Lâcher prise, mode d’emploi

C’est un job à temps plein d’essayer de tout contrôler, d’être parfaite et irréprochable. C’est surtout ultra fatigant.

Comme vous, j’entends parler depuis quelques années du “lâcher prise”, de la bienveillance envers soi même.

Très souvent, mon petit Jimini Cricket (aka Emilie) me sort “lâche-toi la grappe !!”. Oui, mais comment ? Il m’aura fallu pas mal de mois pour mettre l’exercice en pratique (attention, je vais vous raconter ma vie, vous avez du pop corn?).

Tout récemment, j’ai tilté que nous avions une invitation pour aller au cirque en famille. Elle était valable jusque mi janvier et nos week-ends étaient déjà tous chargés (nous sommes ministres dans notre vie parallèle, et vous ?). Seule solution de repli : y aller le mercredi après-midi.

Oui, mais… il fallait y aller sans mon mari, alors que j’avais prévu de faire une sortie tous les quatre… Et alors ? Allait-il se lamenter de ne pas aller voir les clowns ? Notre vie de famille reposait-elle sur cette sortie ? Hum, non et non.

Oui, mais… la grande a danse jusque 14h et la séance était à 14h30 à Paris.

La moi “control freak” aurait choisi de zapper le cours de danse ou de récupérer la miss un peu plus tôt pour être à l’heure.

Mais tout à coup, éclair de lucidité : est-ce que le monde allait s’arrêter de tourner si nous arrivions en retard ? Est-ce qu’on allait m’interdire l’entrée ? Est-ce que tout le public est à l’heure en général ? Allait-on braquer les projecteurs sur mes filles et moi en hurlant “houuuu la honte, elles ont raté le début !”

Alors, je suis allée chercher ma fille à son cours à 14h. Nous avons pris la route tranquillement et sommes arrivées sur le parking 30 minutes plus tard (note pour celles et ceux qui pensent que vivre à la campagne, c’est vivre en Province : j’ai mis une demi-heure les gars, en respectant les limitations car je suis un peu border line niveau points…). Bien évidemment, le temps de récupérer les places, de traverser les chapiteaux et de prendre enfin siège, nous avions raté une bonne vingtaine de minutes mais je m’en fichais et les gosses aussi.

On a ri, mangé de la barbe à papa, du pop corn (il n’y en a plus pour vous, vous continuez de lire tout de même ?) et payé pour visiter la ménagerie aller voir des caravanes et trois chiens.

On s’est créé un nouveau souvenir à ajouter dans la boîte. Sans stress, tout en douceur. Et c’était drôlement bien !

 

 

Wishlist et autres mignoneries

On disait qu’ici c’est mon espace et que je fais ce que je veux, non ? 🙂 Non mais j’ai repéré quelques trucs choux, chics, marrants et je ne me vois pas sortir mon téléphone dès que je vois une copine. Alors j’ai choisi de le faire ici :

1 ; 2 ; 3

  1. Cadre Minnie / Disney Village (je ne verrais absolument pas où le mettre mais je le trouve adorable)
  2. Sweat pour les retardataires (groupement que j’ai rejoint à mon grand désespoir et celui de mon mari ces derniers mois)
  3. Veste en tweed H&M (un petit air de Chanel sans vendre ses reins

4

4. Ce produit semble être une pure merveille : j’ai testé une application sur ma main, et ma peau était unifiée, beaucoup moins terne que sur l’autre main. A voir ce que ça donne sur  le visage, toute une journée, avec le maquillage.

5 & 6

5. Elle n’est pas WAHOUUU cette Apple Watch ? J’ai découvert l’option “choisir votre bracelet” sur le site d’Apple et je suis fan de celui en cuir framboise (allez-voir ! trop canon)

6. Bah quoi ?


7. Collier Adeline Affre 

Le traitre

Je ne pensais pas que ça m’arriverait si vite. Je me doutais bien que l’échéance approchait, que c’était inéluctable. Comme on dit, la roue tourne va tourner.

Pour autant, je me disait que j’étais encore loin de tout ça, que j’avais bien le temps d’y penser, que j’avais de la chance de ce côté là. Que c’était réservé aux autres pour le moment, que j’étais encore intouchable pour quelques années. Comme si j’étais une privilégiée.

Mais hier, tandis que je me préparais, je l’ai découvert.

