La fin du mythe de la mère parfaite

Lors des échanges avec les lectrices, en privé ou en commentaires, je reçois beaucoup de messages évoquant cette pression que nous nous mettons / que les autres nous mettent pour être une mère parfaite.

Vous savez, cette pression non dite mais tellement insinuée, tellement sous-entendue qu’on ne peut pas l’ignorer.

Et j’aurais tendance à dire que les blogs n’aident pas trop à laisser cette pression prendre le large. Moi la première, je m’attache à ne partager ici (presque) que les jolis moments. Je ne veux pas exposer ce qui peut m’affecter, surtout par pudeur. Ce n’est même pas de la honte ! Simplement, on ne sait jamais qui peut arriver sur un billet et je garde mon jardin secret.

Cependant, j’ai eu envie ce matin de partager avec vous quelques anecdotes qui cassent le mythe de la mère parfaite :

*mes enfants ont accès aux écrans (même avant leurs 3 ans)

*je dis des gros mots (beaucoup, mais je me soigne)

*je ne repasse pas le linge de mes enfants. Ni le mien (sauf ce qui ressemble à un chiffon sans un coup de fer)

*quand un petit être crie “MAMAAAAAAN” en plein milieu de la nuit, je ne l’entends presque jamais

*je les emmène chez Macdo

*je bénis Netflix dès que j’ai besoin de canaliser leurs énergies

*leurs cheveux ne sont pas démêlés tous les jours

*c’est leur papa qui leur coupe les ongles

*c’est également lui qui cuisine, 90 % du temps (et il le fait bien mieux que moi)

*quelques fois, je peux péter un plomb et me transformer en vrai dragon pour pas grand chose (vous connaissez l’histoire de la goutte d’eau et du vase ?)

*pendant leur absence, je fais le tri dans leurs chambres et je feins l’ignorance quand on me demande si je n’ai pas vu un joujou mystérieusement disparu

La liste n’est pas exhaustive. Je pourrais même vous avouer que je rêve de passer plus de temps avec mes kids pour jouer ensemble, pour faire plus d’activités mais je suis sans cesse rattrapée par le quotidien.

Toujours cette histoire de “strike the balance”….

 

Le rééquilibrage alimentaire et le sport, le bilan 2 ans après

C’est (presque) pas moi !

Vous avez peut être déjà lu ce billet :

Parce que c’était moi

J’y parlais de moi enfant : plutôt ronde bouboule, parfois appelée “grosse vache” par les silhouettes frêles de ma classe. Je n’étais pas obèse, j’avais un certain embonpoint que j’avais du mal à assumer mais c’était comme cela. Et je ne faisais jamais de sport.

Les années passant, j’ai toujours gardé ce côté potelé, j’ai même entendu une fois “dodue” (et on s’étonne que ça ne me fasse pas plaisir #peredodu). Mais je me souviens avoir eu en tête “quand j’aurais eu mes enfants, je me mettrai au sport pour de bon”. Avec le recul je ne m’explique pas cette logique implacable et je me demande encore pourquoi j’avais décidé d’attendre, mais nous dirons que tout est une question de moment et surtout de déclic.

Toujours est-il qu’un jour, j’ai eu mon deuxième enfant ma tornade et que j’étais en pleins préparatifs de mon mariage. J’avais réellement envie de me sentir bien le jour J, d’aimer me regarder sur les photos sans avoir de regrets.

Je me souviens d’une photo prise il y a une bonne dizaine d’années, devant laquelle j’avais failli me mettre à chialer : je m’étais détestée ! Mais qui d’autre à part moi pouvait lancer le changement ?

Le bon moment arriva juste après ma reprise du travail (hyper pratique niveau emploi du temps pour caser les séances de sport, n’est ce pas ?) : je ne supportais plus cette petite bouée qui passait par dessus mon pantalon. Je n’avais jamais eu le corps que je voulais, je lorgnais sur les avant / après des fit girls sur IG et un jour je me suis dit : “si elles y sont arrivé, je peux le faire”. Je voulais aussi montrer à mes enfants que lorsqu’un souhaite quelque chose, il suffit de s’y mettre.

Et je me suis lancée.

Le rééquilibrage alimentaire.

