Un coup de pot ! (la propreté chez un enfant de deux ans)

Avant l’été, nous avons appris que ce petit Baby O ferait sa rentrée chez les tous petits dès septembre. Elle avait donc à ce moment là deux ans et demi.

Durant l’entretien avec la directrice, il a été entendu “nous ne leur changeons pas les couches, aussi il faudra qu’elle soit propre”.

Nous avions déjà tenté il quelques semaines auparavant de la laisser sans couche, et à chaque fois nous avions eu droit à des hurlements qui laissaient entendre “pipiiiiiiiiii”. #tryagain Ne voulant pas la brusquer, nous avions mis cette étape de côté et lui laissions à disposition son pot dans le salon. La seule attraction qu’elle avait pour lui était de grimper sur son couvercle pour sauter le plus loin possible.

Mais avec la deadline de la rentrée, nous ne pouvions plus reculer. Alors nous avons pris les choses en main. Et aujourd’hui, elle ne porte plus de couches, même la nuit. En quinze jours c’était réglé.

Alors je me suis dit qu’un petit billet avec ce qui a marché pouvait vous être utile. J’ai tapé plusieurs fois “astuces pour rendre bébé propre”, nous ne sommes plus à un billet près sur la blogo, si ?

Nous avons essuyé pas mal de ratés (sans mauvais jeu de mot). Notre premier allié fut Lotus avec sa gamme Lotus baby natural touch et ses couches-culottes. L’avantage c’est qu’elle pouvait les mettre seule et avoir l’impression de faire comme sa sœur en enfilant une culotte.

La composition est safe pour les bébés, vous pouvez même vérifier sur les paquets en magasin. Point non négligeable, elles sont également respectueuses de l’environnement :

Ensuite, j’ai tenté au maximum de ne pas crier / fâcher quand il y avait un raté, mais plutôt de la faire participer avec moi au nettoyage, à mettre le linge dans la machine. Et après, je l’amenais aux toilettes pour lui montrer où ça devait se passer.

Je lui demandais très régulièrement “tu as envie de faire pipi ????”. Évidemment la réponse était toujours “non”!

Alors de temps en temps, je la mettais sur les toilettes quelques minutes, en lui chantant des chansons pour la rassurer. En effet, Je me suis assez vite aperçue qu’elle avait peur de faire sur les toilettes : elle se mettait à pleurer et à paniquer quand elle y arrivait. Les chansons ont super bien fonctionné !Tant et si bien que le jour du spectacle de sa grande sœur il a fallu faire 6 allers retours aux toilettes car elle ne voulait pas faire sur elle.

Bon… je dois aussi avouer qu’elle avait droit à un petit bonbon… je sais, ce n’est pas super, en attendant ça l’a bien motivée. Et on lui avait bien expliqué qu’à la fin du paquet (que nous avons finalement sifflé nous-mêmes), c’était fini.

En résumé : de la patience, de la mise à contribution, de l’encouragement…. et surtout dédramatiser la situation ! Je revois son visage se décomposer quand elle s’est oubliée dans sa chaise haute en plein repas. On lui a fait un gros câlin, on l’a amenée dans les toilettes et le chagrin est parti. Je pense que le fait d’être réconfortée lui a donné confiance pour la suite.

Et chez vous, comment s’est passé l’apprentissage de la propreté ?

Pourquoi est-ce si dur de les voir grandir ?

Crédits : Pamela N. Martin

Il y a quelques mois, j’ai participé à l’émission Grand Bien Vous Fasse sur France Inter, qui m’avait contactée au sujet de mon angoisse du temps qui passe (allô Détresse Amitié ?). Je n’avais pas grand chose à dire ce jour là, car c’était de l’ancienne histoire pour moi.

Je pensais sincèrement m’être soignée et avoir laissé derrière moi cette vilaine période où les larmes montaient à mesure que le calendrier avançait. Et pourtant… Peut être est-ce le fait que Little O vient d’entrer à l’école, ou que ma grande s’émancipe de plus en plus (alors que j’avais tellement attendu ce moment !). Toujours est-il que mon ami le spleen est revenu toquer à ma porte. Oh, j’arrive à le chasser rassurez-vous ! Mais il est assez tenace et vient parfois me murmurer à l’oreille qu’il ne me lâchera pas de si tôt.

