Le « bon »finement

On y est…. confinement pour une durée encore indéterminée (même si on murmure assez fort qu’on en a pour 45 jours).

Après les blagues sur le fait de se retrouver enfermés pendant tout ce temps (certaines sont d’ailleurs très drôles !), il a fallu se rendre à l’évidence : cette période va être looooongue.

Mais nous avons décidé de la mettre à profit. Tout d’abord nous avons la chance d’être en maison avec jardin. Avec le beau temps qu’il a fait cette semaine, ce fut plus qu’appréciable. Les enfants s’y inventent des histoires et nous pouvons bosser à l’intérieur. Je dois d’ailleurs avouer que j’ai un peu craqué au niveau du ménage…. oui parce que des journées à rester au même endroit ça te fait faire des trucs bizarres (comme nettoyer le carrelage mural de la salle de bain ou encore l’intérieur des prises).

Au moins, la Monica Geller en moi se sent accomplie. L’objectif principal de cette période est de continuer le sport pour ne prendre 1 kilo par jour (quoi j’exagère ?). Pour le moment, je n’ai pas commencé les recettes de gâteaux. J’attends….. on mange équilibré, je fais du sport et des étirements avec les enfants. De quoi limiter la casse à 500 grammes / jour :-p

Mais comme dit ma grande : ça fait du bien de se retrouver en famille et de prendre le temps de profiter de la maison. C’est le « bonfinement ». On sait bien, que ce ne sont pas des vacances. Personnellement j’ai choisi de prendre ça comme une opportunité de rester en bonne santé et de protéger les autres. Et puis, je me plains toujours de ne pas avoir assez de temps : là, j’en suis RICHE ! Même blindée…. un jour, tout ceci ne sera qu’un lointain souvenir. J’espère que cette situation inédite ne se répétera pas. Alors pour le moment, j’en profite.

Restons chez nous… plus on respectera cette mesure, moins on devra s’y contraindre.

Bon courage à tous !

Mes astuces bonne humeur

bonne humeur

Crédit photo : Westend61

Haaaa, la bonne humeur ! Avec le temps souvent maussade et la course quotidienne, pas toujours facile de garder la pêche et le moral.

Alors j’ai mis en place quelques petits trucs qui me permettent de garder le sourire et de ne pas broyer du noir !

*Ecouter une playlist entraînante : pour ma part, je choisis celle électro sur Spotify, car ça bouge, il n’y a pas de chansons avec des textes qui me font trop réfléchir, ni de musiques qui me rappellent des souvenirs et me foutent les boules

*Se faire belle, sans que ça prenne des heures non plus : juste un petit peu de rouge à lèvres, ou encore un petit accessoire qui met en valeur une tenue, et le tour est joué

*Faire du sport : c’est prouvé, se bouger fait du bien au moral en plus de nous tonifier

*Eviter les programmes qui plombent le moral (dixit la fille qui s’est maté Légendes d’automne pour finir en pleurs comme à chacun des centaines de précédents visionnages)

*Manger équilibré : si je mange trop gras / trop sucré / trop salé, je ne me sens pas bien, lourde et au ralentis. Et plus on est raplapla, moins on a la pêche…

*Ne pas hésiter à se faire un bon gâteau : il y a bien de recettes sympa et healthy. J’adore préparer des goûter pour ma petite famille, et me faire plaisir en mangeant un bon gâteau

*Faire des câlins : à son chéri, ses enfants, ses amis… ça aussi, c’est prouvé ! C’est bon pour la santé !

*DORMIR : la base pour démarrer une journée du bon pied

Et toi, c’est quoi tes tips bonne humeur ?

La playlist de la honte

Il y a des gens qui n’écoutent que des morceaux nouveau, que des chansons d’un style bien particulier, et surtout pas des trucs commerciaux. Et puis… il y a moi.

Je l’avoue, j’adore écouter ma playlist Spotify de trucs que je préfère tout de même écouter les vitres bien fermées, mais en chantant à fond :

*Femme Like You de K.Maro

*Toutes les femmes de ta vie des L5

*Il avait les mots de Sheryfa Luna

*Tu m’oublieras de Larusso

*Dieu m’a donné la foi d’Ophelaïe

*Confessions nocturnes de Diams et Vitaa

*A fleur de toi de Vitaa

*En feu de Soprano

*Cendrillon du ghetto de Matt Houston

*Elle te rend dingue de Nuttea

*12/0013 de Matt Houston

Et toi, c’est quoi ta playlist de la honte ?

Pourquoi c’est si bien, This is us ?

