Le rééquilibrage alimentaire et le sport, le bilan 2 ans après

C’est (presque) pas moi !

Vous avez peut être déjà lu ce billet :

Parce que c’était moi

J’y parlais de moi enfant : plutôt ronde bouboule, parfois appelée “grosse vache” par les silhouettes frêles de ma classe. Je n’étais pas obèse, j’avais un certain embonpoint que j’avais du mal à assumer mais c’était comme cela. Et je ne faisais jamais de sport.

Les années passant, j’ai toujours gardé ce côté potelé, j’ai même entendu une fois “dodue” (et on s’étonne que ça ne me fasse pas plaisir #peredodu). Mais je me souviens avoir eu en tête “quand j’aurais eu mes enfants, je me mettrai au sport pour de bon”. Avec le recul je ne m’explique pas cette logique implacable et je me demande encore pourquoi j’avais décidé d’attendre, mais nous dirons que tout est une question de moment et surtout de déclic.

Toujours est-il qu’un jour, j’ai eu mon deuxième enfant ma tornade et que j’étais en pleins préparatifs de mon mariage. J’avais réellement envie de me sentir bien le jour J, d’aimer me regarder sur les photos sans avoir de regrets.

Je me souviens d’une photo prise il y a une bonne dizaine d’années, devant laquelle j’avais failli me mettre à chialer : je m’étais détestée ! Mais qui d’autre à part moi pouvait lancer le changement ?

Le bon moment arriva juste après ma reprise du travail (hyper pratique niveau emploi du temps pour caser les séances de sport, n’est ce pas ?) : je ne supportais plus cette petite bouée qui passait par dessus mon pantalon. Je n’avais jamais eu le corps que je voulais, je lorgnais sur les avant / après des fit girls sur IG et un jour je me suis dit : “si elles y sont arrivé, je peux le faire”. Je voulais aussi montrer à mes enfants que lorsqu’un souhaite quelque chose, il suffit de s’y mettre.

Et je me suis lancée.

Le rééquilibrage alimentaire.

Premier point, la bouffe : je n’ai quasi rien supprimé, j’ai juste changé la façon de manger ce que j’aime. Je mange des féculents le matin (près d’une demi baguette de pain avec beurre et confiture), le midi mais pas le soir (sauf le pain). Le midi, je mange des pâtes, du riz, des pommes de terre, de la viande, et un dessert. En revanche le soir, je privilégie les légumes et les fruits. C’est mon métabolisme, chacun est différent, mais j’ai remarqué que je gonfle de suite si mange des féculents au dîner.

Je ne grignote plus (ou hyper occasionnellement) et j’ai considérablement diminué le sucre (et cela a fait du bien à mes problèmes dentaires).

Je n’ai jamais faim en journée et avant de craquer pour un extra j’essaie de me demande si j’en ai réellement envie. Si ça vaut le coup de ruiner ma séance de sport ou si ça peut attendre.

Le sport, mon nouvel ami.

Plus jeune, je me moquais des nanas qui faisaient du sport, je les associais à la prof d’EPS dans Scary Movie. Et rapidement j’ai compris que sans me bouger, je n’arriverais pas à avoir la silhouette dont j’avais envie. Au départ, j’en ai bavé ! J’ai commencé avec le Top body challenge de Sonia Tlev et je me souviens ne pas avoir réussi à faire tous les exercices de la première séance. Et petit à petit, j’y ai pris goût, j’ai vu les résultats et j’ai progressé.

A la fin des 12 semaines, j’ai continué avec des séances de cardio à la maison (j’ai la chance d’avoir un tapis de course et un rameur) associées à des cours de renforcement musculaire (merci Youtube). Maintenant, je ne peux plus m’en passer. Sissy Mua, Mohamed & Constant de Gym Direct sont mes coachs 🙂

Je considère aujourd’hui que je n’avais aucune excuse auparavant. Mais je me cachais derrière mon petit doigt :

*pas envie de mettre de l’argent dans une salle de sport  : ce n’est pas la peine, on peut sortir courir, mettre des cours sur youtube, s’acheter une corde à sauter, danser à fond dans son salon,…

*pas le temps (alors qu’il fut un temps je n’avais pas d’enfants !) : on a le temps qu’on se donne, n’est-ce pas ?