Parce que l’évidence, c’est qu’en les voyant grandir, je me vois vieillir aussi. Que la vie passe à une vitesses assez folle passé la vingtaine, surtout quand on commence à travailler. Bien évidemment, je profite de chaque précieux moment, qu’il soit ordinaire ou un peu plus exceptionnel. Mais j’ai souvent l’impression que c’est en sursis.

C’est flippant, non, de se dire qu’on prend de l’âge ? Un peu comme si on avait un gros gâteau devant nous, et que nous en mangions un peu chaque jour.

J’ai du mal à accepter qu’un jour, il ne restera plus qu’une toute petite part.

Et chez vous, comment se gère le temps qui passe ?

Lettre aux parents dont les enfants pleurent pour aller à l’école

J’avais tellement envie de pouvoir écrire ce genre de billet un jour. J’avais aussi tellement peur de crier victoire un peu trop vite et de m’en mordre les doigts. Et finalement, j’ai fait taire cette petite voix qui me disait de rester vigilante et j’ai décidé de sauter le pas.

La rentrée a eu lieu il y a deux semaines, vous avez sans doute vu passer des centaines de photos d’enfants tout sourire avec leur cartable, tenant des affiches montrant en quelle classe ils entrent et ce qu’ils veulent faire plus tard. Vous faites peut être partie des familles chez qui ça ne se passe pas si bien. Vous avez eu la boule au ventre et la gorge serrée en laissant votre enfant en détresse, que ce soit à la maternelle ou en primaire.

J’avais profondément envie de vous dire que ça s’arrangera. Je vous le promets. Je prends un engagement de folie en m’avançant ainsi mais pour être passée par là, je sais de quoi je parle. Et je veux aussi vous dire plein d’autres choses :

Ce n’est pas votre faute.

La parentalité a cette incroyable faculté de nous faire culpabiliser pour tout et rien. Et forcément, quand on n’arrive pas à calmer ou rassurer son enfant, on se dit qu’on est le pire des parents. Donc l’enfant sent notre détresse et stresse encore plus. C’est un peu comme si on flippe de sauter dans l’eau et que la personne à côté de nous semble hyper angoissée pour nous tout en essayant de nous encourager. Est-ce qu’on sauterait ? Moi non. Ils ont le droit d’avoir peur de nous laisser, cela leur appartient. Ils ont les ressources nécessaires pour s’adapter et aller de l’avant. Ils ont besoin de temps. Ils y arriveront ! Pour certains, cela prend plus de temps.

On se fiche de ce que les autres pensent.

Il y a toujours les regards lourds qui scrutent la réaction nos réactions. C’est sur, il est toujours plus facile de déposer son gosse sans cris alors cela peut paraître inconcevable pour certains de voir des situations plus compliquées. Mais bon, gardons en tête qu’aucune famille n’est parfaite et que chaque enfant a ses peurs. Le petit qui pleure le matin et dont les parents semblent juger se réveille peut être toutes les nuits, tape des crises de dingue chez lui ou fait pipi au lit. Nous avons tous notre lot de galères : pleurer à l’école est visible de tous, c’est difficile de devoir exposer ses failles au grand jour mais n’oubliez pas qu’il y a des couacs chez tout le monde !

Dédramatisez !

Ceux qui me connaissent dans la vraie vie vont sûrement sourire car j’ai longtemps été la pro du “oulalala, ça ne va pas bien se passer, c’est l’horreur, etc”. Mais ça, c’était avant. Si l’enfant pleure lundi matin, on peut lui dire qu’il arrivera peut être à ne plus pleurer le mardi. Ou le mercredi. Et qu’il pourra encore essayer jeudi, vendredi, et les autres semaines. On peut lui dire qu’on ne sera pas fâché. Mais qu’on a confiance en lui et qu’il va trouver ses marques.

Montez votre family team.

Parfois nos enfants nous voient comme des sur-hommes et ne s’imaginent pas que nous avons nous aussi nos zones de stress. On peut lui parler de votre dossier compliqué à boucler et lui dire que nous allons mutuellement nous envoyer de la force pendant la journée. La famille est une équipe et chaque membre soutient les autres. Ou encore si le petit dernier pleure, on peut demander à l’aîné de le rassurer un peu en lui expliquant ce qu’il va faire à l’école.

