Que cherche-t-on sur Instagram ?

J’ai lu cette semaine un article de Madame Le Figaro sur “La mère parfaite sur Instagram”.On peut se demander si la journaliste avait eu un différent avec l’une des bloggueuses pointées ici, car elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Mais surtout, je ne comprends pas l’intérêt de balancer les comptes qui la gênent. Quoiqu’il en soit, je me suis dit que cette histoire n’était pas si simple.

Les styles qui plaisent sur instagram

En effet, à mon tout petit niveau, je partage des photos de la vraie vie sur mon feed IG. Je ne prends pas le temps de mettre en scène mes photos, ni de les retoucher. Et mon nombre d’abonnés demeure bien bas, à peine 400 (contre plus de 100k pour les plus célèbres !).

En revanche, les comptes dont il est question dans l’articles et la grande majorité de ceux qui rencontrent un grand succès ont un point commun : les photos sont mises en scène, travaillées, on se doute bien que c’est posé (sérieusement, qui peut faire du premier coup une photo avec ses enfants qui regardent l’objectif en même temps, sans cligner des yeux ou grimacer ?).On y voit effectivement des enfants coiffées avec de belles couronnes de fleurs, des looks assortis absolument adorables. Et ça marche. On le voit bien au nombre de likes et de commentaires. On le voit aussi avec les sponso assez récurrents. Bizarrement, quand je poste une photo de mes crèpes dans ma Téfal, ça fait moins mouche.

a la recherche du beau ?

Alors finalement, est ce que ce n’est pas (un peu) ce qu’on cherche sur IG ? C’est tout de même agréable de voir de beaux clichés. Bien évidemment, il faut prendre du recul, se dire que derrière ces jolies images il y a probablement du pétage de plombs, des caprices d’enfants et des ras le bol.

Le serpent se mord la queue : ça énerve car ça semble parfait, mais on suit pour voir, puis les marques s’y intéressent et le succès continue de grandir. Est-ce qu’une grande marque s’arrêtera sur mon tout petit compte pour y lancer un superbe concours, alors qu’il n’y a aucune uniformité dans mon feed, que j’ai très peu d’abonnés et que les photos sont très “madame tout le monde” ? Je ne pense pas. Est ce qu’une marque choisira un compte plus travaillé, avec un réel univers et de belles photos qui montrent essentiellement du beau et qui inspirent les followers (et se sentir un peu nulle aussi niveau personal branding, on a le droit de le dire) ? Très probablement.

Aujourd’hui, IG est devenu LE social media incontournable, ce n’est plus le simple outil de partage de photos.

Bien évidemment, il y a aussi des profils à forte communauté avec des photos plus vraies, et heureusement ! Je pense à La reine de l’iode, Maman Bavarde, Madame Floutch… Et vous me direz, Celeste Barber a pris le mouvement à contre courant. Certes. Mais la plupart des comptes à succès sont travaillés, ce n’est plus juste de l’instantané. C’est le jeu, c’est le business des réseaux sociaux !

Moi, ça ne me gêne pas. Et vous ?

PS : si vous voulez suivre mes folles aventures, c’est par ici ! (je progresse en personal branding, oui oui)

Un petit troisième, pour la route / La pression du troisième enfant

Depuis que Little O a eu deux ans, je n’ai eu de cesse d’entendre la fameuse question-pression : “et alors, le troisième, c’est pour quand ? Vous ne voulez pas essayer d’avoir un garçon ?”

Alors j’avais envie de remettre l’église au milieu du village. Avant de commencer, je tiens à préciser que tout ce qui suivra n’engage que moi, que je ne jette pas la pierre à ceux qui pensent ou font différemment (je les respecte complètement !) et que je suis libre de mes envies.

tenter “le garçon”

Tout d’abord, je ne fais pas d’enfant dans le simple et unique but d’avoir un garçon. Effectivement, j’avais toujours pensé avoir un fils après ma fille aînée, mais visiblement mon instinct s’est un peu foiré sur ce coup là. J’ai eu un peu de mal à admettre que je n’aurais a priori pas de fils, mais je ne me suis jamais dit “j’essaierai encore une fois après, ça marchera peut être”.