Sournoisement, il s’est fait sa place. Et vu sa longueur, je pense qu’il est arrivé il y a un bon moment. En plus, il a choisi un endroit où on ne peut pas le rater.

Voilà, à l’aube de mes 32 ans, j’ai mon premier cheveux blanc. Et mon déguisement pour Halloween prochain (puisqu’il paraît qu’il y en a 10 qui repoussent si on l’arrache) :

Rendre le quotidien plus simple

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais j’ai mis un temps fou à trouver le bon moyen pour gérer notre paperasse.

Au départ, j’avais opté pour un trieur (genre, au tout début de notre vie commune, comme si tout allait pouvoir tenir dedans #naïve). Ensuite, j’ai choisi des pochettes cartonnées mais ça ne se tenait pas et c’était galère d’aller chercher un document, tout se mélangeait.

Alors voici la solution que j’ai trouvée et qui me convient parfaitement (limite, je suis contente de devoir chercher un papier pour relever le challenge haut la main) :

A l’intérieur, j’ai mis des intercalaires pour m’y retrouver facilement :

Mais ma vraie botte secrète, c’est mon classeur “Famille” : j’ai imprimé via ce site (que je vous conseille pour tout ce qui touche à l’organisation, il est top) des fiches pour classer tout ce qui concerne les membres de notre famille. Dans ce classeur, il y a une pochette transparente “Attestation Sécurité Sociale” et nous avons les quatre attestations dedans. Pareil pour les attestations d’assurance, les ordonnances que l’on doit garder. Chaque membre de la famille a une pochette avec ses photos d’identité, les filles ont dedans leurs étiquettes à coller sur les vêtements… Je ne vais pas tout décrire car cela reste personnel, mais je gagne un temps fou quand on me demande une pièce justificative :

Sur Pinterest, vous trouverez des tonnes d’idées et de jolis printables pour rendre cet aspect du quotidien moins austère et plus joli !

Et vous, comment avez-vous choisi de vous organiser ?

Un an sous un nouveau nom

Non, ce n’est pas moi.
(Crédit photo : Rime Arodaky)

Une des principales raisons pour me marier était le fait de porter enfin le même nom tous les quatre. Après, j’ai vite été éblouie par le choix de la de mes robes, les épingles Pinterest (d’ailleurs si vous souhaitez y jeter un oeil, c’est par ici) et tout ce qui fait des préparatifs une très jolie période.

Nous vivions alors ensemble depuis plus de dix ans et il était pesant de devoir toujours justifier “je suis la maman de …., si si, regardez sur le livret de famille”.

Et puis, porter le même nom que l’homme de sa vie, je trouve ça très joli (je me demandais à partir de quand j’allais tomber dans la guimauve, le suspens vient de prendre fin).

Dès le lendemain de notre mariage, j’ai créé mon adresse email (et découvert que j’avais une homonyme alors que ça ne semblait pas forcément évident au départ quand on associe mon prénom et mon “nouveau” nom). Et c’est avec empressement que j’ai entrepris les démarches afin de changer ma carte d’identité juste après le jour J. Je me souviens de ma grande fierté en allant la récupérer.

Mais je dois avouer qu’il est super bizarre, après plus de trente ans à s’appeler d’une certaine manière, de changer de patronyme. Pendant pas mal de semaines, je marquais un temps d’arrêt quand on me demandais mon nom.

Pour la vie professionnelle, j’ai choisi de ne pas en changer avec mes anciens contacts afin de ne pas avoir à m’étaler sur ma vie quand je les ai en ligne. Avec les nouveaux, je ne me pose pas la question, je donne mon nom de femme mariée.

C’est assez bizarre à expliquer, mais j’avais l’impression d’usurper une identité qui n’était pas la mienne.

Vous me direz : “tu n’avais qu’à garder le tien”. Oui mais nom. Je voulais absolument m’appeler comme Lui et nos enfants.

Nous venons de fêter nos noces de coton (merci pour les gentils messages reçus, c’est super touchant), maintenant je suis bien habituée à être Madame “Lui”.

D’ailleurs, pour fêter cette première année, j’aimerais enfin prendre le temps de réaliser ce petit cadre adorable (cette idée vient de ce site).

Et vous, avez-vous choisi de prendre le nom de votre moitié ?