Premier point, la bouffe : je n’ai quasi rien supprimé, j’ai juste changé la façon de manger ce que j’aime. Je mange des féculents le matin (près d’une demi baguette de pain avec beurre et confiture), le midi mais pas le soir (sauf le pain). Le midi, je mange des pâtes, du riz, des pommes de terre, de la viande, et un dessert. En revanche le soir, je privilégie les légumes et les fruits. C’est mon métabolisme, chacun est différent, mais j’ai remarqué que je gonfle de suite si mange des féculents au dîner.

Je ne grignote plus (ou hyper occasionnellement) et j’ai considérablement diminué le sucre (et cela a fait du bien à mes problèmes dentaires).

Je n’ai jamais faim en journée et avant de craquer pour un extra j’essaie de me demande si j’en ai réellement envie. Si ça vaut le coup de ruiner ma séance de sport ou si ça peut attendre.

Le sport, mon nouvel ami.

Plus jeune, je me moquais des nanas qui faisaient du sport, je les associais à la prof d’EPS dans Scary Movie. Et rapidement j’ai compris que sans me bouger, je n’arriverais pas à avoir la silhouette dont j’avais envie. Au départ, j’en ai bavé ! J’ai commencé avec le Top body challenge de Sonia Tlev et je me souviens ne pas avoir réussi à faire tous les exercices de la première séance. Et petit à petit, j’y ai pris goût, j’ai vu les résultats et j’ai progressé.

A la fin des 12 semaines, j’ai continué avec des séances de cardio à la maison (j’ai la chance d’avoir un tapis de course et un rameur) associées à des cours de renforcement musculaire (merci Youtube). Maintenant, je ne peux plus m’en passer. Sissy Mua, Mohamed & Constant de Gym Direct sont mes coachs 🙂

Je considère aujourd’hui que je n’avais aucune excuse auparavant. Mais je me cachais derrière mon petit doigt :

*pas envie de mettre de l’argent dans une salle de sport  : ce n’est pas la peine, on peut sortir courir, mettre des cours sur youtube, s’acheter une corde à sauter, danser à fond dans son salon,…

*pas le temps (alors qu’il fut un temps je n’avais pas d’enfants !) : on a le temps qu’on se donne, n’est-ce pas ?

*pas le besoin (puisque cela induisait de reconnaître que je me sentais pas bien)

*peur que ça ne serve à rien : jamais je n’aurais imaginé, petite, aimer faire du sport et surtout, avoir un silhouette mince. Je m’étais auto persuadée que je serais toujours complexée, que je prendrais tellement de poids pour mes grossesses que j’en baverais…

Cette nouvelle façon de manger et de bouger m’a prouvé qu’on peut atteindre ce qu’on veut. Il faut juste se lancer et s’en donner les moyens. je souhaite encore progresser, muscler mon ventre, et ça me prendre le temps qu’il faudra. Je sais que j’y arriverai !

Vous avez en vous le pouvoir de changer ce qui vous déplait, vous pouvez être ce que vous voulez. Personne ne le fera à votre place et c’est tant mieux ! Parce qu’après, on est tellement fier !

Belle journée à vous *-*

P.S : ce billet ne vise pas à prôner la minceur, chacun est libre de se sentir bien dans son corps, peu importe son poids et sa silhouette.

 

Deux sœurs

madame soeur

Je ne connais pas les liens entre sœurs, moi-même n’ayant qu’un frère. Lui et moi avons tellement d’années d’écart que nous n’avons pas de souvenirs d’enfance en commun (ce qui ne nous empêche pas d’être complices aujourd’hui). Enceinte de mon deuxième enfant, je ne me projetais qu’avec un fils puisque c’était le schéma que je connaissais. Je n’avais aucune idée de ce que pouvait être une relation entre sœurs.

Aussi, je suis toujours attendrie en observant mes filles grandir ensemble et développer une relation bien à elles. Quand l’une pleure, pour quelle que raison que ce soit (bêtise et gronderie, bobo suite à une chute) l’autre accourt pour la consoler.

Quand la petite se voit servir quelque chose, elle demande toujours la même chose pour sa sœur et lui amène fièrement. Le soir elle se font un gros bisou avant de dormir.

Parfois je les regarde en cachette en train de se faire un petit câlin devant la télé. Je sens mon cœur exploser en entendant la grande expliquer à la petite comme dire un mot ou l’aider à accomplir quelque chose.

