Cette cruelle ambivalence

Ces deux dernières semaines, j’ai été une maman “à la maison”. J’ai été présente aux sorties d’école, à la piscine, j’ai senti mon coeur gonfler en voyant ces yeux s’illuminer en me voyant à 16h30. Je rêvais de cela, moi qui ne peut jamais les récupérer avant 18h.

Et pourtant…. je rêve maintenant de souffler. De prendre une grande, très grande inspiration et de laisser l’air sortir tout doucement, comme pour dégonfler mon ballon de patience qui commence à saturer.

Mais je ne comprends pas, je devrais être la plus heureuse au monde de passer du temps avec mes enfants, je me plaignais de courir après le temps il y a encore un mois. Finalement, on dirait que cette vie là n’est pas faite pour moi.

Mais alors pourquoi mon coeur se serre quand je pense aux prochaines semaines durant lesquelles je vais devoir m’investir à fond dans un nouveau poste ? Je ressens déjà le manque d’elles, la nostalgie des goûters pris dans la cuisine en faisant les devoirs. Dès que la vague me submerge, je propose un puzzle, ou un livre et je plonge mon nez dans leurs cous pour les sentir et capturer leurs senteurs. Je me shoote. Pour prévenir la période de sevrage qui commence lundi.

Suis-je la seule à ressentir toute cette ambivalence ?

Une autre forme de lâcher prise

On lit un peu partout depuis plusieurs années que la tendance est au “lâcher-prise”, qu’une maison désordonnée est une maison qui vit et où les gens sont heureux. On entend qu’il ne faut pas se mettre la pression sur les tâches ménagères, sinon on risque le burn out. On entend aussi beaucoup parler de Marie Kondo et son tri drastique de la maison.

On lit tout et n’importe quoi. Bien sur, j’ai plongé la tête la première dans la tendance. Moi aussi, j’ai essayé de moins me prendre la tête si la maison n’était pas au carré. J’en ai même parlé ici ! J’ai pris de recul, je me suis dit que mes filles avaient besoin de s’amuser et que j’étais trop rigide.

assumer qui on est

Seulement voilà : ce n’était pas moi. Moi, j’aime que ma maison soit ordonnée. J’assume le fait de regarder avec fierté le travail accompli quand tout brille comme j’aime et que chaque chose est à sa place. Je n’aime pas que mon mec le fasse, c’est mon truc à moi. Je me sens mal quand ce n’est pas rangé chez nous. Chez les autres, je m’en contre-fiche. Mais pas chez moi. Et si je ne me sens pas à l’aise chez moi, ça commence à bugger là-haut. En pensant que je m’épuisais pour rien à vouloir contrôler le rangement, j’ai négligé ce qui me faisait du bien à moi et je me suis épuisée à lutter pour être quelqu’un que je ne suis pas.

commencer par savoir ce qu’il nous faut

Partie de ce constat, j’ai réussi à accepter qu’on était tous différents et que j’avais le droit de ne pas faire comme ceux qui “ne se prennent pas la tête”. Puisque justement, si je ne m’écoute pas, je me la prends bien, la tête. Alors je m’organise un peu chaque jour pour ne pas être submergée et j’ai mis en place depuis pas mal de temps des règles de vie à la maison :

*on range ce qu’on a sorti dès qu’on a fini

*les pièces du rez-de-chaussée ne sont pas une salle de jeux (nous ne sommes pas non plus des nazis, les filles ont le droit de descendre leurs jouets mais doivent les remonter et les remettre à leur place)

*je ne me couche pas dans une maison en bordel.

les enfants sont-ils malheureux dans une maison rangee ?

Comme évoqué plus haut, on entend très souvent qu’il vaut mieux grandir dans une maison “qui vit” et qu’il est plus important de passer du temps en famille à jouer. Je joue avec mes enfants, nous faisons des sorties, nous cuisinons. Je ne pense pas que porter de l’importance au rangement soit un frein à l’épanouissement familial (et c’est valable pour l’inverse ! Si une famille se sent bien dans une maison moins ordonnée, grand bien lui en fasse !). En revanche, je pense que vivre dans un environnement qui nous plait et nous apaise nous permet de nous sentir bien dans nos baskets. Et, par ricoché, que tout le monde se sente bien.

Alors finalement, est-ce que le lâcher prise, ce ne serait pas assumer d’être ce qu’on est et ce qui nous fait du bien ? 