Quelques conseils lors de l’hospitalisation d’un enfant

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Il y a quelques mois, ma grande fille a été hospitalisée suite à une infection osseuse (je reviendrai dans un prochain billet sur le sujet car je n’avais pas trouvé beaucoup d’informations sur l’ostéomyélite).

Nous avons passé cinq jours et quatre nuits dans le service pédiatrique et même si c’est assez court, comparé aux séjours que peuvent vivre des enfants bien plus malades, j’ai listé ce qui nous avait été utile pour tenir le coup pendant cette période.

Tout d’abord, j’ai envoyé une liste à son papa et à ma maman qui se trouvaient à la maison afin qu’ils composent les bagages (nous ne savions pas qu’elle serait hospitalisée, sinon vous pensez bien que j’aurais prévu le coup). Pour leur faire gagner du temps, j’ai structuré ma liste par pièce :

*Salle de bain : brosses à dents / dentifrice / savon / shampoing / serviettes de bain / brosse à cheveux / coton tiges

*Chambre de la miss : pyjama / legging / débardeurs (il fait très chaud dans les hôpitaux !) / gilet / chaussettes / culottes / lego / coloriages / crayons de couleurs / livres

*Chambre parentale : pyjama / sous-vêtements / chaussettes / jean / débardeurs / t-shirts / liseuse (et son chargeur) / chargeur iPhone / Ordinateur (et son chargeur) / disque dur externe (pour les films…)

*Cuisine : gâteaux / bouteilles d’eau / fruits

*Divers : des sous ! Je n’ai jamais de monnaie, je peux vous dire que j’étais bien contente d’avoir des pièces pour aller prendre un café ou mon petit déjeuner à la cafétéria.

N’hésitez pas à prendre de la lecture, le temps est long à l’hôpital. Idem pour les Lego et autres jeux : il y avait une salle de jeux mais lorsque ma fille devait rester au lit pour recevoir son médicament en IV, elle ne pouvait pas sortir de sa chambre.

Si vous le pouvez, misez sur les sessions FaceTime et les vidéos WhatsApp / Snapchat, ça fait toujours plaisir et puis ça permet de garder un lien avec l’extérieur.

Dans la mesure du possible, je dirais qu’il est important de dédramatiser devant l’enfant. Même si nous étions rongés par l’inquiétude, nous avons fait en sorte de rester zen et positifs devant notre fille qui se posait déjà assez de question. Et puis, ce n’est pas parce qu’on est à l’hôpital qu’on n’a pas le droit de s’amuser ! Nous avons organisé un défilé dans la salle de jeux avec sa voisine de chambre, après avoir confectionné des robes grâce aux serviettes jetables. C’était… original et assez inattendu mais les filles se sont éclatées. Elles m’ont même dit “on se croirait en club de vacances !”.

Voilà, je sais bien que ce n’est malheureusement pas toujours possible de faire ainsi, mais je souhaitais partager notre expérience…

Je vous souhaite une belle soirée *-*

Edit : un billet sur le même thème chez Audrey, par Ici

Que faire de sa robe de mariée après le jour J ?

Si vous avez lu ce billet, vous savez que j’ai eu deux robes le jour de mon mariage. Comme c’est une très, très longue histoire, je ne vais pas remonter le fil mais je peux vous dire que pour quelqu’un qui souhaitait se marier dans une petite robe toute simple de prêt à porter, je me suis finalement bien prise au jeu.

Mais, une fois le jour J passé, que faire de sa robe de mariée ?

Tout d’abord, la laver. Moi qui ne voulais surtout pas de traîne, j’ai bien sûr choisi une de mes robes avec une très longue traîne qui a donc balayé le sol et le gazon toute la journée. J’ai contacté les pressing aux alentours et je devais compter pour elle seule environ 120 euros de nettoyage. Pour la seconde, 90 euros. Puis je me suis souvenue que j’avais une machine à laver allemande à whatmille euros, avec un tambour nid d’abeille parfait pour préserver le linge et ses couleurs. J’ai prié la sainte Rosa Clara de tout mon coeur, et les deux sont ressorties nickel.

Ensuite, plusieurs choix s’offrent à vous :

*la ranger dans sa housse ou dans boîte spéciale. Pour la ressortir une fois de temps en temps, en se prenant un bon shoot d’hormones de mariage comme dirait ma copine Cynthia. Ou pour la montrer à ses enfants. Ou encore pour tenter de re-rentrer dedans des années plus tard (enfin, personnellement, je reste marquée par les superstitions de ma grand mère qui disait qu’il ne fallait pas la remettre).