La crème de la crème étant leurs éclats de rire (qui arrivent souvent pile au moment du coucher).

Bien sûr, il y a aussi les chamailleries qui me font péter un bon câble mais je dirais que c’est normal.

J’espère qu’elle garderont cette précieuse relation au fil des années !

Et chez vous, comment ça se passe ?

Ma charge mentale, à moi

La semaine dernière, j’ai découvert entre deux sessions de rangement / aspirateur du mercredi la nouvelle (ou pas) émission de Daphné Burki. Il y était question de la charge mentale essentiellement vécue par les femmes et une chroniqueuse a posé cette question :

“est-ce que certaines femmes ne s’imposent pas cette charge mentale ? ”

Rangez les tomates, les pierres et les cailloux. Je ne vais parler que de mon expérience, puisqu’il s’agit de mon blog et que je ne sais pas ce qu’il se passe quand vous fermez vos portes.

Pour ma part, les tâches sont réparties dans la maison. Mon mari cuisine, repasse, range, étend / décroche le linge. Ca ne veut pas dire que je suis Angela Bower : ça veut juste dire qu’on se file un coup de main pour que les choses se fassent.

Mais pendant un moment, je me suis enfermée dans le “je veux tout faire”. La Bree Van de Kamp avait pris le dessus, il fallait que je contrôle tout, que je me lance à corps perdu (et à en perdre la tête) dans l’intendance, la gestion de l’administratif, la logistique avec les gosses. Dans quel espoir ? Décrocher la timbale de la nana qui peut tout faire ?

J’ai commencé à lâcher prise après avoir entendu mon mec dire à plusieurs reprises : “mais pourquoi tu ne me demandes pas de le faire ?”

Les raisons n’étaient finalement pas si nombreuses mais évidentes : parce qu’en le faisant moi-même, c’est fait à ma façon et ça va plus vite. Mais il m’a fallu reconnaître que parfois, ce n’était pas bien fait. Donc ça m’énervait. Donc je gonflait tout le monde et moi la première.

Alors pour en revenir à cette émission, j’avais envie de répondre OUI à la chroniqueuse : certaines femmes, moi par exemple, s’imposent cette charge. Car la société nous impose implicitement qu’il faut être tout le temps au taquet pour les enfants, au bureau, avec autrui. On est des femmes, on sait faire ça. On sait énumérer une liste de courses tandis qu’on écoute la poésie à apprendre pour demain. On sait penser au goûter d’anniversaire de l’école pendant qu’on remplit des tableaux xcel au travail. Alors on devrait savoir prendre son téléphone pour envoyer un “j’ai besoin que achètes les paquets de bonbons / le pain / les couches”.

On devrait pouvoir demander de l’aide sans se sentir faible.

Au contraire, reconnaître ses limites est une grand force, non ?

 

La transmission

L’autre soir, tandis que je caressais les jolis petits pieds de mon bébé (qui n’en est presque plus un), elle m’a attrapé le doigt, l’a dirigé vers sont gros orteils en disant “beuuuuu”. Elle voulait que  je lui fasse le jeu “le boeuf, la vache, celui qui les  détache…” Vous le connaissez ?

Quand j’étais petite, j’adorais qu’on me le fasse, c’était un moment privilégié avec quelqu’un de ma famille qui malheureusement aujourd’hui ne s’en souvient plus. Qui ne sait sûrement même pas qui je suis quand on se voit. Qui a oublié les moments où j’apprenais à coudre et à tricoter à ses côtés.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que même si me souvenir de ces moments effacés de sa mémoire me crève le coeur, je me réjouis d’avoir réussi à transmettre ce petit rituel à mon enfant.

C’est ça, finalement mourir : c’est l’oubli. Tandis que la transmission des souvenirs, ça permet de continuer à vivre dans nos coeurs.

Et je conclurai par cette réflexion de ma grande lorsque nous sommes passées devant un cimetière : “tu sais Maman, ce n’est pas obligé d’aller voir les gens morts ici. Tant qu’ils sont dans nos coeurs et qu’on ne les oublie pas, c’est comme s’ils étaient encore là”.

