L’expo Lego à l’aquarium de Paris

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Il y a quelques semaines, les filles et moi avons été conviées à l’inauguration de l’exposition Lego à l’aquarium de Paris.

Jusqu’au 6 mai 2018, il est possible de découvrir des fonds marins français et de participer à la résolution d’une énigme. Cette partie de la visite a particulièrement plu à ma grande qui s’est vraiment prise au jeu (je n’avais même pas le droit de lui dire si j’avais trouvé un indice avant elle). Les enfants doivent trouver les indices dans des vitrines Lego disposées à différents endroits. Chaque vitrine, qui représente une scène unique créée pour l’occasion, a nécessité plus de 8 heures de réalisation et pour l’anecdote, il a fallu assembler 1 700 briques pour celle de la grotte sous-marine ! Elles sont assez incroyables, surtout quand on connait ma patience pour jouer aux Lego…

Baby O quant à elle a apprécié s’approcher de l’aquarium “ouvert” (le bassin des cartes Koï) mais je vous avouerais que nous n’y sommes pas restées longtemps. Je connais ma deuxième et j’ai préféré éviter le désastre.

Nous avons passé un agréable moment et ce fut l’occasion de saluer la Tour Eiffel !

Ma charge mentale, à moi

La semaine dernière, j’ai découvert entre deux sessions de rangement / aspirateur du mercredi la nouvelle (ou pas) émission de Daphné Burki. Il y était question de la charge mentale essentiellement vécue par les femmes et une chroniqueuse a posé cette question :

“est-ce que certaines femmes ne s’imposent pas cette charge mentale ? ”

Rangez les tomates, les pierres et les cailloux. Je ne vais parler que de mon expérience, puisqu’il s’agit de mon blog et que je ne sais pas ce qu’il se passe quand vous fermez vos portes.

Pour ma part, les tâches sont réparties dans la maison. Mon mari cuisine, repasse, range, étend / décroche le linge. Ca ne veut pas dire que je suis Angela Bower : ça veut juste dire qu’on se file un coup de main pour que les choses se fassent.

Mais pendant un moment, je me suis enfermée dans le “je veux tout faire”. La Bree Van de Kamp avait pris le dessus, il fallait que je contrôle tout, que je me lance à corps perdu (et à en perdre la tête) dans l’intendance, la gestion de l’administratif, la logistique avec les gosses. Dans quel espoir ? Décrocher la timbale de la nana qui peut tout faire ?

J’ai commencé à lâcher prise après avoir entendu mon mec dire à plusieurs reprises : “mais pourquoi tu ne me demandes pas de le faire ?”

Les raisons n’étaient finalement pas si nombreuses mais évidentes : parce qu’en le faisant moi-même, c’est fait à ma façon et ça va plus vite. Mais il m’a fallu reconnaître que parfois, ce n’était pas bien fait. Donc ça m’énervait. Donc je gonflait tout le monde et moi la première.

Alors pour en revenir à cette émission, j’avais envie de répondre OUI à la chroniqueuse : certaines femmes, moi par exemple, s’imposent cette charge. Car la société nous impose implicitement qu’il faut être tout le temps au taquet pour les enfants, au bureau, avec autrui. On est des femmes, on sait faire ça. On sait énumérer une liste de courses tandis qu’on écoute la poésie à apprendre pour demain. On sait penser au goûter d’anniversaire de l’école pendant qu’on remplit des tableaux xcel au travail. Alors on devrait savoir prendre son téléphone pour envoyer un “j’ai besoin que achètes les paquets de bonbons / le pain / les couches”.

On devrait pouvoir demander de l’aide sans se sentir faible.

Au contraire, reconnaître ses limites est une grand force, non ?