*faire une séance Trash the dress, comme Cynthia (oui, encore elle). Bon, j’en aurais été incapable, mais le concept est fun. Et ça permet de se refaire une petite session photos fort sympathique.

*la donner, à une association, à une amie. Il y a pas mal de demandes sur Le Bon Coin et sur Annonces Dentelle.

*l’encadrer. Je vous avouerais que j’ai d’abord trouvé que c”était ultra kitsch (n’est-ce pas ?!). Mais encore une fois, les wedding hormons ont frappé et je garde cette idée dans un tout petit coin de ma tête. (pas sûre que ce soit du goût de Monsieur mais bon).

Quelques idées du résultat :

 

*la mettre en dépôt vente. Je vous conseille vivement la boutique Graine de Coton à Paris. La gérante est très disponible, conciliante et à l’écoute. Il est possible d’envoyer sa robe en Colissimo suivi, s’il n’est pas possible de la déposer physiquement. Alexandra est sérieuse et honnête. Je lui ai confié une de mes robes sans craintes et je ne regrette pas !

Et vous, qu’en avez-vous fait ?

Précieuse 


Du haut de mes 31 ans et demi, je peux affirmer que j’ai longtemps chercher à être parfaite. Une fille parfaite, une amie parfaite, une mère parfaite, celle sur qui on peut toujours compter, celle qui passe l’éponge, celle qui écoute même quand on ne l’entend pas.

Après tout, ce n’est pas bien grave si tu n’as pas le temps de m’appeler. Si tu ne réponds pas au message dans lequel je t’annonce que j’ai accouché. Ca ne fait rien si tu ne prends jamais de nouvelles. Tu ne m’as prévenu pour ton bébé, oh ce n’est pas méchant, juste un oubli. Il n’y a pas mort d’homme. 

Mais il y a la mort d’un truc hyper important dans la vie : ma voix intérieure qui me crie “ça ne me convient pas”. Pendant trop longtemps je lui ai demandé de se taire. Parce que forcément, si je me rebellais, je ne collais plus à cette image de personne parfaite. J’allais faire du mal, je ne pouvais pas le supporter. 

Je ne pourrai pas vous dire qu’il a eu un élément clé pour faire un déclic. Il a fallu un chemin parsemé d’interrogations, d’introspection, de nuits blanches à comprendre ce que je voulais Et à savoir si j’étais prête.Ca a commencé il y a un peu plus d’un an, apres la naissance de Baby O. Quasi dans la salle de naissance, quand j’ai attendu des réponses à l’annonce de sa naissance qui ne sont jamais venues. Et ça continue tous les jours, mais de manière plus paisible. Parce que j’ai compris quelque chose de primordial : je ne suis pas une mauvaise personne. J’ai fait des erreurs, j’en referai, j’ai fait des choix à des instants précis qui me semblaient juste avec moi meme Et ma voix intérieure. J’ai eu du mal à assumer d’avoir déçu, d’avoir blessé, j’ai eu du mal à faire des deuils pourtant évidents depuis des générations (Et contre lesquels je n’aurais rien pu éviter). J’ai enfin compris que j’étais précieuse, autant que ceux pour qui je ne m’étais pas écoutée. 

Je n’ai pas compris seule. Il y a eu quelques personnes de mon entourage proche, qui se reconnaîtront, et il y a eu Emilie. Elle est coach de vie et thérapeute. JE ne suis pas sa “patiente” Car je n’ai pas éprouvé le besoin de commencer un travail alors je ne peux pas vous faire un retour sur un suivi. En revanche je peux vous dire qu’ elle est une oreille bienveillante et juste, elle a su me mettre face à mes démons Et me pousser dans mes retranchements. Elle a réussi à me montrer pourquoi j’en étais arrivée là, sans me donner des solutions mais plutôt en me guidant pour savoir ce que je voulais. Si vous vous sentez en difficulté, je vous invite à la contacter par Ici.

Et quoi qu’il en soit, n’oubliez pas que vous êtes précieux. Autant que vos aimés.

D.

#Pamperspapa : de nouvelles couches et un nouvel ambassadeur  

Mes deux filles sont des filles à Papa, et ce n’est pas ce dernier qui s’en plaindrait.