 

Lâcher prise, mode d’emploi

C’est un job à temps plein d’essayer de tout contrôler, d’être parfaite et irréprochable. C’est surtout ultra fatigant.

Comme vous, j’entends parler depuis quelques années du “lâcher prise”, de la bienveillance envers soi même.

Très souvent, mon petit Jimini Cricket (aka Emilie) me sort “lâche-toi la grappe !!”. Oui, mais comment ? Il m’aura fallu pas mal de mois pour mettre l’exercice en pratique (attention, je vais vous raconter ma vie, vous avez du pop corn?).

Tout récemment, j’ai tilté que nous avions une invitation pour aller au cirque en famille. Elle était valable jusque mi janvier et nos week-ends étaient déjà tous chargés (nous sommes ministres dans notre vie parallèle, et vous ?). Seule solution de repli : y aller le mercredi après-midi.

Oui, mais… il fallait y aller sans mon mari, alors que j’avais prévu de faire une sortie tous les quatre… Et alors ? Allait-il se lamenter de ne pas aller voir les clowns ? Notre vie de famille reposait-elle sur cette sortie ? Hum, non et non.

Oui, mais… la grande a danse jusque 14h et la séance était à 14h30 à Paris.

La moi “control freak” aurait choisi de zapper le cours de danse ou de récupérer la miss un peu plus tôt pour être à l’heure.

Mais tout à coup, éclair de lucidité : est-ce que le monde allait s’arrêter de tourner si nous arrivions en retard ? Est-ce qu’on allait m’interdire l’entrée ? Est-ce que tout le public est à l’heure en général ? Allait-on braquer les projecteurs sur mes filles et moi en hurlant “houuuu la honte, elles ont raté le début !”

Alors, je suis allée chercher ma fille à son cours à 14h. Nous avons pris la route tranquillement et sommes arrivées sur le parking 30 minutes plus tard (note pour celles et ceux qui pensent que vivre à la campagne, c’est vivre en Province : j’ai mis une demi-heure les gars, en respectant les limitations car je suis un peu border line niveau points…). Bien évidemment, le temps de récupérer les places, de traverser les chapiteaux et de prendre enfin siège, nous avions raté une bonne vingtaine de minutes mais je m’en fichais et les gosses aussi.

On a ri, mangé de la barbe à papa, du pop corn (il n’y en a plus pour vous, vous continuez de lire tout de même ?) et payé pour visiter la ménagerie aller voir des caravanes et trois chiens.

On s’est créé un nouveau souvenir à ajouter dans la boîte. Sans stress, tout en douceur. Et c’était drôlement bien !

 

 

Wishlist et autres mignoneries

On disait qu’ici c’est mon espace et que je fais ce que je veux, non ? 🙂 Non mais j’ai repéré quelques trucs choux, chics, marrants et je ne me vois pas sortir mon téléphone dès que je vois une copine. Alors j’ai choisi de le faire ici :

1 ; 2 ; 3

  1. Cadre Minnie / Disney Village (je ne verrais absolument pas où le mettre mais je le trouve adorable)
  2. Sweat pour les retardataires (groupement que j’ai rejoint à mon grand désespoir et celui de mon mari ces derniers mois)
  3. Veste en tweed H&M (un petit air de Chanel sans vendre ses reins

4

4. Ce produit semble être une pure merveille : j’ai testé une application sur ma main, et ma peau était unifiée, beaucoup moins terne que sur l’autre main. A voir ce que ça donne sur  le visage, toute une journée, avec le maquillage.

5 & 6

5. Elle n’est pas WAHOUUU cette Apple Watch ? J’ai découvert l’option “choisir votre bracelet” sur le site d’Apple et je suis fan de celui en cuir framboise (allez-voir ! trop canon)

6. Bah quoi ?


7. Collier Adeline Affre 

Le traitre

Je ne pensais pas que ça m’arriverait si vite. Je me doutais bien que l’échéance approchait, que c’était inéluctable. Comme on dit, la roue tourne va tourner.

Pour autant, je me disait que j’étais encore loin de tout ça, que j’avais bien le temps d’y penser, que j’avais de la chance de ce côté là. Que c’était réservé aux autres pour le moment, que j’étais encore intouchable pour quelques années. Comme si j’étais une privilégiée.

Mais hier, tandis que je me préparais, je l’ai découvert.