Hier soir, tandis que je pleurais à chaudes larmes sur le canapé devant le dernier épisode de This is us, mon chéri m’a demandé ce que j’aimais dans cette série.

C’est pour moi l’une des meilleures !! Le réalisateur a d’ailleurs tournée le magnifique film Seule, la vie, qui m’a fait pleurer environ 90% du temps de la projection (pire que Légendes d’automne et The Notebook, c’est dire…).

C’est beau, c’est touchant, c’est bouleversant. Ca parle d’une famille de triplés, qui ont maintenant 40 ans et vivent leurs vies en se rappelant les faits de leur enfance qui ont fait ce qu’ils sont aujourd’hui (comme nous tous, en fin de compte). Les interprétations sont toujours justes, les personnages aussi agaçants pour certains qu’attachants… Et on comprend grâce aux flashbacks pourquoi ils en sont là aujourd’hui.

J’apprécie aussi le fait que la plupart des acteurs jouent leurs rôles en mode ‘jeune’ et en mode ‘vieux’, cela crée une vraie cohérence (comme pour le film Boyhood).

Les musiques sont belles, certes c’est parfois un peu long mais c’est nécessaire pour bien comprendre les différentes psychologies des personnages.

Si vous aimez les belles émotions, les histoires de lien familial, c’est pour vous !

Instagram VS ma vie

instagram vs reality

Crédit photo : Celeste Barber

J’ai vu ce WE un sketch de  Florence Foresti au sujet d’Instagram et comme à son habitude, elle a visé juste. Non mais c’est vrai ! Si je fais ma vie VS Instagram au premier degré, il y a de quoi déprimer sévèrement…

Il y a les fit girls super gaulées qui arrivent à te faire oublier à quel point tes efforts à la salle paient. #onlâcherien

Il y a celles qui ont toujours bonne mine, qui semblent avoir 10 ans de moins que toi (alors que non), alors que si essaies de faire un effort de maquillage, tu ressembles à ET pendant sa soirée d’Halloween #makedown

Il y a ceux qui font des plats et des desserts qui te font trop envie, mais si toi tu essaies, ça ne ressemble à rien (true story : cette semaine j’ai voulu faire une recette de soupe qui était orange sui la photo, hé bien la mienne était verte).  #topchef

Il y a les déco de maison témoin, dans des surfaces avoisinant celles d’un entrepôt, avec des détails dignes d’un professionnel. Et le pire, c’est le hashtag “diy”, ou encore “action”. Non parce que personnellement, quand je vais chez Action, je ne trouve jamais ce genre de trucs pour décorer ma maison. Mais les gens d’IG savent dénicher l’objet rare ou bien sublimer le banal. #essaieencore

Il y a les blogueuses qui ont des milliers de followers. Elles sont arrivées avant-hier (j’exagère à peine ^^) alors que toi, t’avoisines la décennie sur la toile et tu n’en a même pas 500. #echec

Il y a ceux qui sont toujours en vacances. Pas au chômage dans la Creuse hein. Ceux qui sont à Dubaï, aux Maldives, qui font des photos de folie furieuse dans des endroits ou tu n’iras peut-être jamais. Tu te demandes dans quoi ils bossent et là tu lis leur légende “tout ça, c’est grâce à vous” #globeloser

Il y a les nana super lookées avec du H&M, alors que tu penserais que ça sort de chez un créateur. Toi, tu mets tes fringues le matin et ça passe. Elles, on dirait qu’elles font la couv’ de Vanity Fair. #glamourunjour

Il y a les photos de couple ultra glamour. Toi, si tu arrives à avoir une photo où vous souriez en même temps & où les gosses ont bien cadré, tu peux t’estimer plus qu’heureuse. Eux, c’est le Festival de Cannes #patrick PASdemarchelier

Moralité : mieux vaut ne pas trop traîner sur IG !

“Ce n’est vraiment pas simple pour nous, les femmes” – concilier sa vie pro et perso

Je ne vous apprends rien, quand on est parents et surtout quand on est mère : il est difficile de concilier sa vie pro & sa vie perso.

Dernièrement, j’ai rencontré une nouvelle collègue hyper dynamique, qui semblait vouloir s’investir à fond dans ses nouvelles fonctions. Simplement, après une semaine de formation, elle a du mettre fin à son contrat. La raison ? Son enfant ne s’adaptait pas à la crèche. De plus, elle n’avait possibilité de ne le laisser que 4 jours par semaine. Alors elle a du partir, puisqu’elle ne pouvait pas se libérer chaque après midi pour aller le récupérer, et qu’elle n’avait pas de solution pour le jour OFF de la crèche.

