Ma place sur la photo

Je me suis aperçue ces dernières années d’un phénomène commun à pas mal de mamans. Lorsque je leur propose de les photographier avec leur famille lors d’un évènement un peu spécial, j’entends à chaque fois un grand merci car elles n’ont que peu de photos où elles apparaissent avec leurs enfants. Comme moi, en fait !

Pourtant, durant les premiers mois de vie de mes filles, je les ai mitraillées. Seules, avec leur papa mais aussi avec moi (en mode selfie). Puis, le quotidien a pris le dessus avec la reprise du travail. J’ai continué de les prendre en photo, mais je n’y apparaissais plus.

laisser une trace de nos annees

Quand je regarde, je n’ai pas énormément de beaux clichés de mes enfants et moi. Alors pour remédier à cela, maintenant je demande qu’on nous prenne en photo. Pour Noël, pour nos anniversaires, pour rien parfois. Juste comme ça.

Car finalement, la vie c’est parfois de tous petits rien qui font un grand bien.

Et puis surtout, c’est ce qu’il leur restera quand elles seront grandes et qu’elles auront aussi leurs familles. Nos clichés seront là pour raviver leurs souvenirs.

Comment ça se passe chez vous ? Apparaissez-vous sur les photos ?!

L’envol

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Il y environ un an, j’ai commencé à m’interroger sur ma vie professionnelle. En effet, j’avais choisi mon job peu de temps après la naissance de mon aînée, en sachant que je ferais une croix sur mes aspirations, mais je savais aussi que j’apprendrais de nouvelles choses. Et puis surtout, j’ai pu aménager mes horaires afin de me rendre disponible pour ma famille.

Au départ, j’y trouvais mon compte. Mais un beau jour, je me suis sentie comme piégée. Comme dans les petits casse-têtes dans lesquels on doit faire bouger une petite bille : moi, j’étais cette petite bille grise bloquée de toutes parts. Je ne pouvais pas bouger car ma petite était en nounou et que cette dernière ne travaillait pas le mercredi : difficile de trouver un emploi en télétravail une journée dès le départ. Et puis j’avais mal au coeur de laisser mes collègues. Près de 8 ans à se voir chaque jour, dans une ambiance ultra conviviale, ça créé des liens.

Mais il a fallu se rendre à l’évidence quand j’ai commencé à sombrer. Car la réalité était surtout que j’avais peur. Peur d’assumer de vouloir faire autre chose. Peur de décider de mettre mes filles au centre aéré le mercredi, maintenant qu’elles sont toutes les deux scolarisées. Peur de ne pas savoir travailler ailleurs, de rencontrer de nouvelles personnes, d’apprendre un nouveau travail, de devoir faire mes preuves. Je me suis noyée dans mes peurs et j’ai connu des moments très difficiles.

C’est très facile d’aimer quand tout va bien, mais qu’en est-il quand ça ne va plus à l’intérieur ? J’ai une chance inestimable : celle d’avoir été soutenue par mon amoureux et mes amis, qui sauront se reconnaître. Tant de messages échangés, de conversations à base “et si…”, “oui, mais….”. Ils ont su me rassurer, me donner la confiance que j’avais complètement perdue à force de m’enfermer dans une fonction qui ne m’allait plus.

Bref, après moult questions, je me suis lancée. Et croyez-le ou non, l’univers m’a entendue. Un beau matin, j’ai reçu un message pour un poste qui cochait toutes les cases de ma fiche rêvée. J’ai eu le job. J’ai démissionné. J’ai inscrit les filles au centre. Et maintenant je ne suis plus une maman du mercredi, mais une maman de la sortie d’école le vendredi (je ne saurais dire laquelle de nous trois était la plus ravie à 16h30 ce vendredi).

Je travaille dans un secteur qui m’a toujours attirée, je parle les deux langues que j’adore et qui ces derniers temps ne me servaient qu’à regarder Netflix sans sous-titres. J’ai rencontré une super équipe et j’ai envie de me donner à fond dans ce nouveau challenge. Mais surtout, je me sens bien. J’ai l’impression de m’être envolée, poussée par mes précieux soutiens qui n’ont jamais douté de moi.

Alors ça a été dur, physiquement et moralement. Mais ça en valait la peine.

Je vous souhaite une excellente soirée, je vous remercie pour les chaleureux messages suite à mon annonce sur les RS. You rock !