Tout recommencer

Ensuite, je n’ai plus envie de revivre avec un nouveau né. Bien évidemment, je les trouve absolument craquants. Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai rencontré un petit bout d’homme absolument adorable, j’étais toute fondue. Hier encore, j’ai craqué en découvrant les photos d’une petite princesses toute nouvelle. On m’a dit “ça donne envie, hein ?”. Hum… pour ma part, non. Je n’ai plus envie de vivre les nuits coupées, voire blanches, les réveils à l’aube, les dents, les angoisses du soir, mes angoisses, le baby blues, le flip de la MSN, me demander pourquoi les pleurs, pourquoi les coliques… Pour moi, cette époque est révolue.

passer à autre chose

Bien évidemment, faire mes enfants sera la plus belle expérience de ma vie. Et maintenant, je souhaite aborder de nouveaux projets, notamment professionnels. J’ai toujours fait le choix de privilégier ma vie de famille vs mon évolution professionnelle. Tandis que mes filles grandissent, je peux penser à de nouveaux challenges. Evidemment, il y a des mamans qui réussissent à tout mener de front, qui évoluent dans leurs carrières sans aucun freins. Tant mieux pour elles, je suis admirative ! Mais à mon niveau je n’ai pas su faire.

avoir du temps pour soi / son couple

Quand je vois le casse-tête pour réussir à se dégager quelques jours en amoureux, ou encore quand je me plains de ne pas pouvoir faire plus de choses pour moi, je me dis que deux enfants, c’est bien suffisant pour moi. Encore une fois, j’admire les mamans qui ont plus d’enfants que moi, en travaillant (ou pas d’ailleurs), qui peuvent s’accorder du temps… Pour ma part c’est une grosse organisation, j’y arrive parfois avec du mal, parfois facilement, et je n’ai pas envie de changer ce mode de vie.

Alors voilà, to put it in a nutshell, je voulais juste dire qu’on n’est pas obligés de faire un troisième enfant quand on en a deux du même genre ; que famille nombreuse ne rime pas avec heureuse chez tout le monde et qu’on a le droit de dire qu’on n’en veut plus. Ce n’est pas une honte, c’est un fait.

Comment voyez-vous la chose ?

 

Celle qui est passée à côté du film

Vous n’avez sans doute pas échappé à la folie autour du film de Bradley Cooper, A star is born. Grande fan de Lady Gaga, j’avais hâte de découvrir la bande annonce et je me souviens ne pas avoir été particulièrement emballée.

Malgré tout, à la rentrée j’ai écouté la bande originale que j’ai adorée, j’ai lu des critiques unanimes sur la beauté du film et je me suis dit “pourquoi pas”.

Je dois avouer que j’ai été complètement transportée par la prestation de Lady Gaga lors de sa première montée sur scène, et pour la scène finale. Je me souviens des larmes qui coulaient sans pouvoir les retenir, je l’ai trouvée bouleversante.

Mais… malgré les très belles images du film et les belles interprétations des acteurs, je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais espéré. J’ai trouvé qu’il y avait trop de longueurs et que les points majeurs du film n’étaient pas assez approfondis. Je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire, à ce genre de fin et comme je ne suis pas montée dans le train dès le départ, j’avais un goût un peu amer en sortant de la salle.

Oui, j’ai été émue, mais je ne dirais pas que c’est un chef d’oeuvre comme j’ai pu le lire. Je me souviens du même ressenti pour Alabama Monroe… Une histoire poignante mais je ne saurais expliqué pourquoi je n’ai pas réellement aimé.

Et vous, avec quel film avez-vous déjà ressenti ça ?

