Une sombre histoire de Pinterest

Je ne sais pas vous, mais j’adore traîner sur Pinterest, surtout pour découvrir des DIY. Je m’extasie, j’ouvre de grands yeux et j’épingle compulsivement en imaginant ce que ma création pourrait donner. J’ai refilé le virus à Miss G qui me dit parfois “ok, on fait un activité ensemble mais on cherche l’idée sur ton téléphone ?”. Au départ, ça m’amusait de chercher des idées avec elle… Mais la demoiselle met souvent la barre haute et la dernière fois, elle a voulu qu’on se lance dans la réalisation d’un théâtre pour ses figurines Sylvanians et ses Playmobil.

Bon, je suis bonne joueuse, je vous montre ce qu’on avait en tête :

marionnetpapergiftcarton-121Crédit photos : Maman Ours

Vu comme ça, j’étais confiante… on allait faire un truc tout aussi choupi, qu’on exposerait fièrement sur son bureau. Sauf que la réalité est parfois bien limitée par les capacités manuelles qu’on a, ou qu’on n’a pas, justement. Et puis, on n’avait pas la bonne peinture ce jour là. Alors on a collé des morceaux de papier qui dormaient dans un hors série de Flow (que je me demande encore pourquoi je l’ai acheté).

Et voici ce qu’on a réussi à sortir, avec un carton de dragées, des chutes de tissus et un pic à brochette :

img_7113

C’est moche, non ? Mais vous n’imaginez pas à quel point elle est fière de son petit théâtre maison et le temps qu’elle peut passer à faire des mises en scène avec. Et ça, ça vaut toutes les épingles de Pinterest.

(je vous laisse, je vais trouver de nouvelles idées de bricolage histoire de perdre un peu de temps et de patience ce WE).

D.

Poup’ké, mon coup de coeur bijoux (bon plan dedans)

Le net permet de faire de belles rencontres (si, si). Une blogueuse que j’aime beaucoup m’a envoyé une invitation pour une vente privée de bijoux il y a quelques mois, en me disant : “ce n’est pas loin de chez toi, si tu veux y aller…”. Elle ne croyait pas si bien dire ! La créatrice de la marque Poup’ké habite…. dans ma rue ! Incroyable, j’ai probablement croisé Ysabelle des dizaines de fois depuis le temps que j’habite ici mais il aura fallu ma copine virtuelle/réelle pour faire sa connaissance.

Et puis vous le savez, je suis fan des bracelets grigri et j’adore ce bracelet de grossesse, avec l’arbre de vie :

CÉLIA bracelet de grossesse

Ysabelle a aussi créé une bague particulièrement originale, la Love / Hate :

LOVEHateBague BagueLoveHATE

Je pense craquer pour la bague 1+1=3 :

56-173-large-1

Aujourd’hui, nous vous proposons de bénéficier de 30% de remise sur le site, pour toute commande passée (hors personnalisation) jusqu’au 16/10/13 avec le code OUIMERCI

Ca vous tente ?

D.

Les conseils avisés d’une jeune mariée

Quel titre présomptueux ! Je vois autour de moi et sur la toile des mariages se préparer et comme je viens de passer par là, j’ai eu envie de partager avec vous des conseils sur cette formidable et stressante période des préparatifs.

*ne pas se mettre la pression : en bloggueuse légèrement accro à Pinterest et aux blogs spécialisés mariage avant la demande, je vous avoue d’emblée avoir rapidement lâché l’affaire lorsque je me suis lancée dans le vif du sujet. Tout d’abord çar la plupart des idées que je trouvais venaient des USA (on ne se refait pas) et qu’on ne trouve pas forcément les mêmes éléments de déco ici. Ensuite, parce que les photos sélectionnées pour figurer sur les sites sont toujours parfaites, ce qui semble logique mais ne reflètent pas forcément la réalité. Ce sont souvent des shootings pro, donc les moyens ne sont pas les mêmes. Personnellement, j’ai choisi une décoration assez épurée en appliquant le principe du “less is more” et j’ai aimé le résultat. Je me suis servie d’internet pour les associations de couleurs et le style des centres de table. Et je me suis répétée dès que je doutais, que personne ne serait là pour noter mon mariage (oui, je regarde 4 mariages pour 1 lune de miel… ça laisse des séquelles).

*s’écouter : personne ne nous as enquiquiné pour nos choix, nous avons eu carte blanche de la part de nos familles. Nous leur avons demandé des conseils mais avons tranché en fonction de ce que nous voulions. Oui, il est important de faire plaisir à ceux qu’on aime, mais encore plus d’organiser une journée à l’image des mariés. Vous seul(e) savez ce que vous voulez pour ce jour si particulier, et il ne faut pas avoir de regrets.