Les petites astuces qui mettent du baume au cœur.

Il y a le fameux petit cœur sur le poignet, inspiré par MarjolieMaman. On peut aussi concocter un petit album photo à glisser dans le cartable, ou donner un objet symbolique à son enfant (un porte-clés, un stylo…). L’idée est de partager un truc avec lui, de lui montrer qu’il n’est pas seul.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails au sujet de mes enfants, cela leur appartient et comme déjà expliqué, je ne veux plus trop parler de notre vie privée par ici. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il ne faut surtout pas désespérer. Lâchez-vous la grappe et montrer-leur que vous croyez en eux. Dites-leur que c’est formidable de grandir (même si cela implique d’accepter de les voir partir un peu et de nous voir vieillir).

Vous êtes leurs meilleurs parents ! Ce n’est pas pour rien que vous avez reçu cette formidable mission que de les élever. Faites-vous confiance également, croyez en vous !

Signé la maman qui dépose enfin ses enfants le cœur léger.

Les défis

 

Ces dernières années, la parentalité est devenue pour moi autre chose que changer les couches, apprendre à marcher. Forcément, avec les années, notre rôle évolue et pour ma part, je le qualifierais de “life coaching” : il faut savoir motiver les troupes, donner confiance, expliquer comment affronter ses peurs… Justement, en parlant de peur, il fallait que je vous raconte quelque chose.

Cet été, j’ai lancé une phrase toute bête : “tiens, ce serait bien qu’on aille tous ensemble faire du vélo à la rentrée !”. Trois secondes plus tard, je me suis souvenue à quel point je criais haut et fort que je n’aime pas le vélo, que je trouve cela dangereux sans pour autant avouer que je doutais de mes capacités à tenir sur un vélo sans me casser une jambe au bout de 10 mètres.

Mais il paraît que “le vélo, ça ne s’oublie pas”, alors je me suis raisonnée et j’ai pris les devant en achetant un siège et un casque pour Little O. Samedi matin, date fatidique : toute la petite famille était prête et intérieurement, je n’en menais pas large. Je l’ai confié à ma grande, qui m’a conseillé de m’entraîner dans le jardin (histoire de ne pas m’afficher devant le voisinage).

La balade s’est super bien passée. Je dirai même mieux : j’ai adoré. C’était super sympa et je suis fière d’avoir surmonter mon appréhension, afin de passer un bon moment en famille. (et je ne me suis pas pris de gadin)

Mais surtout : c’était important pour moi de relever ce mini challenge. Comment motiver mes enfants à oser, à tenter des choses qui leur font peur être envie mais qui leur font un peu peur aussi, si je ne suis pas capable de me lancer moi-même ?

Prochaine étape : plonger et (un jour) sauter en parachute.

Et vous, des (mini) challenges en vue ?

PS à l’attention de mes proches : le saut en parachute n’est pas une piste de cadeau d’anniversaire dissimulée, j’irai quand je serai prête, merci.

 

La fin du mythe de la mère parfaite

Lors des échanges avec les lectrices, en privé ou en commentaires, je reçois beaucoup de messages évoquant cette pression que nous nous mettons / que les autres nous mettent pour être une mère parfaite.

Vous savez, cette pression non dite mais tellement insinuée, tellement sous-entendue qu’on ne peut pas l’ignorer.

Et j’aurais tendance à dire que les blogs n’aident pas trop à laisser cette pression prendre le large. Moi la première, je m’attache à ne partager ici (presque) que les jolis moments. Je ne veux pas exposer ce qui peut m’affecter, surtout par pudeur. Ce n’est même pas de la honte ! Simplement, on ne sait jamais qui peut arriver sur un billet et je garde mon jardin secret.

Cependant, j’ai eu envie ce matin de partager avec vous quelques anecdotes qui cassent le mythe de la mère parfaite :

*mes enfants ont accès aux écrans (même avant leurs 3 ans)

*je dis des gros mots (beaucoup, mais je me soigne)

*je ne repasse pas le linge de mes enfants. Ni le mien (sauf ce qui ressemble à un chiffon sans un coup de fer)

*quand un petit être crie “MAMAAAAAAN” en plein milieu de la nuit, je ne l’entends presque jamais

*je les emmène chez Macdo

*je bénis Netflix dès que j’ai besoin de canaliser leurs énergies

*leurs cheveux ne sont pas démêlés tous les jours

*c’est leur papa qui leur coupe les ongles

*c’est également lui qui cuisine, 90 % du temps (et il le fait bien mieux que moi)

*quelques fois, je peux péter un plomb et me transformer en vrai dragon pour pas grand chose (vous connaissez l’histoire de la goutte d’eau et du vase ?)

