ou au centre. Je suis partie de la maison dégoûtée après l’avoir préparée pour le carnaval sans pouvoir la voir arriver dans sa classe avec tous les autres déguisés. 

J’étais la mauvaise mère, celle qui remplit des tableaux au lieu d’être avec la chair de sa chair. 

Et comme toujours, après la tempête, relativiser sur le fait qu’elle est récupérée par sa Mamy tous les lundis à l’heure des papas et mamans (même qu’elle trouve ça “trop chouette”), que je suis là les mercredis et surtout, qu’ainsi va la vie. J’ai participé à sa première scolaire, comme quoi l’un n’empêche pas l’autre mais que voulez-vous, j’ai une fâcheuse tendance à me mettre la rate au court-bouillon.

Alors je voulais juste vous dire, te dire si tu me lis et que tu te reconnais, qu’on fait de notre mieux. Qu’on n’est pas meilleure ou mauvaise mère parce qu’on ne peut pas faire comme on aimerait pour nos petits. Et que l’essentiel est peut être de leur donner le meilleur de notre temps quand on les récupère.

C’était le dernier mardi tout doux de l’année pour Maman at home, je vous souhaite de profiter de vos petits autant que vous le pourrez pendant les vacances.

D. 

Gossip, je vais vomir et je reviens

Leonardo Patrizi

Leonardo Patrizi

Je m’étais dit que je n’en parlerais pas. En parler, c’est promouvoir en quelques sortes. Mais ça m’agace tellement que je ne peux pas me taire.

Il était une jeune femme pleine de bons sentiments qui avait décidé de lancer une application basée sur la bienveillance et le partage : Gossip. Ça veut dire ragots, ça rappelle bien évidemment la fameuse série Gossip Girl. Ça glamourise une tendance à gerber, avec un joli masque sur un fond rose (c’est bien connu, les nanas sont des commères de première).

Grâce à Gossip, n’importe qui peut, de manière totalement anonyme, balancer des rumeurs sur ses camarades et envoyer l’info sur tous les smartphones de son bahut oui je dit encore bahut.

Ça me file la gerbe. Ça me rappelle que j’étais ado au début des portables et que je me serais passée de certaines mésaventures. Mais s’il y avait eu cette appli à l’époque ?

Pour moi cela peut tomber dans l’acharnement, le harcèlement des plus faibles. D’autant plus que c’est sous couvert d’anonymat : tellement plus simple d’en mettre plein la tronche à quelqu’un sans être démasqué.

Pire que les mots qui circulent en classe pour colporter des rumeurs souvent infondées ou les tables en bois gravées avec des insultes : ça arrive direct sur le téléphone, prolongement de l’anatomie de tous les jeunes (et moins jeunes) et à n’importe quelle heure. Plus moyen d’être tranquille même en rentrant chez soi, les pies s’en donneront à cœur joie de n’importe où et n’importe quand.

Mais je suis bête, ce n’est pas l’application qui est néfaste, c’est l’utilisation qu’on en fait. Bon sang mais c’est bien sur ! C’est vrai qu’on vit au pays de Candy. C’est vrai que personne n’aime faire sa commère. Et il est évident que les jeunes sont tous super gentils entre eux. Vraiment, la créatrice a raison d’être choquée devant la tournure des événements, comment prévoir les débordements en lançant une telle chose sur le marché, qui plus est en reprenant le nom d’une série emblématique ?

Je me demande ce qu’il va falloir attendre pour retirer une telle atrocité, même si bien sûr, cela n’empêchera pas les méchancetés. Mais ça leur donnerait moins de moyens pour se répandre.

Et vous, que pensez vous de cette appli ?

D.

Holiday Box

Nous avons reçu récemment une box un peu spéciale à la maison :

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Je vous passe les “c’est quoiiiii Maman ?? J’veux voir, mais fais voir, c’est pour moi ?”. Suspens…

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Il s’agit de l’holiday box d’Hydraline, qui contient des produits d’hygiène intime et des petits goodies girly comme un joli bracelet et un sachet de tatouages Dcer (que je me suis fait chiper en trois secondes par Miss G.). Hydraline, c’est une fille qui sort, qui bouge, qui a ses petits tracas, comme vous et moi.

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Détail du contenu, qui nous accompagnera pour les vacances d’été :

  • 1 Hydralin Quotidien 100ml

  • 1 Hydralin Gyn 100ml

  • 1 BD Hydraline

  • 1 Bikini Kit

  • 1 Beach Bag

  • 1 bracelet Constance L

  • 1 huile body repair Elemental Herbology

  • 1 Tatouage DCER

Jusqu’au 31 juillet, vous pouvez aussi la recevoir chez vous en participant sur le tumblr d’Hydraline et son blog et surtout, il y a un WE spa en jeu ! Alors on clique et on tente sa chance les filles !

D.

Le déclic

Copyright Brett Danielsen

Copyright Brett Danielsen

Cela fait plusieurs fois que ce mot revient dans les conversations avec les copines. Le déclic, cet élément déclencheur qui te pousse à changer de vie, de job, de logement, de région.

Une amie m’a parlé de son projet de quitter Paris l’année prochaine, elle qui y est née et y vit depuis toujours. C’est dans les tuyaux, c’est mûr dans leurs têtes. Alors que jamais je ne l’aurais imaginée vivre ailleurs.

Une autre m’a expliqué ne pas avoir eu le déclic pour partir ailleurs que sa ville natale mais se demande si ça ne viendra pas après avoir fondé une famille.

