Un petit troisième, pour la route / La pression du troisième enfant

Depuis que Little O a eu deux ans, je n’ai eu de cesse d’entendre la fameuse question-pression : “et alors, le troisième, c’est pour quand ? Vous ne voulez pas essayer d’avoir un garçon ?”

Alors j’avais envie de remettre l’église au milieu du village. Avant de commencer, je tiens à préciser que tout ce qui suivra n’engage que moi, que je ne jette pas la pierre à ceux qui pensent ou font différemment (je les respecte complètement !) et que je suis libre de mes envies.

tenter “le garçon”

Tout d’abord, je ne fais pas d’enfant dans le simple et unique but d’avoir un garçon. Effectivement, j’avais toujours pensé avoir un fils après ma fille aînée, mais visiblement mon instinct s’est un peu foiré sur ce coup là. J’ai eu un peu de mal à admettre que je n’aurais a priori pas de fils, mais je ne me suis jamais dit “j’essaierai encore une fois après, ça marchera peut être”.

Tout recommencer

Ensuite, je n’ai plus envie de revivre avec un nouveau né. Bien évidemment, je les trouve absolument craquants. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai rencontré un petit bout d’homme absolument adorable, j’étais toute fondue. Hier encore, j’ai craqué en découvrant les photos d’une petite princesses toute nouvelle. On m’a dit “ça donne envie, hein ?”. Hum… pour ma part, non. Je n’ai plus envie de vivre les nuits coupées, voire blanches, les réveils à l’aube, les dents, les angoisses du soir, mes angoisses, le baby blues, le flip de la MSN, me demander pourquoi les pleurs, pourquoi les coliques… Pour moi, cette époque est révolue.

passer à autre chose

Bien évidemment, faire mes enfants sera la plus belle expérience de ma vie. Et maintenant, je souhaite aborder de nouveaux projets, notamment professionnels. J’ai toujours fait le choix de privilégier ma vie de famille vs mon évolution professionnelle. Tandis que mes filles grandissent, je peux penser à de nouveaux challenges. Evidemment, il y a des mamans qui réussissent à tout mener de front, qui évoluent dans leurs carrières sans aucun freins. Tant mieux pour elles, je suis admirative ! Mais à mon niveau je n’ai pas su faire.

avoir du temps pour soi / son couple

Quand je vois le casse-tête pour réussir à se dégager quelques jours en amoureux, ou encore quand je me plains de ne pas pouvoir faire plus de choses pour moi, je me dis que deux enfants, c’est bien suffisant pour moi. Encore une fois, j’admire les mamans qui ont plus d’enfants que moi, en travaillant (ou pas d’ailleurs), qui peuvent s’accorder du temps… Pour ma part c’est une grosse organisation, j’y arrive parfois avec du mal, parfois facilement, et je n’ai pas envie de changer ce mode de vie.

Alors voilà, to put it in a nutshell, je voulais juste dire qu’on n’est pas obligés de faire un troisième enfant quand on en a deux du même genre ; que famille nombreuse ne rime pas avec heureuse chez tout le monde et qu’on a le droit de dire qu’on n’en veut plus. Ce n’est pas une honte, c’est un fait.

Comment voyez-vous la chose ?

 

Mais un jour, ce sera rangé

Les contradictions…..

j’ai passé un bon petit moment hier soir à ranger les objets disséminés ça et là par les filles. Avec la satisfaction de me dire en allant me coucher « haaaa, c’est rangé ». 🙏🏻

Tout en oubliant que nous arrivions sur mercredi, où rien de plus n’est spécialement permis mais où elles s’étalent un peu partout. 😱

….

Et voilà ma contradiction : un beau matin, je me dis qu’il faut que tout soit rangé avant de partir • l’après-midi, je me dis qu’il faut lâcher prise, que ce n’est pas si grave si un (deux, trois, douze) objets traînent dans le salon / sur la mezzanine / dans la cuisine • le soir, je lis Marie Kondo comme la Bible et cherche des tips sur Pinterest pour organiser au mieux le rangement. …

Et finalement, dans quelques années, tout sera rangé. Elles seront dans leurs foyers, à râler (ou pas) comme leur mère. Elles ne seront plus là.

Alors bon, cette histoire de rangement, ce n’est finalement pas si grave.

Et chez vous, le rangement ? Militaire ou freestyle ?

Celle qui est passée à côté du film

Vous n’avez sans doute pas échappé à la folie autour du film de Bradley Cooper, A star is born. Grande fan de Lady Gaga, j’avais hâte de découvrir la bande annonce et je me souviens ne pas avoir été particulièrement emballée.

Malgré tout, à la rentrée j’ai écouté la bande originale que j’ai adorée, j’ai lu des critiques unanimes sur la beauté du film et je me suis dit “pourquoi pas”.

Je dois avouer que j’ai été complètement transportée par la prestation de Lady Gaga lors de sa première montée sur scène, et pour la scène finale. Je me souviens des larmes qui coulaient sans pouvoir les retenir, je l’ai trouvée bouleversante.

Mais… malgré les très belles images du film et les belles interprétations des acteurs, je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais espéré. J’ai trouvé qu’il y avait trop de longueurs et que les points majeurs du film n’étaient pas assez approfondis. Je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire, à ce genre de fin et comme je ne suis pas montée dans le train dès le départ, j’avais un goût un peu amer en sortant de la salle.

Oui, j’ai été émue, mais je ne dirais pas que c’est un chef d’oeuvre comme j’ai pu le lire. Je me souviens du même ressenti pour Alabama Monroe… Une histoire poignante mais je ne saurais expliqué pourquoi je n’ai pas réellement aimé.

Et vous, avec quel film avez-vous déjà ressenti ça ?