*pendant leur absence, je fais le tri dans leurs chambres et je feins l’ignorance quand on me demande si je n’ai pas vu un joujou mystérieusement disparu

La liste n’est pas exhaustive. Je pourrais même vous avouer que je rêve de passer plus de temps avec mes kids pour jouer ensemble, pour faire plus d’activités mais je suis sans cesse rattrapée par le quotidien.

Toujours cette histoire de “strike the balance”….

 

Le rééquilibrage alimentaire et le sport, le bilan 2 ans après

C’est (presque) pas moi !

Vous avez peut être déjà lu ce billet :

Parce que c’était moi

J’y parlais de moi enfant : plutôt ronde bouboule, parfois appelée “grosse vache” par les silhouettes frêles de ma classe. Je n’étais pas obèse, j’avais un certain embonpoint que j’avais du mal à assumer mais c’était comme cela. Et je ne faisais jamais de sport.

Les années passant, j’ai toujours gardé ce côté potelé, j’ai même entendu une fois “dodue” (et on s’étonne que ça ne me fasse pas plaisir #peredodu). Mais je me souviens avoir eu en tête “quand j’aurais eu mes enfants, je me mettrai au sport pour de bon”. Avec le recul je ne m’explique pas cette logique implacable et je me demande encore pourquoi j’avais décidé d’attendre, mais nous dirons que tout est une question de moment et surtout de déclic.

Toujours est-il qu’un jour, j’ai eu mon deuxième enfant ma tornade et que j’étais en pleins préparatifs de mon mariage. J’avais réellement envie de me sentir bien le jour J, d’aimer me regarder sur les photos sans avoir de regrets.

Je me souviens d’une photo prise il y a une bonne dizaine d’années, devant laquelle j’avais failli me mettre à chialer : je m’étais détestée ! Mais qui d’autre à part moi pouvait lancer le changement ?

Le bon moment arriva juste après ma reprise du travail (hyper pratique niveau emploi du temps pour caser les séances de sport, n’est ce pas ?) : je ne supportais plus cette petite bouée qui passait par dessus mon pantalon. Je n’avais jamais eu le corps que je voulais, je lorgnais sur les avant / après des fit girls sur IG et un jour je me suis dit : “si elles y sont arrivé, je peux le faire”. Je voulais aussi montrer à mes enfants que lorsqu’un souhaite quelque chose, il suffit de s’y mettre.

Et je me suis lancée.

Le rééquilibrage alimentaire.

Premier point, la bouffe : je n’ai quasi rien supprimé, j’ai juste changé la façon de manger ce que j’aime. Je mange des féculents le matin (près d’une demi baguette de pain avec beurre et confiture), le midi mais pas le soir (sauf le pain). Le midi, je mange des pâtes, du riz, des pommes de terre, de la viande, et un dessert. En revanche le soir, je privilégie les légumes et les fruits. C’est mon métabolisme, chacun est différent, mais j’ai remarqué que je gonfle de suite si mange des féculents au dîner.

Je ne grignote plus (ou hyper occasionnellement) et j’ai considérablement diminué le sucre (et cela a fait du bien à mes problèmes dentaires).

Je n’ai jamais faim en journée et avant de craquer pour un extra j’essaie de me demande si j’en ai réellement envie. Si ça vaut le coup de ruiner ma séance de sport ou si ça peut attendre.

Le sport, mon nouvel ami.

Plus jeune, je me moquais des nanas qui faisaient du sport, je les associais à la prof d’EPS dans Scary Movie. Et rapidement j’ai compris que sans me bouger, je n’arriverais pas à avoir la silhouette dont j’avais envie. Au départ, j’en ai bavé ! J’ai commencé avec le Top body challenge de Sonia Tlev et je me souviens ne pas avoir réussi à faire tous les exercices de la première séance. Et petit à petit, j’y ai pris goût, j’ai vu les résultats et j’ai progressé.