Caroline Receveur, icône de la mère moderne ou mère perchée ?

J’ai vu passer ce week-end pas mal de commentaires au sujet d’un article publié par Caroline Receveur, dans lequel elle parle de la venue de son bébé. Je ne la connais pas spécialement, je ne l’affectionne pas particulièrement  mais je suis admirative de sa réussite et j’aime bien son style (et surtout, on a le même sac, alors la fashionista en moi peut dormir tranquille). Dans les grandes lignes,  elle explique ses choix en matière d’accouchement, de gestion du quotidien avec un nouveau-né, et d’allaitement.

Tout au fil de son article, elle précise qu’elle ne veut influencer (même si rappelons tout de même que c’est son job) / convaincre personne, mais qu’elle fait juste part de son expérience. Comme chaque blogueuse le fait. Bien évidemment, comme chaque blogueuse qui existe, elle s’expose à la critique. J’ai donc lu beaucoup de commentaires jugeant tous ses choix. Et ce qui me perturbe, c’est qu’on nous parle de bienveillance partout sur la blogosphère, que le développement personnel et l’affirmation de soi sont omniprésents mais les réactions poussent à penser le contraire.

La césarienne de confort 

Tout d’abord, concernant son choix d’avoir une césarienne : où est le problème, si son docteur est d’accord ? On dit qu’il faut préparer son projet de naissance et le faire respecter. Si le fait d’accoucher par voie basse l’effraie, en quoi cela dérange qu’elle ait une césarienne ? Je ne saisis jamais le besoin d’autrui de dire “moi, je ferais comme ça”, ou encore “elle ne devrait pas penser ainsi”. Quel est le souci ? Oui, il s’agit d’une intervention chirurgicale mais encore une fois, s’il y l’aval des professionnels, pourquoi aller à l’encontre de ce qu’elle veut ? Vaut-il mieux forcer à quelqu’un à accoucher comme elle ne le veut pas et faire de ce jour un éventuel traumatisme ?

La nurse pour l’aider la nuit

Ensuite, elle a expliqué avoir engagé une nurse de nuit. Là encore, quelle honte ! J’ai pu lire “quand on fait des enfants, on les assume“. Soit. A-t-elle dit qu’elle a laissé quelqu’un s’occuper H24 de son fils ? Qu’en est-il des familles où la mamy vient passer quelques jours à la maison pour soulager la nouvelle maman ? Ma mère est venue m’épauler à la naissance Little O et je ne l’en remercierai jamais assez. Ok, elle ne gérait pas les nuits, mais elle était en charge de l’intendance. Et elle me relayait parfois quand je devais me reposer.

J’ai également pu lire qu’elle aurait du s’arrêter plus longtemps pour rester avec son fils plutôt que de dépenser ses sous pour une nurse. En effet, elle explique qu’étant entrepreneure, elle n’a pas pu s’arrêter trop longtemps. Les personnes qui la jugent connaissent-elles son quotidien ? Ses contrats ? Ses besoins financiers ? Ce n’est pas parce qu’on est  à son compte qu’on peut tout se permettre.

Personnellement, je trouve intéressant de voir une maman affirmer ses choix, montrer qu’on peut avoir un enfant sans avoir cette impression de sacrifice. C’est une façon moderne de voir les choses. Et je suis déçue de lire autant de commentaires malveillants. Effectivement, elle est peut être loin de la réalité de la plupart d’entre nous mais l’idée de faire ce qui nous semble le mieux et de solliciter de l’aide ne semble pas si déconnecté de la réalité !

Critiquerais-je une maman qui allaite à la demande en lui disant qu’elle est esclave de son enfant parce que moi, j’ai choisi le biberon ? Très sincèrement, non.

Et j’espère honnêtement que les mœurs évolueront.

Pourquoi est-ce si dur de les voir grandir ?