 

J’aurais aimé qu’on me prévienne

Bien sûr, on m’avait dit que ce ne serait pas simple tous les jours. Mais vous l’aurez peut-être remarqué, la plupart des gens n’entrent pas trop dans les détails quand il s’agit de leur parentalité. Bien souvent, on a l’impression qu’on s’y prend mal et que les autres font mieux.

Mais comme j’ai lu cette semaine, on croit parfois que l’herbe est plus verte ailleurs…. mais ça peut être du gazon synthétique.

Alors j’avais envie de vous faire part de ma vérité, qui sera sans doute différente de la votre, mais qui vous permettra peut-être de comprendre / changer / conserver certaines choses dans votre vision de la vie en famille.

J’aurais réellement aimé qu’on me prévienne que :

*le long tunnel du manque de sommeil aurait une fin et que me morfondre devant l’heure affichée sur le réveil ne ferait qu’accroître ma frustration

*rien ne dure : ni les sales nuits, ni les dents, ni les angoisses formulées par nos enfants. Tout évolue, et si on voit tout ça comme un joli spectacle, ça change la donne

*qu’il ne sert a rien d’angoisser devant leurs angoisses : au contraire, se visualiser comme un oiseau observant la scène et se détacher de l’angoisse permet de mieux rassurer la personne en face de soi (et c’est valable pour les adultes aussi ^^)

*qu’un enfant considéré comme “réservé” est capable de bien des choses, qui cloueraient bien des becs…

*qu’on ne peut rien faire contre le caractère de ses enfants. Mais que l’accepter et l’accompagner peut décanter bien des situations

*qu’on n’a rien raté si notre enfant connaît une difficulté, émotionnelle ou non. Ils ont le droit d’être comme ils sont, il faut leur faire confiance : pourquoi n’arriveraient-ils pas à surmonter leur difficulté ?

*que me considérer comme ma propre meilleure amie me permettrait de me lâcher la grappe et d’être bienveillante avec les autres, pour de bon.

Alors que vous soyez nouveau parent ou que vous ayez de la bouteille, j’espère que ces quelques points vous parleront et je suis curieuse de savoir ce que la parentalité vous appris.

Bonne semaine *-*

Un coup de pot ! (la propreté chez un enfant de deux ans)

Avant l’été, nous avons appris que ce petit Baby O ferait sa rentrée chez les tous petits dès septembre. Elle avait donc à ce moment là deux ans et demi.

Durant l’entretien avec la directrice, il a été entendu “nous ne leur changeons pas les couches, aussi il faudra qu’elle soit propre”.

Nous avions déjà tenté il quelques semaines auparavant de la laisser sans couche, et à chaque fois nous avions eu droit à des hurlements qui laissaient entendre “pipiiiiiiiiii”. #tryagain Ne voulant pas la brusquer, nous avions mis cette étape de côté et lui laissions à disposition son pot dans le salon. La seule attraction qu’elle avait pour lui était de grimper sur son couvercle pour sauter le plus loin possible.

Mais avec la deadline de la rentrée, nous ne pouvions plus reculer. Alors nous avons pris les choses en main. Et aujourd’hui, elle ne porte plus de couches, même la nuit. En quinze jours c’était réglé.

Alors je me suis dit qu’un petit billet avec ce qui a marché pouvait vous être utile. J’ai tapé plusieurs fois “astuces pour rendre bébé propre”, nous ne sommes plus à un billet près sur la blogo, si ?

Nous avons essuyé pas mal de ratés (sans mauvais jeu de mot). Notre premier allié fut Lotus avec sa gamme Lotus baby natural touch et ses couches-culottes. L’avantage c’est qu’elle pouvait les mettre seule et avoir l’impression de faire comme sa sœur en enfilant une culotte.

La composition est safe pour les bébés, vous pouvez même vérifier sur les paquets en magasin. Point non négligeable, elles sont également respectueuses de l’environnement :

Ensuite, j’ai tenté au maximum de ne pas crier / fâcher quand il y avait un raté, mais plutôt de la faire participer avec moi au nettoyage, à mettre le linge dans la machine. Et après, je l’amenais aux toilettes pour lui montrer où ça devait se passer.

Je lui demandais très régulièrement “tu as envie de faire pipi ????”. Évidemment la réponse était toujours “non”!

Alors de temps en temps, je la mettais sur les toilettes quelques minutes, en lui chantant des chansons pour la rassurer. En effet, Je me suis assez vite aperçue qu’elle avait peur de faire sur les toilettes : elle se mettait à pleurer et à paniquer quand elle y arrivait. Les chansons ont super bien fonctionné !Tant et si bien que le jour du spectacle de sa grande sœur il a fallu faire 6 allers retours aux toilettes car elle ne voulait pas faire sur elle.