*ne pas se précipiter pour le choix de sa tenue : hum. Je vous ai déjà dit que j’avais eu deux robes ?! Je vous laisse faire les déductions sur ce point.

*oser la fantaisie : je connais Monica grâce à mon blog et il était évident pour moi qu’il fallait qu’on travaille ensemble. Elle a réalisé notre portrait, nous en sommes ultra fans et je vous recommande vivement d’aller voir son travail. Coup de coeur garanti !

*flairer les bons plans sur le net : j’ai passé des heures sur Le Bon Coin pour trouver mes centres de tables, sur Amazon pour la déco et j’ai échelonné mes achats en profitant parfois des soldes magasins. C’est sur LBC que j’ai trouvé un plan de dingue pour les robes de mariées chez une vendeuse professionnelle adorable (si vous êtes intéressées, envoyez-moi un mail et je vous le transmettrai).

*faire jouer son réseau : autour de vous, il y a forcément des gens qui connaissent un pote qui connaît un DJ / un photographe / une maquilleuse / une coiffeuse / une baby-sitter. Tout d’abord, le bouche à oreille est généralement une bonne garantie et vous pourrez (peut être) bénéficier de tarifs préférentiels.

*mettre la main à la pâte : j’avais repéré sur Etsy de jolis coussins d’alliances, à faire venir d’Australie ou des Etats Unis. Impossible de trouver un marchand en France, donc je l’ai fabriqué moi-même. Pour mon plan de table, j’ai acheté un très grand cadre dans un bazar et je l’ai bombé dans la couleur de mon thème.

*ne pas avoir peur de passer pour une casse-couilles-pieds : je n’ai pas organisé le mariage du siècle, nous n’étions pas hyper nombreux mais j’ai souhaité gérer tous les détails à fond. Ce qui a impliqué des dizaines d’échanges de mails avec les différents prestataires. Gardez en tête que ce ne sera qu’une fois, donc s’il vous tient à coeur d’avoir une certaine pose pour vos photos, ou de danser sur une musique en particulier, c’est LE moment. Et ça ne s’improvise pas. Donc on liste, on envoie ses envies, on revient parfois dessus, on check la semaine d’avant avec les personnes concernées que tout est bien calé et ça devrait aller.

*organiser sa séance photos : j’ai dressé une liste des photos à faire avec les invités et ma témoin s’est chargée d’appeler les invités au fur et à mesure. Et j’avais envoyé au photographe une sélection de photos qui me plaisaient pour qu’on essaie de faire le même genre. Ce n’était pas du copié/collé mais l’esprit y était. Je ne voulais surtout pas regarder mes photos en me disant “ce n’est pas du tout ce que je voulais”.

*telecharger une appli de partage de photos : vous donnez un lien et un code d’accès à vos invités qui peuvent télécharger les photos qu’ils ont prises. Super pratique, tout le monde a joué le jeu et nous avons tout récupéré super rapidement. Ça évite les mails hyper lourds à télécharger et ça permet à tous les convives de voir les photos dans l’album. J’ai choisi l’application Wedshoots, elle est gratuite et très intuitive. 
*embaucher une vidéaste : c’est LE conseil sur lequel je finirai. Pourtant, mon mec n’en voyait pas trop l’intérêt mais avec ma bridesmaid, on a réussi à le convaincre. Grâce à la vidéo, on revit vraiment cette journée et on entend / voit des choses à côté desquelles on est passé. J’ai rencontré Emmanuelle cet été et elle a été complètement à mon écoute. Nous avons commencé par regarder ensemble des montages que j’avais sélectionnés car ils ne me plaisaient pas (et à elle non plus d’ailleurs, ça tombait bien) puis nous avons visionné ce que j’aimais, et elle m’a montré son travail. Nous avons pas mal discuté, ce qui lui a permis de bien cerner nos envies pour ce film. Et le résultat est juste WAOU. Emmanuelle a su rester discrète, d’ailleurs les invités ne savaient même pas qu’ils étaient filmés et sont restés agréablement surpris en voyant les images. Je vous invite à la contacter, vous aurez un souvenir impérissable pour un budget ultra raisonnable (06 11 63 02 55 / emma.videaste@gmail.com).

En espérant que ces petits tips vous seront utiles, bonne soirée et belle semaine !

D.

 

Les surprises du post partum

A ce stade, tu penses que le pire est presque passé ? Attends, tu n'as rien vu !

A ce stade, tu penses que le pire est presque passé ? Attends, tu n’as rien vu !

Après la naissance de Miss G, j’avais publié un article intitulé “Les joies du post partum” (ici) et je pensais savoir à quoi m’attendre après ma deuxième grossesse.

