Tout est parti de Linkedin

Embed from Getty Images

Il y a quelques de nombreuses années, j’ai créé un compte sur la plateforme Linkedin. Sans doute avais-je encore de l’ambition concernant mon parcours professionnel… Toujours est-il que je ne l’ai jamais réellement alimenté mais pas non plus supprimé. Alors très régulièrement, je reçois des notifications concernant les évolutions de mes contacts.

Et j’ai tilté sur un truc : durant toutes mes études, j’ai eu envie de croire au principe dont nous parlait les profs, surtout les profs d’anglais qui nous demandaient “how to strike the balance between professional and personal life ?” (comment concilier sa vie pro & perso). Perso, les mecs, je suis incapable de me lancer dans un projet professionnel qui m’obligerait à mettre de côté ma vie de famille. In-ca-pable. Alors que pendants des années, je me suis projetée en tant que directrice communication (hahaha) ou directrice des achats.

Je remarque que 98% de mes contacts féminins qui ont un job à responsabilités n’ont pas d’enfants (les 2% restant, je vous admire, sincèrement).

A quel moment expliquera-t-on aux étudiantes qu’elles ne pourront pas tout avoir, même si elles en sont persuadées ? Qu’il faudra faire des choix de vie et de carrière, car on vit dans un monde où les femmes devront sans cesse se justifier sur les horaires “adaptés” à leurs vies de famille. Comment ai-je pu m’imaginer continuer à me déplacer à l’autre du bout du monde en étant maman ? Il me serait impossible aujourd’hui de partir 3 semaines en laissant ma famille. Il y a des mamans qui y arrivent et je les respecte. Moi, je ne saurai pas faire. Ca me prend aux tripes, c’est comme ça. Peut être qu’un jour je regretterai certaines opportunités ratées et on verra à ce moment là.

Je me souviens d’un recruteur qui m’avait parlé d’une de ses amies pluri-diplomée qui avait tout plaqué pour élever ses enfants.  Est ce que cette nana avait envisagé ce choix durant ses très longues études ? Avait-elle fait tout ça, pour ça ?

Je n’en sais rien. Mais je vois autour de moi des mamans qui se battent pour préserver leur jour de télétravail sans entendre le fameux “oui mais toi, tu es privilégiée, tu peux bosser de chez toi”. Ceux qui prononcent ce genre de phrases ont-ils déjà tenté de travailler avec des enfants ? Je ne le pense pas. Bosser de chez soi ne veut pas dire fait des puzzles entre deux dossiers (et j’y reviendrai, j’ai plein de trucs à dire sur le sujet).

Fort heureusement, il y a des structures dans lesquelles ça se passe bien. Personnellement, j’ai la chance d’avoir un patron humain et même après 5 ans, il oublie parfois que je ne suis pas au bureau les mercredis. Sans m’en faire le reproche. Je peux travailler de chez moi quand mes filles sont malades. C’est une chance inestimable. Mais pourquoi est-ce si rare ?

Je me rends compte que ce billet est un peu décousu, pourtant quand j’y ai pensé ce matin il semblait clair. Mais le mercredi, c’est sportif, également pour les neurones.

Mais dîtes-moi, arrivez-vous à mener de front vos vies pro et perso ?

D.

Une maman différente

Si vous avez l’habitude de nous suivre ici (dites Oui…), vous aurez remarqué que je suis de moins en moins présente. Je n’ai plus le temps (parce que je prends le temps pour la vraie vie, justement), ni l’énergie mais passer sur des blogs sympa me donne envie de revenir…

Miss G vient d’avoir 6 ans. Je suis capable de lui raconter le détail de nos premiers jours ensemble comme si c’était encore tout frais. Je n’en reviens pas de la voir si grande et si belle. Depuis 6 ans (seulement ? déjà ?) elle m’apprend le rôle le plus important de ma vie : celui de maman. Et je suis obligée de constater que je suis une maman différente avec Baby O.

Je suis une maman moins bavarde avec mon bébé, je lui raconte moins de choses. Je ne lui lis pas d’histoires, de toutes façons elle ne s’y intéresse pas (elle a plus envie de tout envoyer valser, c’est une petit bulldozer). En revanche, je lui chante des chansons. Je tente de ne pas reproduire les mêmes mauvaises bonnes intentions qu’avec sa grande sœur (vous voyez le concept ? en faire trop, lui dire trop de choses qui risqueraient d’alimenter ses peurs de petite fille).

Je suis beaucoup moins “sur” Baby O, je la laisse expérimenter ses bêtises, sans pour autant risquer de l’envoyer aux urgences, et je me rends compte que j’ai peut être trop protégé ma grande.

Est-ce qu’on fait tous ça avec nos aînés ?

Baby O mange déjà les mêmes gâteaux que nous, des chips, des bretzels (et son père frôle l’arrêt cardiaque à chaque fois). J’angoisse moins quand je vois qu’elle a du mal à me voir partir le matin, alors que j’en avais le bide retourné pour Miss G. Est-ce que ça l’aidera à se forger pour plus tard ? Ou bien aura-t-elle le sentiment d’être plus délaissée que son aînée ne l’a été ?

Je ne parlerai plus beaucoup de Miss G ici, elle grandit et n’apprécie pas que nous racontions autour de nous ses petites anecdotes, alors ce n’est pas pour en parler sur la toile. J’espère vous retrouver de temps en temps, même si je suis bien moins régulière.

Je vous souhaite une belle journée, ce soir nous découvrons #Disneysurglace au Zénith avec le spectacle de la reine des neiges, j’ai hâte de passer ce moment avec ma grande et je viendrai vous en reparler.

D.