Alors, qu’est ce qui fait tilt à un moment donné ?

Je ne suis pas parisienne, je suis une banlieusarde du département réputé ultra sensible (mais je parle à l’endroit et je ne frappe pas les gens) et pourtant je ne voulais pas le quitter il y a encore quelques années. Notre séjour à Bordeaux il y a deux ans m’a ouvert les yeux sur ce que je voulais réellement sans me l’avouer car j’avais la trouille : vivre au vert. Je voulais quitter notre appartement, quitter les rues d’immeubles et de maisons collées les unes aux autres car j’avais le sentiment d’étouffer en rentrant. Nous avons même effleuré l’envie de tout plaquer pour partir en Gironde, mais ce sera peut être pour plus tard. Quand je lui ai expliqué ce besoin d’arbres, de nature autour de moi et surtout d’espace, mon mec m’a demandé si j’étais sérieuse. Car avec le genre de maison que j’avais en vue, ces critères nous menaient en Seine et Marne et non plus dans le 94 comme j’aimais le crier haut et fort (“jamais de la vie tu ne me feras vivre à la campagne, tu m’entends ?”). Je sais aussi que je voulais ce nouveau cadre de vie pour notre fille.

J’ai flippé, vraiment. Deux jours avant de déménager, je me suis dit qu’on n’aurait peut être pas du, qu’on ne verrait plus nos familles ni nos amis. Puis j’ai appris à regarder sur un plan et j’ai réalisé qu’on n’était pas aussi loin que j’imaginais. Bien sur, je ne passe plus “en coup de vent” chez mes parents, mais je les vois bien plus qu’avant. Idem pour nos amis proches. Tout est une question d’organisation et d’envie. Je n’ai jamais refusé une invitation chez des potes sous prétexte que c’était trop loin. Je fais 15 minutes de voiture en plus et je le vis bien.

Alors, de ma petite expérience, je tire une leçon : si vous avez besoin de changer de vie (avec toute la relativité appartenant à chaque situation), faites-le, si vous le pouvez. Ceux qui vous aiment vous soutiendront, vous suivront. Et vous, vous serez exactement là où vous vouliez être. C’est l’essentiel.

Je vous souhaite de réaliser tout ce qui vous tient à coeur et une belle semaine.

D.

Mes vernis à ongles #mardibeauté

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J’ai mes petites manies, ou plutôt mon petit rituel hebdomadaire : le dimanche je m’installe tranquillement pour me limer les ongles, poser dessus une huile spéciale cuticules et les vernir.

Je n’ai pas encore opté pour le vernis semi-permanent, aussi j’apporte une attention particulière à leur tenue. Je vous avais déjà parlé des Anne Faugere qui m’avaient plutôt agréablement surprise, j’aime énormément les Essie (tenue impeccable sur plusieurs jours) mais je suis extrêment déçue par la marque Chanel.

Il fut un jour où mettre 20 balles dans un petit flacon de vernis ne m’a pas effrayée (je suis repentie, c’est fini) mais j’aurais mieux fait de m’abstenir ! Dès le lendemain de la pose, il commence à s’écailler et à ternir. Même si leurs couleurs me plaisent beaucoup, je n’en achèterai plus.

Et vous, avez-vous des marques fétiches ou au contraire, que vous détestez ?

C’était mon premier mardi beauté pour Une Parisienne à Vincennes.

D.

Et alors, on fait quoi ?

Copyright Kolett

Copyright Kolett

Aujourd’hui j’ai appris qu’une petite fille adorable était malmenée par ses camarades.

Forcément, les vieux démons m’ont fait coucou et j’ai ruminé une partie de la soirée. Je sais parfaitement ce qu’elle ressent, je sais qu’elle ne comprend pas pourquoi on lui parle de jalousie quand toute une classe essaie de lui faire croire qu’elle est nulle.

Je sais tout ça. Mais je sais aussi que c’est bien de cela qu’il s’agit. Trop jolie, trop appliquée, trop proche de ses parents, trop de formes, trop mince, trop grande, de trop beaux cheveux, trop sportive, trop douée en musique, trop bien habillée, trop de la chance de ne jamais aller à la cantine ou à la garderie… Il y en a, des raisons de foutre la rage aux autres et de leur donner envie de faire du mal. Même moi, à presque 30 ans, je sens l’envie me titiller quand d’autres atteignent des sommets que je peine à gravir. Mais mes parents m’ont tellement répété que la jalousie ne servait à rien, sauf à faire du mal, que je ne peux pas l’oublier.

L’école est la répétition générale du grand show, de la vraie vie. Quand je vois ce qu’il se passe en maternelle, je flippe. J’ai tellement peur pour Miss G. Tellement peur qu’un jour, à force d’être trop perfectionniste, on veuille la faire douter d’elle même. Qu’elle ne me croit pas quand je tenterai de la rassurer en lui répétant que ce n’est pas elle, le problème.

Mais en même temps, j’ai peur qu’elle soit comme ces enfants là. Comme ceux qui m’ont fait des bleus  l’âme et qui asticotent la fille de ma copine. Comment réagir quand son enfant prend plaisir à blesser son camarade ? Comment lui donner les clés pour accepter de parler de ce qui le blesse, plutôt que de tenter d’abaisser les autres pour se sentir plus fort ? Je n’ai pas la prétention d’assurer que ma fille ne sera jamais dans ce camp là, alors on fait quoi, dans ces moments là ?

Je m’en remets à vous : si vous avez vécu une de ces situations, comment avez-vous réagi ?

D.