Je vous souhaite une excellente semaine, qu’elle soit ordonnée ou complètement freestyle 🙂

Le challenge 2019 #untempspourmoi

C’est très tendance de dire qu’on ne dressera pas de liste de bonnes résolutions (j’avais d’ailleurs écrit un billet en ce sens il y a quelques années). Mais comme j’aime bien faire les choses à ma sauce, j’ai décidé ce matin de m’en fixer une.

Cela m’est venu dans la salle de bain, dans laquelle j’ai passé près d’une heure à faire tout ce que j’avais remis à plus tard pendant trop de semaines (redessiner mes sourcils, me faire un masque, m’épiler…). J’avais toujours une bonne excuse : le linge, le rangement, les filles, finalement tout passait avant ce qui m’aurait fait du bien. Hé bien pendant cette petite parenthèse beauté, ô miracle ! La Terre ne s’est pas arrêtée de tourner et moi je suis re-sortie détendue et ravie !

Alors je me suis proposé à moi-même de faire ça chaque premier week-end du mois. Et je vous propose de me rejoindre, on pourrait se partager notre façon  de prendre du temps pour nous avec le hashtag #untempspourmoi. Et après tout, je me dis que ça pourrait devenir pour moi hebdomadaire afin de faire du sport, lire, méditer, faire du yoga….

Ca vous dit ? Je conclus en vous souhaitant de ne tirer que le meilleur de 2019, même quand il y aura des bons coups durs (puisqu’on sait bien qu’il y en aura).

XoXo

Ce que je veux leur transmettre

Souvent, avant d’avoir des enfants, on se demande ce qu’on pourra leur léguer spirituellement parlant. On évoque souvent les valeurs, les principes, l’amour… Depuis que je maman, j’ai affiné mes idées.

Ce qui est formidable lorsque les enfants grandissent, c’est de pouvoir discuter avec eux des choses de la vie, d’échanger sur ce qu’on ressent.

Toute à l’heure, l’évidence m’est apparue. Moi, maman de deux petites filles, voici ce que je veux leur transmettre :

*on a le droit de se tromper, de faire mal les choses car c’est comme cela qu’on apprend

*on a le droit de ne pas être d’accord et de le dire

*on peut tout dire dans la vie, mais pas n’importe comment

*on peut aimer la musique classique et en même temps, le jazz, la soul et le rock (Freddiiiiiie !)

*on peut danser comme si personne ne nous regardait

*on doit former une équipe en famille et compter les uns sur les autres

*on doit soutenir sa soeur, l’aider, l’aimer, toujours. Quand nous, parents, ne seront plus là, elles seront là l’une pour l’autre

*il n’y a jamais rien de réellement grave, finalement. Et tout finit toujours pas s’arranger.

*il y a toujours des solutions

*le bonheur, le vrai, se trouve dans les choses les plus simples : une balade, un gâteau fait maison, être tous ensemble, partager un bon repas… profiter de la vie, tout bonnement.

Voilà, ce billet sera sûrement mal référencé, le SEO est nul mais il vient du coeur et j’avais profondément envie de le partager avec vous. Il manque pleiiiiiiin de choses mais c’est ce qui m’est venu spontanément.

Et vous, que souhaitez-vous leur transmettre ?

Que cherche-t-on sur Instagram ?

J’ai lu cette semaine un article de Madame Le Figaro sur “La mère parfaite sur Instagram”.On peut se demander si la journaliste avait eu un différent avec l’une des bloggueuses pointées ici, car elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Mais surtout, je ne comprends pas l’intérêt de balancer les comptes qui la gênent. Quoiqu’il en soit, je me suis dit que cette histoire n’était pas si simple.

Les styles qui plaisent sur instagram

En effet, à mon tout petit niveau, je partage des photos de la vraie vie sur mon feed IG. Je ne prends pas le temps de mettre en scène mes photos, ni de les retoucher. Et mon nombre d’abonnés demeure bien bas, à peine 400 (contre plus de 100k pour les plus célèbres !).

En revanche, les comptes dont il est question dans l’articles et la grande majorité de ceux qui rencontrent un grand succès ont un point commun : les photos sont mises en scène, travaillées, on se doute bien que c’est posé (sérieusement, qui peut faire du premier coup une photo avec ses enfants qui regardent l’objectif en même temps, sans cligner des yeux ou grimacer ?).On y voit effectivement des enfants coiffées avec de belles couronnes de fleurs, des looks assortis absolument adorables. Et ça marche. On le voit bien au nombre de likes et de commentaires. On le voit aussi avec les sponso assez récurrents. Bizarrement, quand je poste une photo de mes crèpes dans ma Téfal, ça fait moins mouche.

a la recherche du beau ?