Bon… je dois aussi avouer qu’elle avait droit à un petit bonbon… je sais, ce n’est pas super, en attendant ça l’a bien motivée. Et on lui avait bien expliqué qu’à la fin du paquet (que nous avons finalement sifflé nous-mêmes), c’était fini.

En résumé : de la patience, de la mise à contribution, de l’encouragement…. et surtout dédramatiser la situation ! Je revois son visage se décomposer quand elle s’est oubliée dans sa chaise haute en plein repas. On lui a fait un gros câlin, on l’a amenée dans les toilettes et le chagrin est parti. Je pense que le fait d’être réconfortée lui a donné confiance pour la suite.

Et chez vous, comment s’est passé l’apprentissage de la propreté ?

Pourquoi est-ce si dur de les voir grandir ?

Crédits : Pamela N. Martin

Il y a quelques mois, j’ai participé à l’émission Grand Bien Vous Fasse sur France Inter, qui m’avait contactée au sujet de mon angoisse du temps qui passe (allô Détresse Amitié ?). Je n’avais pas grand chose à dire ce jour là, car c’était de l’ancienne histoire pour moi.

Je pensais sincèrement m’être soignée et avoir laissé derrière moi cette vilaine période où les larmes montaient à mesure que le calendrier avançait. Et pourtant… Peut être est-ce le fait que Little O vient d’entrer à l’école, ou que ma grande s’émancipe de plus en plus (alors que j’avais tellement attendu ce moment !). Toujours est-il que mon ami le spleen est revenu toquer à ma porte. Oh, j’arrive à le chasser rassurez-vous ! Mais il est assez tenace et vient parfois me murmurer à l’oreille qu’il ne me lâchera pas de si tôt.

Parce que l’évidence, c’est qu’en les voyant grandir, je me vois vieillir aussi. Que la vie passe à une vitesses assez folle passé la vingtaine, surtout quand on commence à travailler. Bien évidemment, je profite de chaque précieux moment, qu’il soit ordinaire ou un peu plus exceptionnel. Mais j’ai souvent l’impression que c’est en sursis.

C’est flippant, non, de se dire qu’on prend de l’âge ? Un peu comme si on avait un gros gâteau devant nous, et que nous en mangions un peu chaque jour.

J’ai du mal à accepter qu’un jour, il ne restera plus qu’une toute petite part.

Et chez vous, comment se gère le temps qui passe ?

Lettre aux parents dont les enfants pleurent pour aller à l’école

J’avais tellement envie de pouvoir écrire ce genre de billet un jour. J’avais aussi tellement peur de crier victoire un peu trop vite et de m’en mordre les doigts. Et finalement, j’ai fait taire cette petite voix qui me disait de rester vigilante et j’ai décidé de sauter le pas.

La rentrée a eu lieu il y a deux semaines, vous avez sans doute vu passer des centaines de photos d’enfants tout sourire avec leur cartable, tenant des affiches montrant en quelle classe ils entrent et ce qu’ils veulent faire plus tard. Vous faites peut être partie des familles chez qui ça ne se passe pas si bien. Vous avez eu la boule au ventre et la gorge serrée en laissant votre enfant en détresse, que ce soit à la maternelle ou en primaire.

J’avais profondément envie de vous dire que ça s’arrangera. Je vous le promets. Je prends un engagement de folie en m’avançant ainsi mais pour être passée par là, je sais de quoi je parle. Et je veux aussi vous dire plein d’autres choses :

Ce n’est pas votre faute.

La parentalité a cette incroyable faculté de nous faire culpabiliser pour tout et rien. Et forcément, quand on n’arrive pas à calmer ou rassurer son enfant, on se dit qu’on est le pire des parents. Donc l’enfant sent notre détresse et stresse encore plus. C’est un peu comme si on flippe de sauter dans l’eau et que la personne à côté de nous semble hyper angoissée pour nous tout en essayant de nous encourager. Est-ce qu’on sauterait ? Moi non. Ils ont le droit d’avoir peur de nous laisser, cela leur appartient. Ils ont les ressources nécessaires pour s’adapter et aller de l’avant. Ils ont besoin de temps. Ils y arriveront ! Pour certains, cela prend plus de temps.

On se fiche de ce que les autres pensent.