A la fin des 12 semaines, j’ai continué avec des séances de cardio à la maison (j’ai la chance d’avoir un tapis de course et un rameur) associées à des cours de renforcement musculaire (merci Youtube). Maintenant, je ne peux plus m’en passer. Sissy Mua, Mohamed & Constant de Gym Direct sont mes coachs 🙂

Je considère aujourd’hui que je n’avais aucune excuse auparavant. Mais je me cachais derrière mon petit doigt :

*pas envie de mettre de l’argent dans une salle de sport  : ce n’est pas la peine, on peut sortir courir, mettre des cours sur youtube, s’acheter une corde à sauter, danser à fond dans son salon,…

*pas le temps (alors qu’il fut un temps je n’avais pas d’enfants !) : on a le temps qu’on se donne, n’est-ce pas ?

*pas le besoin (puisque cela induisait de reconnaître que je me sentais pas bien)

*peur que ça ne serve à rien : jamais je n’aurais imaginé, petite, aimer faire du sport et surtout, avoir un silhouette mince. Je m’étais auto persuadée que je serais toujours complexée, que je prendrais tellement de poids pour mes grossesses que j’en baverais…

Cette nouvelle façon de manger et de bouger m’a prouvé qu’on peut atteindre ce qu’on veut. Il faut juste se lancer et s’en donner les moyens. je souhaite encore progresser, muscler mon ventre, et ça me prendre le temps qu’il faudra. Je sais que j’y arriverai !

Vous avez en vous le pouvoir de changer ce qui vous déplait, vous pouvez être ce que vous voulez. Personne ne le fera à votre place et c’est tant mieux ! Parce qu’après, on est tellement fier !

Belle journée à vous *-*

P.S : ce billet ne vise pas à prôner la minceur, chacun est libre de se sentir bien dans son corps, peu importe son poids et sa silhouette.

 

Deux sœurs

madame soeur

Je ne connais pas les liens entre sœurs, moi-même n’ayant qu’un frère. Lui et moi avons tellement d’années d’écart que nous n’avons pas de souvenirs d’enfance en commun (ce qui ne nous empêche pas d’être complices aujourd’hui). Enceinte de mon deuxième enfant, je ne me projetais qu’avec un fils puisque c’était le schéma que je connaissais. Je n’avais aucune idée de ce que pouvait être une relation entre sœurs.

Aussi, je suis toujours attendrie en observant mes filles grandir ensemble et développer une relation bien à elles. Quand l’une pleure, pour quelle que raison que ce soit (bêtise et gronderie, bobo suite à une chute) l’autre accourt pour la consoler.

Quand la petite se voit servir quelque chose, elle demande toujours la même chose pour sa sœur et lui amène fièrement. Le soir elle se font un gros bisou avant de dormir.

Parfois je les regarde en cachette en train de se faire un petit câlin devant la télé. Je sens mon cœur exploser en entendant la grande expliquer à la petite comme dire un mot ou l’aider à accomplir quelque chose.

La crème de la crème étant leurs éclats de rire (qui arrivent souvent pile au moment du coucher).

Bien sûr, il y a aussi les chamailleries qui me font péter un bon câble mais je dirais que c’est normal.

J’espère qu’elle garderont cette précieuse relation au fil des années !

Et chez vous, comment ça se passe ?

Ma charge mentale, à moi

La semaine dernière, j’ai découvert entre deux sessions de rangement / aspirateur du mercredi la nouvelle (ou pas) émission de Daphné Burki. Il y était question de la charge mentale essentiellement vécue par les femmes et une chroniqueuse a posé cette question :

“est-ce que certaines femmes ne s’imposent pas cette charge mentale ? ”

Rangez les tomates, les pierres et les cailloux. Je ne vais parler que de mon expérience, puisqu’il s’agit de mon blog et que je ne sais pas ce qu’il se passe quand vous fermez vos portes.

Pour ma part, les tâches sont réparties dans la maison. Mon mari cuisine, repasse, range, étend / décroche le linge. Ca ne veut pas dire que je suis Angela Bower : ça veut juste dire qu’on se file un coup de main pour que les choses se fassent.