Nous en avons bien évidemment parlé en interne, et ma N+1 a conclu en disant “non, vraiment, ce n’est pas simple pour nous, les femmes“.

Et c’est malheureusement tellement vrai ! On a beau dénoncer la charge mentale, assumer nos envies de travailler / avoir du temps pour nous, chercher à nous affranchir de nos rôles de mères… la société, les mentalités ne nous aident pas tant que ça. On démocratise le télétravail, mais pas partout. On regarde trop souvent de travers celles qui sont à temps partiel. On tousse quand la comptable pose un jour enfant malade, on râle si le gosse ne se remet pas vite. “Et le papa, il ne peut pas poser de jour ?”. Parlons-en ! Devinez pourquoi les papas ne posent souvent pas de jours OFF dans ces cas là : car ils ont bien plus souvent des postes à responsabilités ou sont tout simplement mieux payés, et qu’il n’est pas toujours évident de sacrifier plusieurs jours de salaires quand on n’a plus de CP.

concilier vie pro vie perso

Oui, Michel, je vous prépare le compte-rendu et j’arrive

La verité, rien que la verité

Parfois je songe à donner des conférences auprès des classes en études supérieures pour leur dire ce qu’il se passe de l’autre côté du miroir, non pas pour les effrayer, mais pour les préparer et les armer :

“Ok les filles, vous étudiez pour faire un boulot qui vous plait. Une fois que vous l’aurez décroché (si vous y arriver), accrochez-vous après le retour du congé maternité ! Tout d’abord, ne laissez personne sous entendre que vous serez moins investie / productive. Et battez-vous pour votre famille, imposez vos choix, vos règles du jeu au travail. Montrer que vous êtes dans le game, et que vous êtes des guerrières.”

Est-ce que je rêve, ou est-ce que ça arrivera un jour ?

P.S : je sais que les pères sont investis dans la vie de famille (je glorifie mon mari chaque jour), le débat n’est pas là. J’espère que vous l’aurez compris !

Maman

Il y a celles qui sont en avance devant la grille le matin. Il y a celles qui sont toujours en retard ou qui oublient le carnet de santé chez le pédiatre.

Il y a celles qui pensent à faire le gâteau pour le carnaval. Celles qui sont toujours là à 16h30 même si elles aimeraient parfois être ailleurs. Il y a celles qui sont ailleurs mais qui aimeraient être là à 16h30.

Il y a celles qui crient, celles qui courent, celles qui foutent la honte, celles que tout le monde adore.

Il y a celles qui se demandent si elles font bien, celles qui doutent de tout ce qu’elles font, celles qui n’osent pas demander de l’aide, celles qui sont sûres de faire les bons choix.

Il y a celles qui pleurent quand on coupe les cheveux de leur bébé et celles qui sont pressées de les voir grandir.

Il y a celles qui versent leur larme en découvrant leur cadeau de fête des mères et celles qui se moquent des créations enfantines.

Il y a celles qui n’en peuvent plus d’entendre “Maman” à longueur de journée et celles qui donneraient leur vie pour l’entendre juste encore une fois.

Elles sont toutes différentes, avec leurs ambivalences.

Mais finalement, Elles sont toutes un peu Nous, non ?

Alors bonne fête aux mamans, quelles qu’elles soient <3

Cette cruelle ambivalence

Ces deux dernières semaines, j’ai été une maman “à la maison”. J’ai été présente aux sorties d’école, à la piscine, j’ai senti mon coeur gonfler en voyant ces yeux s’illuminer en me voyant à 16h30. Je rêvais de cela, moi qui ne peut jamais les récupérer avant 18h.

Et pourtant…. je rêve maintenant de souffler. De prendre une grande, très grande inspiration et de laisser l’air sortir tout doucement, comme pour dégonfler mon ballon de patience qui commence à saturer.

Mais je ne comprends pas, je devrais être la plus heureuse au monde de passer du temps avec mes enfants, je me plaignais de courir après le temps il y a encore un mois. Finalement, on dirait que cette vie là n’est pas faite pour moi.

Mais alors pourquoi mon coeur se serre quand je pense aux prochaines semaines durant lesquelles je vais devoir m’investir à fond dans un nouveau poste ? Je ressens déjà le manque d’elles, la nostalgie des goûters pris dans la cuisine en faisant les devoirs. Dès que la vague me submerge, je propose un puzzle, ou un livre et je plonge mon nez dans leurs cous pour les sentir et capturer leurs senteurs. Je me shoote. Pour prévenir la période de sevrage qui commence lundi.

Suis-je la seule à ressentir toute cette ambivalence ?