Crédits : Pamela N. Martin

Il y a quelques mois, j’ai participé à l’émission Grand Bien Vous Fasse sur France Inter, qui m’avait contactée au sujet de mon angoisse du temps qui passe (allô Détresse Amitié ?). Je n’avais pas grand chose à dire ce jour là, car c’était de l’ancienne histoire pour moi.

Je pensais sincèrement m’être soignée et avoir laissé derrière moi cette vilaine période où les larmes montaient à mesure que le calendrier avançait. Et pourtant… Peut être est-ce le fait que Little O vient d’entrer à l’école, ou que ma grande s’émancipe de plus en plus (alors que j’avais tellement attendu ce moment !). Toujours est-il que mon ami le spleen est revenu toquer à ma porte. Oh, j’arrive à le chasser rassurez-vous ! Mais il est assez tenace et vient parfois me murmurer à l’oreille qu’il ne me lâchera pas de si tôt.

Parce que l’évidence, c’est qu’en les voyant grandir, je me vois vieillir aussi. Que la vie passe à une vitesses assez folle passé la vingtaine, surtout quand on commence à travailler. Bien évidemment, je profite de chaque précieux moment, qu’il soit ordinaire ou un peu plus exceptionnel. Mais j’ai souvent l’impression que c’est en sursis.

C’est flippant, non, de se dire qu’on prend de l’âge ? Un peu comme si on avait un gros gâteau devant nous, et que nous en mangions un peu chaque jour.

J’ai du mal à accepter qu’un jour, il ne restera plus qu’une toute petite part.

Et chez vous, comment se gère le temps qui passe ?

Rien de spécial !

Copyright Rudolf Vlcekpxcm

Si on me demandait ce que j’ai fait ce week-end, je dirais “rien de spécial“. En effet, après un dîner fort sympathique vendredi soir, à la suite duquel nous nous sommes couchés à une heure particulièrement indécente pour des parents responsables (hum hum), nous avons pleinement profité de nos deux jours off.

Et finalement, on a fait plein de trucs qui ont rendu ce week-end spécial : des siestes, de la cuisine, des photos pour la boutique, du shopping pour les futurs travaux, de la peinture avec les filles, des essayages en vue d’un mariage, un plateau de sushis, Danse avec les stars, un bain dans les éclats de rire de deux petites chipies, des tresses pour avoir les cheveux ondulés au petit matin, des crêpes…

Même si ce n’était rien de fou, ça fait tellement de bien ! C’est dans ces moments-là qu’elles se créent leurs souvenirs pour quand elles seront plus grandes. C’est dans ces souvenirs que je leur souhaite de puiser quand elles auront besoin d’inspiration ou de se sentir bien.

Je vous souhaite une excellente semaine en espérant que votre week-end fut spécial, à sa manière.

 

Le champs des possibles

Récemment j’ai proposé à ma grande de m’aider à préparer une commande pour ma boutique en ligne. Elle m’a alors demandé “Maman, pourquoi tu fais d’autres trucs que ton travail ?”.

Elle connaît mon activité et mon environnement professionnel, elle sait que j’écris, que j’ai créé mon e-shop… je lui ai donc répondu : “parce que j’en ai envie !” C’est aussi simple que cela, pour moi. J’ai envie, je me pose quelques beaucoup de questions et puis à un moment donné mon coeur est trop gonflé, je me lance. Je sens que ça peut le faire, que ça va le faire, que je vais m’amuser.

Un jour, un membre de famille m’a dit “le truc génial avec toi, c’est que tu oses”. Ca peut paraître fou, mais je me dis que rien n’est impossible dans la vie. Je veux souffler cette idée à mes enfants.

J’ai eu envie d’ouvrir un blog il y a près de 8 ans ? Je l’ai fait. Je le voulais successfull, il est finalement (très) modeste mais je l’adore.

J’ai eu envie de créer une boutique avec des produits qui me plaisent, j’ai passé des heures à sourcer, à étudier les meilleures solutions, à faire des photos… et elle est maintenant en ligne.