Alors finalement, est ce que ce n’est pas (un peu) ce qu’on cherche sur IG ? C’est tout de même agréable de voir de beaux clichés. Bien évidemment, il faut prendre du recul, se dire que derrière ces jolies images il y a probablement du pétage de plombs, des caprices d’enfants et des ras le bol.

Le serpent se mord la queue : ça énerve car ça semble parfait, mais on suit pour voir, puis les marques s’y intéressent et le succès continue de grandir. Est-ce qu’une grande marque s’arrêtera sur mon tout petit compte pour y lancer un superbe concours, alors qu’il n’y a aucune uniformité dans mon feed, que j’ai très peu d’abonnés et que les photos sont très “madame tout le monde” ? Je ne pense pas. Est ce qu’une marque choisira un compte plus travaillé, avec un réel univers et de belles photos qui montrent essentiellement du beau et qui inspirent les followers (et se sentir un peu nulle aussi niveau personal branding, on a le droit de le dire) ? Très probablement.

Aujourd’hui, IG est devenu LE social media incontournable, ce n’est plus le simple outil de partage de photos.

Bien évidemment, il y a aussi des profils à forte communauté avec des photos plus vraies, et heureusement ! Je pense à La reine de l’iode, Maman Bavarde, Madame Floutch… Et vous me direz, Celeste Barber a pris le mouvement à contre courant. Certes. Mais la plupart des comptes à succès sont travaillés, ce n’est plus juste de l’instantané. C’est le jeu, c’est le business des réseaux sociaux !

Moi, ça ne me gêne pas. Et vous ?

PS : si vous voulez suivre mes folles aventures, c’est par ici ! (je progresse en personal branding, oui oui)

Un petit troisième, pour la route / La pression du troisième enfant

Depuis que Little O a eu deux ans, je n’ai eu de cesse d’entendre la fameuse question-pression : “et alors, le troisième, c’est pour quand ? Vous ne voulez pas essayer d’avoir un garçon ?”

Alors j’avais envie de remettre l’église au milieu du village. Avant de commencer, je tiens à préciser que tout ce qui suivra n’engage que moi, que je ne jette pas la pierre à ceux qui pensent ou font différemment (je les respecte complètement !) et que je suis libre de mes envies.

tenter “le garçon”

Tout d’abord, je ne fais pas d’enfant dans le simple et unique but d’avoir un garçon. Effectivement, j’avais toujours pensé avoir un fils après ma fille aînée, mais visiblement mon instinct s’est un peu foiré sur ce coup là. J’ai eu un peu de mal à admettre que je n’aurais a priori pas de fils, mais je ne me suis jamais dit “j’essaierai encore une fois après, ça marchera peut être”.

Tout recommencer

Ensuite, je n’ai plus envie de revivre avec un nouveau né. Bien évidemment, je les trouve absolument craquants. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai rencontré un petit bout d’homme absolument adorable, j’étais toute fondue. Hier encore, j’ai craqué en découvrant les photos d’une petite princesses toute nouvelle. On m’a dit “ça donne envie, hein ?”. Hum… pour ma part, non. Je n’ai plus envie de vivre les nuits coupées, voire blanches, les réveils à l’aube, les dents, les angoisses du soir, mes angoisses, le baby blues, le flip de la MSN, me demander pourquoi les pleurs, pourquoi les coliques… Pour moi, cette époque est révolue.

passer à autre chose

Bien évidemment, faire mes enfants sera la plus belle expérience de ma vie. Et maintenant, je souhaite aborder de nouveaux projets, notamment professionnels. J’ai toujours fait le choix de privilégier ma vie de famille vs mon évolution professionnelle. Tandis que mes filles grandissent, je peux penser à de nouveaux challenges. Evidemment, il y a des mamans qui réussissent à tout mener de front, qui évoluent dans leurs carrières sans aucun freins. Tant mieux pour elles, je suis admirative ! Mais à mon niveau je n’ai pas su faire.

avoir du temps pour soi / son couple

Quand je vois le casse-tête pour réussir à se dégager quelques jours en amoureux, ou encore quand je me plains de ne pas pouvoir faire plus de choses pour moi, je me dis que deux enfants, c’est bien suffisant pour moi. Encore une fois, j’admire les mamans qui ont plus d’enfants que moi, en travaillant (ou pas d’ailleurs), qui peuvent s’accorder du temps… Pour ma part c’est une grosse organisation, j’y arrive parfois avec du mal, parfois facilement, et je n’ai pas envie de changer ce mode de vie.