Il faut croire que le corps est plein de vices surprises, car j’ai eu la chance de tester pour vous :

*la rétention d’eau après l’accouchement. Pour Miss G, j’avais des pieds d’éléphant vers 8 mois de grossesse mais pour Baby O, j’avais de jolis chevilles. Pas peu fière, je me suis dit que je m’en étais bien sortie, peut être parce que j’avais pris moins de poids. Mais, le lendemain de sa naissance, j’ai ressenti ces petits picotements dans les pieds et cette envie soudaine de me gratter. Bingo, mes pieds avaient doublé de volume. Il parait que c’est à cause de la station allongée prolongée. Pour que ça passe, on nous conseille de surélever le pied du lit, de porter des bas de contention…. Personnellement, ce qui a marché c’est : le temps !

*les tranchées : j’ai passé la phase contractions en jurant comme un charretier, je pensais que le pire était derrière moi en quittant la salle de naissance. Sauf qu’il paraît qu’à partir de la deuxième grossesse, un phénomène fort désagréable se fait connaître : les tranchées. Rien que le nom me fait flipper. En gros, ce sont les viscères qui reprennent leurs tailles et place. Et ça tue. Je me revois m’arrêter en pleine conversation avec ma mère, fermer les yeux et lui dire dans un murmure suppliant “donne moi les calmants que je n’ai pas voulu prendre”. La sage femme m’avait prévenue, elle avait raison.

*les sueurs froides : celles-là, je les avais connues après Miss G mais je les avais oubliées. Une nuit, j’ai tenté de me lever pour nourrir Baby O et j’ai eu la sensation de plonger dans un bain d’eau gelée. Sauf que j’étais en sueurs, et que je grelottais, sanglotais même. On m’a dit que c’est à cause des hormones qui font les montagnes russes ces garces.

*la montée de lait, même quand on n’a pas prévu d’allaiter : dans la famille jaidelachance, j’ai le rôle principal. Le médicament n’ayant pas fait effet, j’ai pu tester différentes méthodes pour calmer le jeu. Et fort heureusement, ça a marché ! (le billet est ici)

*le baby blues & le syndrome du ventre vide : je vous invite à lire les précédents billets et je vous promets qu’un jour, ça va mieux :

J’ai le blues, baby

Et puis un jour, ça va mieux

Mais sinon… il y a des moments de bonheur aussi, promis !

D.

Et moi, je fais quoi dans tout ça ?

Récemment, j’ai reçu un appel de ma mère : on venait d’entendre aux informations que les couches Pampers contenaient des substances cancérigènes… Pourtant je leur fais confiance moi, il y a trente ans j’avais les fesses dedans, et Miss G les a eu aussi. On m’aurait menti pendant tout ce temps ? Je n’ai pas du tout envie de me mettre aux couches lavables, j’ai un stock de Pampers de folie avec mon mec qui a trouvé une super promo (limite je pourrai faire un troisième), je les brûle ?

La semaine dernière, j’ai vu passer un article au sujet de Peppa Pig : on dit à Harvard que ce dessin animé rendrait les enfants débiles*. Mince, mes filles adorent. Oui, même Baby O qui a moins de trois ans mais je l’assume, je n’interdis pas la télé à mon bébé. J’ai bien essayé de lui bander les yeux mais elle ne se laisse pas faire**. Et puis moi, j’ai regardé la télé très jeune, surtout des Disney avec plein d’images subliminales obscènes et je n’ai pas fini en légume ou en courge peut être.

Une autre fois, on m’a raconté qu’il y avait des morceaux de verre dans les petits pots Blédina. Pas de bol, c’est ceux que je prends ! Comme je suis une mauvaise mère, je ne fais pas du 100% fait maison et je risque de tuer mon bébé. Je comprends bien qu’on doit nous informer, c’est évident mais pourquoi créer la panique ? C’est comme avec l’histoire de l’allaitement et des biberons de lait en poudre. Crucifiez-moi, je n’ai pas voulu allaiter mes filles, je les ai empoisonnées.

J’oubliais, laisser son bébé pleurer risque de lui laisser des séquelles au cerveau. Baby O a parfois besoin de pleurer avant de dormir, comme pour se décharger de la journée. Et la garder dans les bras l’énerve souvent plus qu’autre chose. Il m’est arrivé plusieurs fois de la bercer pendants des heures, sans parvenir à la calmer et finir par la poser pour la voir s’endormir en moins de 5 minutes.

Alors qu’est ce que je fais, moi, avec toutes ces informations ? Est ce que je ne peux pas tout simplement faire comme je le sens ? Est ce que je peux ouvrir mon fil d’actualité sans me remettre 10 fois par heure en question sur ma façon de faire en tant que mère ?

Et chez vous, ça se passe comment ? Version parfaite ou version vraie vie ?

D.

*donc il y a vraiment des mecs à Harvard qui ont bossé sur Peppa Pig. Voilà.

**c’est de l’humour, hein.