Une autre forme de lâcher prise

On lit un peu partout depuis plusieurs années que la tendance est au “lâcher-prise”, qu’une maison désordonnée est une maison qui vit et où les gens sont heureux. On entend qu’il ne faut pas se mettre la pression sur les tâches ménagères, sinon on risque le burn out. On entend aussi beaucoup parler de Marie Kondo et son tri drastique de la maison.

On lit tout et n’importe quoi. Bien sur, j’ai plongé la tête la première dans la tendance. Moi aussi, j’ai essayé de moins me prendre la tête si la maison n’était pas au carré. J’en ai même parlé ici ! J’ai pris de recul, je me suis dit que mes filles avaient besoin de s’amuser et que j’étais trop rigide.

assumer qui on est

Seulement voilà : ce n’était pas moi. Moi, j’aime que ma maison soit ordonnée. J’assume le fait de regarder avec fierté le travail accompli quand tout brille comme j’aime et que chaque chose est à sa place. Je n’aime pas que mon mec le fasse, c’est mon truc à moi. Je me sens mal quand ce n’est pas rangé chez nous. Chez les autres, je m’en contre-fiche. Mais pas chez moi. Et si je ne me sens pas à l’aise chez moi, ça commence à bugger là-haut. En pensant que je m’épuisais pour rien à vouloir contrôler le rangement, j’ai négligé ce qui me faisait du bien à moi et je me suis épuisée à lutter pour être quelqu’un que je ne suis pas.

commencer par savoir ce qu’il nous faut

Partie de ce constat, j’ai réussi à accepter qu’on était tous différents et que j’avais le droit de ne pas faire comme ceux qui “ne se prennent pas la tête”. Puisque justement, si je ne m’écoute pas, je me la prends bien, la tête. Alors je m’organise un peu chaque jour pour ne pas être submergée et j’ai mis en place depuis pas mal de temps des règles de vie à la maison :

*on range ce qu’on a sorti dès qu’on a fini

*les pièces du rez-de-chaussée ne sont pas une salle de jeux (nous ne sommes pas non plus des nazis, les filles ont le droit de descendre leurs jouets mais doivent les remonter et les remettre à leur place)

*je ne me couche pas dans une maison en bordel.

les enfants sont-ils malheureux dans une maison rangee ?

Comme évoqué plus haut, on entend très souvent qu’il vaut mieux grandir dans une maison “qui vit” et qu’il est plus important de passer du temps en famille à jouer. Je joue avec mes enfants, nous faisons des sorties, nous cuisinons. Je ne pense pas que porter de l’importance au rangement soit un frein à l’épanouissement familial (et c’est valable pour l’inverse ! Si une famille se sent bien dans une maison moins ordonnée, grand bien lui en fasse !). En revanche, je pense que vivre dans un environnement qui nous plait et nous apaise nous permet de nous sentir bien dans nos baskets. Et, par ricoché, que tout le monde se sente bien.

Alors finalement, est-ce que le lâcher prise, ce ne serait pas assumer d’être ce qu’on est et ce qui nous fait du bien ? 

Je vous souhaite une excellente semaine, qu’elle soit ordonnée ou complètement freestyle 🙂

Le challenge 2019 #untempspourmoi

C’est très tendance de dire qu’on ne dressera pas de liste de bonnes résolutions (j’avais d’ailleurs écrit un billet en ce sens il y a quelques années). Mais comme j’aime bien faire les choses à ma sauce, j’ai décidé ce matin de m’en fixer une.

Cela m’est venu dans la salle de bain, dans laquelle j’ai passé près d’une heure à faire tout ce que j’avais remis à plus tard pendant trop de semaines (redessiner mes sourcils, me faire un masque, m’épiler…). J’avais toujours une bonne excuse : le linge, le rangement, les filles, finalement tout passait avant ce qui m’aurait fait du bien. Hé bien pendant cette petite parenthèse beauté, ô miracle ! La Terre ne s’est pas arrêtée de tourner et moi je suis re-sortie détendue et ravie !

Alors je me suis proposé à moi-même de faire ça chaque premier week-end du mois. Et je vous propose de me rejoindre, on pourrait se partager notre façon  de prendre du temps pour nous avec le hashtag #untempspourmoi. Et après tout, je me dis que ça pourrait devenir pour moi hebdomadaire afin de faire du sport, lire, méditer, faire du yoga….

Ca vous dit ? Je conclus en vous souhaitant de ne tirer que le meilleur de 2019, même quand il y aura des bons coups durs (puisqu’on sait bien qu’il y en aura).

XoXo