Alors voilà, to put it in a nutshell, je voulais juste dire qu’on n’est pas obligés de faire un troisième enfant quand on en a deux du même genre ; que famille nombreuse ne rime pas avec heureuse chez tout le monde et qu’on a le droit de dire qu’on n’en veut plus. Ce n’est pas une honte, c’est un fait.

Comment voyez-vous la chose ?

 

Celle qui est passée à côté du film

Vous n’avez sans doute pas échappé à la folie autour du film de Bradley Cooper, A star is born. Grande fan de Lady Gaga, j’avais hâte de découvrir la bande annonce et je me souviens ne pas avoir été particulièrement emballée.

Malgré tout, à la rentrée j’ai écouté la bande originale que j’ai adorée, j’ai lu des critiques unanimes sur la beauté du film et je me suis dit “pourquoi pas”.

Je dois avouer que j’ai été complètement transportée par la prestation de Lady Gaga lors de sa première montée sur scène, et pour la scène finale. Je me souviens des larmes qui coulaient sans pouvoir les retenir, je l’ai trouvée bouleversante.

Mais… malgré les très belles images du film et les belles interprétations des acteurs, je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais espéré. J’ai trouvé qu’il y avait trop de longueurs et que les points majeurs du film n’étaient pas assez approfondis. Je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire, à ce genre de fin et comme je ne suis pas montée dans le train dès le départ, j’avais un goût un peu amer en sortant de la salle.

Oui, j’ai été émue, mais je ne dirais pas que c’est un chef d’oeuvre comme j’ai pu le lire. Je me souviens du même ressenti pour Alabama Monroe… Une histoire poignante mais je ne saurais expliqué pourquoi je n’ai pas réellement aimé.

Et vous, avec quel film avez-vous déjà ressenti ça ?

Caroline Receveur, icône de la mère moderne ou mère perchée ?

J’ai vu passer ce week-end pas mal de commentaires au sujet d’un article publié par Caroline Receveur, dans lequel elle parle de la venue de son bébé. Je ne la connais pas spécialement, je ne l’affectionne pas particulièrement  mais je suis admirative de sa réussite et j’aime bien son style (et surtout, on a le même sac, alors la fashionista en moi peut dormir tranquille). Dans les grandes lignes,  elle explique ses choix en matière d’accouchement, de gestion du quotidien avec un nouveau-né, et d’allaitement.

Tout au fil de son article, elle précise qu’elle ne veut influencer (même si rappelons tout de même que c’est son job) / convaincre personne, mais qu’elle fait juste part de son expérience. Comme chaque blogueuse le fait. Bien évidemment, comme chaque blogueuse qui existe, elle s’expose à la critique. J’ai donc lu beaucoup de commentaires jugeant tous ses choix. Et ce qui me perturbe, c’est qu’on nous parle de bienveillance partout sur la blogosphère, que le développement personnel et l’affirmation de soi sont omniprésents mais les réactions poussent à penser le contraire.

La césarienne de confort 

Tout d’abord, concernant son choix d’avoir une césarienne : où est le problème, si son docteur est d’accord ? On dit qu’il faut préparer son projet de naissance et le faire respecter. Si le fait d’accoucher par voie basse l’effraie, en quoi cela dérange qu’elle ait une césarienne ? Je ne saisis jamais le besoin d’autrui de dire “moi, je ferais comme ça”, ou encore “elle ne devrait pas penser ainsi”. Quel est le souci ? Oui, il s’agit d’une intervention chirurgicale mais encore une fois, s’il y l’aval des professionnels, pourquoi aller à l’encontre de ce qu’elle veut ? Vaut-il mieux forcer à quelqu’un à accoucher comme elle ne le veut pas et faire de ce jour un éventuel traumatisme ?