*pas le besoin (puisque cela induisait de reconnaître que je me sentais pas bien)

*peur que ça ne serve à rien : jamais je n’aurais imaginé, petite, aimer faire du sport et surtout, avoir un silhouette mince. Je m’étais auto persuadée que je serais toujours complexée, que je prendrais tellement de poids pour mes grossesses que j’en baverais…

Cette nouvelle façon de manger et de bouger m’a prouvé qu’on peut atteindre ce qu’on veut. Il faut juste se lancer et s’en donner les moyens. je souhaite encore progresser, muscler mon ventre, et ça me prendre le temps qu’il faudra. Je sais que j’y arriverai !

Vous avez en vous le pouvoir de changer ce qui vous déplait, vous pouvez être ce que vous voulez. Personne ne le fera à votre place et c’est tant mieux ! Parce qu’après, on est tellement fier !

Belle journée à vous *-*

P.S : ce billet ne vise pas à prôner la minceur, chacun est libre de se sentir bien dans son corps, peu importe son poids et sa silhouette.

 

Le petit DIY pour la fête des pères

J’avais prévu de rédiger un billet avec une sélection d’idées chopées sur Pinterest et ailleurs pour les DIY de la fête des pères. Parce que même si à la maison, on part du principe que je ne suis pas la mère de l’amoureux (et vice versa) et ne lui offre rien directement, j’aime bien l’idée que nos enfants lui prépare un petit quelque chose.

Les années précédentes j’ai téléchargé des printables et cette année j’ai décidé de créer le mien. Il est tout simple (l’amoureux n’aime pas les chichis) et je tenais à y faire mentionner l’année et la classe de ma grande. En effet, j’ai un petit côté conservateur et j’aime bien garder les petits trésors préparés par nos enfants, ce sera donc sympa de se souvenir de cette année-là.

Je vous ai préparé 3 versions, dans des coloris qui devraient plaire presque à tout le monde :

Le fichier est téléchargeable ici :

Fête des pères 2018 Mes jolies idées

J’espère sincèrement que ça vous plaira, je vous remercie par avance de citer la source si vous partager le fichier et je serais ravie de voir vos créations avec vos enfants.

Très belles soirée !

Leur apprendre à rire sous la pluie

Nous étions invitées cet après midi à une chouette après-midi au zoo de Vincennes et j’avais prévenu ma copine Astrid qu’il allait très probablement pleuvoir des cordes.

Bien évidemment, nous étions bien (trop ?) couvertes et nous avons ri tellement il faisait beau et chaud. Quelle idée de croire la météo ?!

Puis tout à coup, j’ai entendu au loin un bruit qui devient familier ces derniers jours : le tonnerre. J’ai prévenu ma grande qu’il allait falloir courir pour ne pas se prendre une averse sur la tronche.

Bien évidemment bis, il a commencé à pleuvoir dès qu’on a mis un pied hors du zoo. J’ai fait un rapide coucou à mon autre copine Mrs Choco que nous avons croisée en chemin et nous avons continué à courir. Et la pluie à tomber de plus en plus fort.

Toutes les trois, courant comme des folles (pour être exact l’une d’entre nous était dans sa poussette canne) en hurlant de rire.

Et c’est ça que j’ai envie de retenir : on aura peut être bien galéré pour arriver à la voiture, on sera arrivées trempées de la tête au pied mais on aura bien ri.

Et c’est ce que je veux leur transmettre : tout est prétexte à s’amuser et à se créer de beaux souvenirs.

Je vous souhaite une excellente soirée et je prie pour qu’aucune de nous ne soit malade demain !

Disposons-nous réellement de notre corps ?

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La semaine dernière, l’avortement a été légalisé en Irlande et j’ai pu lire un peu partout : « les Irlandaises peuvent enfin disposer de leurs corps ». Depuis, je pense souvent à cette phrase car finalement, pouvons-nous dire que nous disposons réellement de notre corps, même en France où l’avortement n’est plus interdit depuis des décennies ?