Il y a toujours les regards lourds qui scrutent la réaction nos réactions. C’est sur, il est toujours plus facile de déposer son gosse sans cris alors cela peut paraître inconcevable pour certains de voir des situations plus compliquées. Mais bon, gardons en tête qu’aucune famille n’est parfaite et que chaque enfant a ses peurs. Le petit qui pleure le matin et dont les parents semblent juger se réveille peut être toutes les nuits, tape des crises de dingue chez lui ou fait pipi au lit. Nous avons tous notre lot de galères : pleurer à l’école est visible de tous, c’est difficile de devoir exposer ses failles au grand jour mais n’oubliez pas qu’il y a des couacs chez tout le monde !

Dédramatisez !

Ceux qui me connaissent dans la vraie vie vont sûrement sourire car j’ai longtemps été la pro du “oulalala, ça ne va pas bien se passer, c’est l’horreur, etc”. Mais ça, c’était avant. Si l’enfant pleure lundi matin, on peut lui dire qu’il arrivera peut être à ne plus pleurer le mardi. Ou le mercredi. Et qu’il pourra encore essayer jeudi, vendredi, et les autres semaines. On peut lui dire qu’on ne sera pas fâché. Mais qu’on a confiance en lui et qu’il va trouver ses marques.

Montez votre family team.

Parfois nos enfants nous voient comme des sur-hommes et ne s’imaginent pas que nous avons nous aussi nos zones de stress. On peut lui parler de votre dossier compliqué à boucler et lui dire que nous allons mutuellement nous envoyer de la force pendant la journée. La famille est une équipe et chaque membre soutient les autres. Ou encore si le petit dernier pleure, on peut demander à l’aîné de le rassurer un peu en lui expliquant ce qu’il va faire à l’école.

Les petites astuces qui mettent du baume au cœur.

Il y a le fameux petit cœur sur le poignet, inspiré par MarjolieMaman. On peut aussi concocter un petit album photo à glisser dans le cartable, ou donner un objet symbolique à son enfant (un porte-clés, un stylo…). L’idée est de partager un truc avec lui, de lui montrer qu’il n’est pas seul.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails au sujet de mes enfants, cela leur appartient et comme déjà expliqué, je ne veux plus trop parler de notre vie privée par ici. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il ne faut surtout pas désespérer. Lâchez-vous la grappe et montrer-leur que vous croyez en eux. Dites-leur que c’est formidable de grandir (même si cela implique d’accepter de les voir partir un peu et de nous voir vieillir).

Vous êtes leurs meilleurs parents ! Ce n’est pas pour rien que vous avez reçu cette formidable mission que de les élever. Faites-vous confiance également, croyez en vous !

Signé la maman qui dépose enfin ses enfants le cœur léger.

Les défis

 

Ces dernières années, la parentalité est devenue pour moi autre chose que changer les couches, apprendre à marcher. Forcément, avec les années, notre rôle évolue et pour ma part, je le qualifierais de “life coaching” : il faut savoir motiver les troupes, donner confiance, expliquer comment affronter ses peurs… Justement, en parlant de peur, il fallait que je vous raconte quelque chose.

Cet été, j’ai lancé une phrase toute bête : “tiens, ce serait bien qu’on aille tous ensemble faire du vélo à la rentrée !”. Trois secondes plus tard, je me suis souvenue à quel point je criais haut et fort que je n’aime pas le vélo, que je trouve cela dangereux sans pour autant avouer que je doutais de mes capacités à tenir sur un vélo sans me casser une jambe au bout de 10 mètres.

Mais il paraît que “le vélo, ça ne s’oublie pas”, alors je me suis raisonnée et j’ai pris les devant en achetant un siège et un casque pour Little O. Samedi matin, date fatidique : toute la petite famille était prête et intérieurement, je n’en menais pas large. Je l’ai confié à ma grande, qui m’a conseillé de m’entraîner dans le jardin (histoire de ne pas m’afficher devant le voisinage).

La balade s’est super bien passée. Je dirai même mieux : j’ai adoré. C’était super sympa et je suis fière d’avoir surmonter mon appréhension, afin de passer un bon moment en famille. (et je ne me suis pas pris de gadin)

Mais surtout : c’était important pour moi de relever ce mini challenge. Comment motiver mes enfants à oser, à tenter des choses qui leur font peur être envie mais qui leur font un peu peur aussi, si je ne suis pas capable de me lancer moi-même ?

Prochaine étape : plonger et (un jour) sauter en parachute.

Et vous, des (mini) challenges en vue ?

PS à l’attention de mes proches : le saut en parachute n’est pas une piste de cadeau d’anniversaire dissimulée, j’irai quand je serai prête, merci.