Sournoisement, il s’est fait sa place. Et vu sa longueur, je pense qu’il est arrivé il y a un bon moment. En plus, il a choisi un endroit où on ne peut pas le rater.

Voilà, à l’aube de mes 32 ans, j’ai mon premier cheveux blanc. Et mon déguisement pour Halloween prochain (puisqu’il paraît qu’il y en a 10 qui repoussent si on l’arrache) :

Rendre le quotidien plus simple

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais j’ai mis un temps fou à trouver le bon moyen pour gérer notre paperasse.

Au départ, j’avais opté pour un trieur (genre, au tout début de notre vie commune, comme si tout allait pouvoir tenir dedans #naïve). Ensuite, j’ai choisi des pochettes cartonnées mais ça ne se tenait pas et c’était galère d’aller chercher un document, tout se mélangeait.

Alors voici la solution que j’ai trouvée et qui me convient parfaitement (limite, je suis contente de devoir chercher un papier pour relever le challenge haut la main) :

A l’intérieur, j’ai mis des intercalaires pour m’y retrouver facilement :

Mais ma vraie botte secrète, c’est mon classeur “Famille” : j’ai imprimé via ce site (que je vous conseille pour tout ce qui touche à l’organisation, il est top) des fiches pour classer tout ce qui concerne les membres de notre famille. Dans ce classeur, il y a une pochette transparente “Attestation Sécurité Sociale” et nous avons les quatre attestations dedans. Pareil pour les attestations d’assurance, les ordonnances que l’on doit garder. Chaque membre de la famille a une pochette avec ses photos d’identité, les filles ont dedans leurs étiquettes à coller sur les vêtements… Je ne vais pas tout décrire car cela reste personnel, mais je gagne un temps fou quand on me demande une pièce justificative :

Sur Pinterest, vous trouverez des tonnes d’idées et de jolis printables pour rendre cet aspect du quotidien moins austère et plus joli !

Et vous, comment avez-vous choisi de vous organiser ?

Un an sous un nouveau nom

Non, ce n’est pas moi.
(Crédit photo : Rime Arodaky)

Une des principales raisons pour me marier était le fait de porter enfin le même nom tous les quatre. Après, j’ai vite été éblouie par le choix de la de mes robes, les épingles Pinterest (d’ailleurs si vous souhaitez y jeter un oeil, c’est par ici) et tout ce qui fait des préparatifs une très jolie période.

Nous vivions alors ensemble depuis plus de dix ans et il était pesant de devoir toujours justifier “je suis la maman de …., si si, regardez sur le livret de famille”.

Et puis, porter le même nom que l’homme de sa vie, je trouve ça très joli (je me demandais à partir de quand j’allais tomber dans la guimauve, le suspens vient de prendre fin).

Dès le lendemain de notre mariage, j’ai créé mon adresse email (et découvert que j’avais une homonyme alors que ça ne semblait pas forcément évident au départ quand on associe mon prénom et mon “nouveau” nom). Et c’est avec empressement que j’ai entrepris les démarches afin de changer ma carte d’identité juste après le jour J. Je me souviens de ma grande fierté en allant la récupérer.

Mais je dois avouer qu’il est super bizarre, après plus de trente ans à s’appeler d’une certaine manière, de changer de patronyme. Pendant pas mal de semaines, je marquais un temps d’arrêt quand on me demandais mon nom.

Pour la vie professionnelle, j’ai choisi de ne pas en changer avec mes anciens contacts afin de ne pas avoir à m’étaler sur ma vie quand je les ai en ligne. Avec les nouveaux, je ne me pose pas la question, je donne mon nom de femme mariée.

C’est assez bizarre à expliquer, mais j’avais l’impression d’usurper une identité qui n’était pas la mienne.

Vous me direz : “tu n’avais qu’à garder le tien”. Oui mais nom. Je voulais absolument m’appeler comme Lui et nos enfants.

Nous venons de fêter nos noces de coton (merci pour les gentils messages reçus, c’est super touchant), maintenant je suis bien habituée à être Madame “Lui”.

D’ailleurs, pour fêter cette première année, j’aimerais enfin prendre le temps de réaliser ce petit cadre adorable (cette idée vient de ce site).

Et vous, avez-vous choisi de prendre le nom de votre moitié ?