Je me suis souvenue de ce billet , dans lequel j’expliquais le comportement plus que désagréable d’une infirmière lors d’un curetage après ma fausse couche. Elle ne savait pas que je n’avais pas décidé de faire partir cet œuf, elle n’imaginait pas ma souffrance de ne pas pouvoir donner suite à cette grossesse et elle m’a simplement parlé ultra sèchement et dit un truc du style :  « allez, ce n’est pas la peine de pleurer, vous avez fait votre choix ».

De quel droit peut-on porter un tel jugement ? Je n’ai jamais eu recours à l’avortement. Pour autant, est-ce que je pourrais supporter d’entendre ce genre de phrase ? N’aurais-je pas le droit de pleurer puisque justement, j’ai pris une décision qui me concerne mais qui m’affecte ? Le corps médical n’est-il pas sensé exercer un service sans porter un jugement et faire son travail sans pour autant culpabiliser ?

Si je dispose de mon corps, la décision me regarde. Si une femme « dans une bonne situation » (je fais exprès de mettre les guillemets), comprenez : en couple, dans une vie confortable, choisit de ne pas donner suite à une grossesse, doit-on forcément se dire « mais pourquoi fait-elle cela ? » Est-ce qu’on est obligées de garder un enfant parce qu’on en a les moyens ? Le droit à l’avortement est pour tout le monde, il me semble. Sauf que, si vous avez un mari et pas de problème d’argent, vous n’avez pas le droit dans l’inconscient collectif d’y recourir. Ou alors, vous n’êtes qu’une sale égoïste. Sauf que, si vous êtes dans une situation « compliquée », on n’est pas forcément de vote côté pour vous aider « dans les délais », des fois que vous changeriez d’avis. Et puis, vous êtes irresponsable et maintenant il vous faut assumer.

C’est un peu hypocrite de dire que les femmes disposent de leurs corps si elles sont continuellement jugées par les hommes et pire, par les femmes. Je ne minimise pas cet acte, mais je ne pense pas qu’une femme soit irresponsable si elle y a recours, quel que soit son contexte personnel, familial, financier, professionnel. Elle a ses raisons. Point. Elle a des solutions, la loi peut l’aider dans cette épreuve, c’est tout.

Peut-être suis-je trop utopiste. Peut-être que ça finira par changer.

Les chanceuses

 

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Copyright Clementine Daily

Je vois fleurir en ce moment sur les réseaux sociaux des publications indiquant qu’il ne reste “que” 5 semaines avant la fin de l’école et que la période des vacances s’annonce difficile.

Je peux le comprendre, je suis moi-même la première à crier haut et fort le mercredi soir : “vivement demain matin, que je retourne au bureau !”.

Pour autant, une petite part de moi a les boules. J’aimerais pouvoir me dire que je n’ai pas à lever mes enfants pour les déposer au centre / chez la nounou et improviser un pic nic ou une grande balade en forêt. J’aimerais pouvoir faire traîner les soirées sans me soucier de l’heure du coucher. Remettre au lendemain les trucs bien relou à faire dans la maison sans me dire que je ça va me mettre en retard sur mon planning de ménage / linge (rangez les cailloux, je me doute qu’en étant au foyer tout n’est pas rose, qu’il y a énormément de choses à gérer et que vous ne faîtes pas de la pâte à sel à longueur de journée).

J’aimerais pouvoir prendre le temps, faire plein d’activités manuelles avec elles. Vous me direz : qu’est ce qui m’en empêche aujourd’hui ? Le manque de temps, mes chèr(e)s ! On dit qu’on a le temps qu’on se donne mais je jure qu’entre le travail, l’intendance, le quotidien, j’ai du mal à caser des instants loisirs. J’y arrive, mais je paierais cher pour en avoir plus.

Souvent quand je ne suis pas avec elles, je regarde leurs vidéos, alors que le soir je souffle une fois qu’elles sont enfin couchées. Est-il nécessaire de rappeler que l’ambivalence maternelle semble me tenir la jambe ?

Chères mamans au foyer, je ne vous jette pas la pierre quand vous vous “plaigniez” de l’échéance des vacances qui approche, je vous admire de tenir ce rôle à temps complet. Et sachez que je vous envie un peu de pouvoir passer autant de temps avec vos petits !