 

La fin du mythe de la mère parfaite

Lors des échanges avec les lectrices, en privé ou en commentaires, je reçois beaucoup de messages évoquant cette pression que nous nous mettons / que les autres nous mettent pour être une mère parfaite.

Vous savez, cette pression non dite mais tellement insinuée, tellement sous-entendue qu’on ne peut pas l’ignorer.

Et j’aurais tendance à dire que les blogs n’aident pas trop à laisser cette pression prendre le large. Moi la première, je m’attache à ne partager ici (presque) que les jolis moments. Je ne veux pas exposer ce qui peut m’affecter, surtout par pudeur. Ce n’est même pas de la honte ! Simplement, on ne sait jamais qui peut arriver sur un billet et je garde mon jardin secret.

Cependant, j’ai eu envie ce matin de partager avec vous quelques anecdotes qui cassent le mythe de la mère parfaite :

*mes enfants ont accès aux écrans (même avant leurs 3 ans)

*je dis des gros mots (beaucoup, mais je me soigne)

*je ne repasse pas le linge de mes enfants. Ni le mien (sauf ce qui ressemble à un chiffon sans un coup de fer)

*quand un petit être crie “MAMAAAAAAN” en plein milieu de la nuit, je ne l’entends presque jamais

*je les emmène chez Macdo

*je bénis Netflix dès que j’ai besoin de canaliser leurs énergies

*leurs cheveux ne sont pas démêlés tous les jours

*c’est leur papa qui leur coupe les ongles

*c’est également lui qui cuisine, 90 % du temps (et il le fait bien mieux que moi)

*quelques fois, je peux péter un plomb et me transformer en vrai dragon pour pas grand chose (vous connaissez l’histoire de la goutte d’eau et du vase ?)

*pendant leur absence, je fais le tri dans leurs chambres et je feins l’ignorance quand on me demande si je n’ai pas vu un joujou mystérieusement disparu

La liste n’est pas exhaustive. Je pourrais même vous avouer que je rêve de passer plus de temps avec mes kids pour jouer ensemble, pour faire plus d’activités mais je suis sans cesse rattrapée par le quotidien.

Toujours cette histoire de “strike the balance”….

 

Le rééquilibrage alimentaire et le sport, le bilan 2 ans après

C’est (presque) pas moi !

Vous avez peut être déjà lu ce billet :

Parce que c’était moi

J’y parlais de moi enfant : plutôt ronde bouboule, parfois appelée “grosse vache” par les silhouettes frêles de ma classe. Je n’étais pas obèse, j’avais un certain embonpoint que j’avais du mal à assumer mais c’était comme cela. Et je ne faisais jamais de sport.

Les années passant, j’ai toujours gardé ce côté potelé, j’ai même entendu une fois “dodue” (et on s’étonne que ça ne me fasse pas plaisir #peredodu). Mais je me souviens avoir eu en tête “quand j’aurais eu mes enfants, je me mettrai au sport pour de bon”. Avec le recul je ne m’explique pas cette logique implacable et je me demande encore pourquoi j’avais décidé d’attendre, mais nous dirons que tout est une question de moment et surtout de déclic.

Toujours est-il qu’un jour, j’ai eu mon deuxième enfant ma tornade et que j’étais en pleins préparatifs de mon mariage. J’avais réellement envie de me sentir bien le jour J, d’aimer me regarder sur les photos sans avoir de regrets.

Je me souviens d’une photo prise il y a une bonne dizaine d’années, devant laquelle j’avais failli me mettre à chialer : je m’étais détestée ! Mais qui d’autre à part moi pouvait lancer le changement ?

Le bon moment arriva juste après ma reprise du travail (hyper pratique niveau emploi du temps pour caser les séances de sport, n’est ce pas ?) : je ne supportais plus cette petite bouée qui passait par dessus mon pantalon. Je n’avais jamais eu le corps que je voulais, je lorgnais sur les avant / après des fit girls sur IG et un jour je me suis dit : “si elles y sont arrivé, je peux le faire”. Je voulais aussi montrer à mes enfants que lorsqu’un souhaite quelque chose, il suffit de s’y mettre.

Et je me suis lancée.

Le rééquilibrage alimentaire.