Mais pendant un moment, je me suis enfermée dans le “je veux tout faire”. La Bree Van de Kamp avait pris le dessus, il fallait que je contrôle tout, que je me lance à corps perdu (et à en perdre la tête) dans l’intendance, la gestion de l’administratif, la logistique avec les gosses. Dans quel espoir ? Décrocher la timbale de la nana qui peut tout faire ?

J’ai commencé à lâcher prise après avoir entendu mon mec dire à plusieurs reprises : “mais pourquoi tu ne me demandes pas de le faire ?”

Les raisons n’étaient finalement pas si nombreuses mais évidentes : parce qu’en le faisant moi-même, c’est fait à ma façon et ça va plus vite. Mais il m’a fallu reconnaître que parfois, ce n’était pas bien fait. Donc ça m’énervait. Donc je gonflait tout le monde et moi la première.

Alors pour en revenir à cette émission, j’avais envie de répondre OUI à la chroniqueuse : certaines femmes, moi par exemple, s’imposent cette charge. Car la société nous impose implicitement qu’il faut être tout le temps au taquet pour les enfants, au bureau, avec autrui. On est des femmes, on sait faire ça. On sait énumérer une liste de courses tandis qu’on écoute la poésie à apprendre pour demain. On sait penser au goûter d’anniversaire de l’école pendant qu’on remplit des tableaux xcel au travail. Alors on devrait savoir prendre son téléphone pour envoyer un “j’ai besoin que achètes les paquets de bonbons / le pain / les couches”.

On devrait pouvoir demander de l’aide sans se sentir faible.

Au contraire, reconnaître ses limites est une grand force, non ?

 

La transmission

L’autre soir, tandis que je caressais les jolis petits pieds de mon bébé (qui n’en est presque plus un), elle m’a attrapé le doigt, l’a dirigé vers sont gros orteils en disant “beuuuuu”. Elle voulait que  je lui fasse le jeu “le boeuf, la vache, celui qui les  détache…” Vous le connaissez ?

Quand j’étais petite, j’adorais qu’on me le fasse, c’était un moment privilégié avec quelqu’un de ma famille qui malheureusement aujourd’hui ne s’en souvient plus. Qui ne sait sûrement même pas qui je suis quand on se voit. Qui a oublié les moments où j’apprenais à coudre et à tricoter à ses côtés.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que même si me souvenir de ces moments effacés de sa mémoire me crève le coeur, je me réjouis d’avoir réussi à transmettre ce petit rituel à mon enfant.

C’est ça, finalement mourir : c’est l’oubli. Tandis que la transmission des souvenirs, ça permet de continuer à vivre dans nos coeurs.

Et je conclurai par cette réflexion de ma grande lorsque nous sommes passées devant un cimetière : “tu sais Maman, ce n’est pas obligé d’aller voir les gens morts ici. Tant qu’ils sont dans nos coeurs et qu’on ne les oublie pas, c’est comme s’ils étaient encore là”.

 

Le spleen

Je me souviens des cours de Français et de la prof qui nous parlait du spleen de Baudelaire. Mais qu’est ce que c’était que ce mot bizarre, qu’est ce que ça voulait bien pouvoir dire ? Je me rappelle que la prof essayait de nous donner des exemples pour nous faire comprendre la définition mais comment connaître ce sentiment quand on a 15 ou 16 ans ? Pour ma part, c’était plutôt abstrait.

Quelques trop d’années plus tard, je sais. C’est quand le cœur se serre en repensant qu’il y a deux ans tout pile, je venais de rentrer de la maternité. Que je ne sentirai plus cette odeur de bébé tout neuf, alors que mon corps lui se rappelle tout à fait de la sensation des petits coups de pied. (mais ne pas avoir envie de remettre le couvert pour autant, ambivalence éternelle dirons-nous).

C’est se dire que la vie passe décidément bien trop vite, c’est devoir accepter de voir ceux qu’on aime vieillir, redevenir des enfants à leur tour et ne plus se souvenir de nos histoires communes.

C’est vouloir revivre des bribes de moment, mais pas tout non plus parce qu’on sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille !

C’est sentir les larmes monter en voyant une vieille photo et constater les rides au coin des yeux aujourd’hui.

Et pour autant, avoir envie d’avancer, de voir les enfants grandir ! Accepter de vieillir aussi.

Le spleen, mon meilleur ennemi…