Depuis la naissance de Miss G, je lui ai découvert une facette que je ne lui soupçonnais pas. Dès les premiers jours à la maternité il s’ est investi à fond dans son nouveau rôle, c’est même lui qui lui donnait le bain au départ tellement j’étais stressée. Et leur relation grandit chaque jour, que ce soit la semaine quand il la dépose à l’école ou le week-end quand ils passent des heures à jouer aux Lego.
De son côté, plus Baby O grandit et plus elle s’affranchit de sa maman pour mieux s’amuser avec son papa. Hier soir elle l’a accompagné arroser le jardin, souvent elle part cueillir (et se régaler) des fraises dans le potager qu’il a réalisé. Et dès qu’elle entend qu’il est l’heure du dodo, elle court se jeter dans ses bras pour lui faire un gros câlin.

Mon mari est très impliqué dans notre vie de famille, je le retrouve d’ailleurs dans pas mal de dessins de l’infographie réalisée par Pampers auprès de pères entre 30 Et 39 ans dans le cadre de sa campagne #Pamperspapa :

Pas plus tard que le week-end dernier, il a pris le relai pour s’occuper de Baby O et s’est retrouvé à devoir lui changer la couche sur un banc pas tout à fait adapté. Il paraît qu’il s’en est bien sorti malgré la promiscuité et je parie qu’il aurait apprécié avoir les Baby dry Pants sous la main : elles s’enfilent facilement debout, plus besoin de se débattre avec un bébé branche sur 1000V pour positionner les scratches de chaque côté. De plus, elle sont ultra absorbantes, ce qui évite d’alourdir bébé Et risque de le freiner dans sa course folle à travers le jardin (je ne sais pas si vous savez mais Baby O ne s’arrête jamais en fait, c’est la petite tornade de la maison).

Pampers a également réalisé une vidéo sur le sujet, que je vous invite à découvrir ici et a choisi Teddy Riner comme nouvel ambassadeur :

Et chez vous, comment s’investit le Papa ?

D.

Article sponsorisé.

 

 

Ha, si j’avais su…

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S’il y a une phrase qu’on entend à l’annonce d’une grossesse ou d’une naissance, c’est bien “c’est que du bonheur !!”. Je sais que le sujet a été abordé maintes fois, mais je me rends compte que beaucoup de parents se retrouvent encore comme piégés en pensant que cette phrase ne correspond pas à leur réalité. Et pour en parler avec différentes personnes, on tombe tous d’accord sur le fait qu’on ne s’attendait pas du tout à ça.

Parfois, quand je suis super fatiguée, super à bout (genre en ce moment) que je m’imagine prendre le large sur une île déserte pour boire des Panaché et manger des glaces au caramel, je me demande si j’aurais osé tenter l’aventure de la parentalité en sachant réellement ce à quoi je m’exposais.

Par exemple, si on m’avait dit à quel point les nuits blanches des débuts seraient difficiles, si on m’avait expliqué les heures à marcher avec un bébé hurleur et inconsolable ;

Si on m’avait raconté les diarrhées à n’importe quel moment mais de préférence au pire instant, les colères en mode “bébé furie”, les pétages de plombs parce que rien ne la calme.

Si on m’avait prévenue pour les dents, les pics de fièvre à 40, l’épuisement physique mais surtout mental.

Si on m’avait montré un fast forward de ma vie de parents et que je me serais vue avec des valises sous les yeux, restant à côté d’un lit à barreaux en attendant que le mini-nous s’endorme, pour sortir en lousedé  sur les fesses en m’appuyant sur les bras et descendant les marches deux par deux à l’envers pour ne pas la réveiller ;

Si on m’avait dit à quel point je me remettrais en question, à quel point je serais démunie devant les angoisses d’une petite fille devenant grande, me renvoyant ma propre image ;

Si j’avais su que j’aurais trop souvent l’impression de faire n’importe quoi, de me tromper de chemin, de culpabiliser d’avoir été trop ceci ou pas assez cela ;

Si on m’avait fait passer un test de résistance aux réveils intempestifs plusieurs fois par nuit ;

Si on m’avait montré le vrai bordel qu’est la vie de parents….

Est ce que j’aurais arrêté ma pilule ? Sincèrement, je pense que non.

Est ce que je regrette ? Pas le moins du monde.

Est ce que je suis folle ? Peut être.

Et vous ?

D.