Premier point, la bouffe : je n’ai quasi rien supprimé, j’ai juste changé la façon de manger ce que j’aime. Je mange des féculents le matin (près d’une demi baguette de pain avec beurre et confiture), le midi mais pas le soir (sauf le pain). Le midi, je mange des pâtes, du riz, des pommes de terre, de la viande, et un dessert. En revanche le soir, je privilégie les légumes et les fruits. C’est mon métabolisme, chacun est différent, mais j’ai remarqué que je gonfle de suite si mange des féculents au dîner.

Je ne grignote plus (ou hyper occasionnellement) et j’ai considérablement diminué le sucre (et cela a fait du bien à mes problèmes dentaires).

Je n’ai jamais faim en journée et avant de craquer pour un extra j’essaie de me demande si j’en ai réellement envie. Si ça vaut le coup de ruiner ma séance de sport ou si ça peut attendre.

Le sport, mon nouvel ami.

Plus jeune, je me moquais des nanas qui faisaient du sport, je les associais à la prof d’EPS dans Scary Movie. Et rapidement j’ai compris que sans me bouger, je n’arriverais pas à avoir la silhouette dont j’avais envie. Au départ, j’en ai bavé ! J’ai commencé avec le Top body challenge de Sonia Tlev et je me souviens ne pas avoir réussi à faire tous les exercices de la première séance. Et petit à petit, j’y ai pris goût, j’ai vu les résultats et j’ai progressé.

A la fin des 12 semaines, j’ai continué avec des séances de cardio à la maison (j’ai la chance d’avoir un tapis de course et un rameur) associées à des cours de renforcement musculaire (merci Youtube). Maintenant, je ne peux plus m’en passer. Sissy Mua, Mohamed & Constant de Gym Direct sont mes coachs 🙂

Je considère aujourd’hui que je n’avais aucune excuse auparavant. Mais je me cachais derrière mon petit doigt :

*pas envie de mettre de l’argent dans une salle de sport  : ce n’est pas la peine, on peut sortir courir, mettre des cours sur youtube, s’acheter une corde à sauter, danser à fond dans son salon,…

*pas le temps (alors qu’il fut un temps je n’avais pas d’enfants !) : on a le temps qu’on se donne, n’est-ce pas ?

*pas le besoin (puisque cela induisait de reconnaître que je me sentais pas bien)

*peur que ça ne serve à rien : jamais je n’aurais imaginé, petite, aimer faire du sport et surtout, avoir un silhouette mince. Je m’étais auto persuadée que je serais toujours complexée, que je prendrais tellement de poids pour mes grossesses que j’en baverais…

Cette nouvelle façon de manger et de bouger m’a prouvé qu’on peut atteindre ce qu’on veut. Il faut juste se lancer et s’en donner les moyens. je souhaite encore progresser, muscler mon ventre, et ça me prendre le temps qu’il faudra. Je sais que j’y arriverai !

Vous avez en vous le pouvoir de changer ce qui vous déplait, vous pouvez être ce que vous voulez. Personne ne le fera à votre place et c’est tant mieux ! Parce qu’après, on est tellement fier !

Belle journée à vous *-*

P.S : ce billet ne vise pas à prôner la minceur, chacun est libre de se sentir bien dans son corps, peu importe son poids et sa silhouette.

 

Deux sœurs

madame soeur

Je ne connais pas les liens entre sœurs, moi-même n’ayant qu’un frère. Lui et moi avons tellement d’années d’écart que nous n’avons pas de souvenirs d’enfance en commun (ce qui ne nous empêche pas d’être complices aujourd’hui). Enceinte de mon deuxième enfant, je ne me projetais qu’avec un fils puisque c’était le schéma que je connaissais. Je n’avais aucune idée de ce que pouvait être une relation entre sœurs.

Aussi, je suis toujours attendrie en observant mes filles grandir ensemble et développer une relation bien à elles. Quand l’une pleure, pour quelle que raison que ce soit (bêtise et gronderie, bobo suite à une chute) l’autre accourt pour la consoler.

Quand la petite se voit servir quelque chose, elle demande toujours la même chose pour sa sœur et lui amène fièrement. Le soir elle se font un gros bisou avant de dormir.

Parfois je les regarde en cachette en train de se faire un petit câlin devant la télé. Je sens mon cœur exploser en entendant la grande expliquer à la petite comme dire un mot ou l’aider à accomplir quelque chose.

La crème de la crème étant leurs éclats de rire (qui arrivent souvent pile au moment du coucher).

Bien sûr, il y a aussi les chamailleries qui me font péter un bon câble mais je dirais que c’est normal.

J’espère qu’elle garderont cette précieuse relation au fil des années !

Et chez vous, comment ça se passe ?