La nurse pour l’aider la nuit

Ensuite, elle a expliqué avoir engagé une nurse de nuit. Là encore, quelle honte ! J’ai pu lire “quand on fait des enfants, on les assume“. Soit. A-t-elle dit qu’elle a laissé quelqu’un s’occuper H24 de son fils ? Qu’en est-il des familles où la mamy vient passer quelques jours à la maison pour soulager la nouvelle maman ? Ma mère est venue m’épauler à la naissance Little O et je ne l’en remercierai jamais assez. Ok, elle ne gérait pas les nuits, mais elle était en charge de l’intendance. Et elle me relayait parfois quand je devais me reposer.

J’ai également pu lire qu’elle aurait du s’arrêter plus longtemps pour rester avec son fils plutôt que de dépenser ses sous pour une nurse. En effet, elle explique qu’étant entrepreneure, elle n’a pas pu s’arrêter trop longtemps. Les personnes qui la jugent connaissent-elles son quotidien ? Ses contrats ? Ses besoins financiers ? Ce n’est pas parce qu’on est  à son compte qu’on peut tout se permettre.

Personnellement, je trouve intéressant de voir une maman affirmer ses choix, montrer qu’on peut avoir un enfant sans avoir cette impression de sacrifice. C’est une façon moderne de voir les choses. Et je suis déçue de lire autant de commentaires malveillants. Effectivement, elle est peut être loin de la réalité de la plupart d’entre nous mais l’idée de faire ce qui nous semble le mieux et de solliciter de l’aide ne semble pas si déconnecté de la réalité !

Critiquerais-je une maman qui allaite à la demande en lui disant qu’elle est esclave de son enfant parce que moi, j’ai choisi le biberon ? Très sincèrement, non.

Et j’espère honnêtement que les mœurs évolueront.

Pourquoi est-ce si dur de les voir grandir ?

Crédits : Pamela N. Martin

Il y a quelques mois, j’ai participé à l’émission Grand Bien Vous Fasse sur France Inter, qui m’avait contactée au sujet de mon angoisse du temps qui passe (allô Détresse Amitié ?). Je n’avais pas grand chose à dire ce jour là, car c’était de l’ancienne histoire pour moi.

Je pensais sincèrement m’être soignée et avoir laissé derrière moi cette vilaine période où les larmes montaient à mesure que le calendrier avançait. Et pourtant… Peut être est-ce le fait que Little O vient d’entrer à l’école, ou que ma grande s’émancipe de plus en plus (alors que j’avais tellement attendu ce moment !). Toujours est-il que mon ami le spleen est revenu toquer à ma porte. Oh, j’arrive à le chasser rassurez-vous ! Mais il est assez tenace et vient parfois me murmurer à l’oreille qu’il ne me lâchera pas de si tôt.

Parce que l’évidence, c’est qu’en les voyant grandir, je me vois vieillir aussi. Que la vie passe à une vitesses assez folle passé la vingtaine, surtout quand on commence à travailler. Bien évidemment, je profite de chaque précieux moment, qu’il soit ordinaire ou un peu plus exceptionnel. Mais j’ai souvent l’impression que c’est en sursis.

C’est flippant, non, de se dire qu’on prend de l’âge ? Un peu comme si on avait un gros gâteau devant nous, et que nous en mangions un peu chaque jour.

J’ai du mal à accepter qu’un jour, il ne restera plus qu’une toute petite part.

Et chez vous, comment se gère le temps qui passe ?

Rien de spécial !

Copyright Rudolf Vlcekpxcm

Si on me demandait ce que j’ai fait ce week-end, je dirais “rien de spécial“. En effet, après un dîner fort sympathique vendredi soir, à la suite duquel nous nous sommes couchés à une heure particulièrement indécente pour des parents responsables (hum hum), nous avons pleinement profité de nos deux jours off.

Et finalement, on a fait plein de trucs qui ont rendu ce week-end spécial : des siestes, de la cuisine, des photos pour la boutique, du shopping pour les futurs travaux, de la peinture avec les filles, des essayages en vue d’un mariage, un plateau de sushis, Danse avec les stars, un bain dans les éclats de rire de deux petites chipies, des tresses pour avoir les cheveux ondulés au petit matin, des crêpes…

Même si ce n’était rien de fou, ça fait tellement de bien ! C’est dans ces moments-là qu’elles se créent leurs souvenirs pour quand elles seront plus grandes. C’est dans ces souvenirs que je leur souhaite de puiser quand elles auront besoin d’inspiration ou de se sentir bien.

Je vous souhaite une excellente semaine en espérant que votre week-end fut spécial, à sa manière.