J’ai eu envie d’écrire un roman, je me suis mis un bon coup de pied au derrière et je l’ai publié sur Amazon. D’ailleurs je suis allée faire un tour sur ses stats (au bout d’un an, il était temps !) et c’est plutôt pas mal !

J’ai demandé à mes contacts / lectrices ce que serait le job de leurs rêves. J’ai été touchée d’avoir autant de réponses aussi rapidement et de voir les différents rêves. Pas forcément atteignables (pour le job rentière, je n’ai pas trop de piste ^^) mais pas non plus irréalisables. Si certains arrivent à vivre de leur passion, pourquoi pas nous ? Pourquoi ne pas espérer bien fort et demander à l’univers ce qui nous fait vibrer ?

Ouvrons le champs des possibles ! Rome ne s’est pas fait en un jour, en se posant et en souhaitant vraiment quelque chose, on peut y arriver. Étape par étape, marche par marche.

Cette année, je me suis lancée un BIG challenge, je m’y vois déjà. Je sais au fond de moi que j’y arriverai. Je n’ai pas la certitude que ce sera tout de suite, mais je suis convaincue que ça arrivera.

Et vous, croyez-vous au champs des possibles ?

Aborder la rentrée sereinement

Chaque année, c’est pareil…. les trois semaines tant attendues passent en un éclair (bien plus vite qu’une banale semaine au bureau) et il faut se résoudre à retourner au travail.

Régulièrement, je me dis qu’il faudrait commencer à jouer au loto mais ce n’est pas une solution pérenne.

Alors je vous propose des petits trucs pour faire votre rentrée en douceur, sans avoir envie de partir au bout du monde au lieu de partir au bureau :

*reprendre un jeudi. C’est la deuxième année que je fais ça et c’est top. La reprise se fait plus en douceur et en deux jours, c’est déjà le week-end

*profiter de ce renouveau (chuuuut la Reine des neiges) pour se fixer des objectifs professionnels. On revient gonflé à bloc, c’est le moment de déplacer des montagnes !

*se lancer des challenges : sportifs, culturels… pour ma part je vais continuer le sport en ciblant différemment les zones travaillées. Et pourquoi pas faire du yoga. A la fin de l’année scolaire, c’est sympa de faire le bilan sur ce qu’on a aimé faire, et de voir ce qu’on n’aime pas.

*garder un peu des vacances avec soi : j’aime bien grignoter des petits Pavesini quand je reviens d’Italie. Et mettre de la crème qui me rappelle l’après plage.

*gérer l’intendance du retour avant le départ : acheter les fournitures, changer les draps, vider le panier à linge de façon à n’avoir rien de tout cela à s’occuper en rentrant. Et rentrer dans une maison propre et rangée, c’est nettement plus accueillant pour affronter la reprise !

Rendez-vous chez Dans la peau d’une fille pour d’autres idées !

La fin du mythe de la mère parfaite

Lors des échanges avec les lectrices, en privé ou en commentaires, je reçois beaucoup de messages évoquant cette pression que nous nous mettons / que les autres nous mettent pour être une mère parfaite.

Vous savez, cette pression non dite mais tellement insinuée, tellement sous-entendue qu’on ne peut pas l’ignorer.

Et j’aurais tendance à dire que les blogs n’aident pas trop à laisser cette pression prendre le large. Moi la première, je m’attache à ne partager ici (presque) que les jolis moments. Je ne veux pas exposer ce qui peut m’affecter, surtout par pudeur. Ce n’est même pas de la honte ! Simplement, on ne sait jamais qui peut arriver sur un billet et je garde mon jardin secret.

Cependant, j’ai eu envie ce matin de partager avec vous quelques anecdotes qui cassent le mythe de la mère parfaite :

*mes enfants ont accès aux écrans (même avant leurs 3 ans)

*je dis des gros mots (beaucoup, mais je me soigne)

*je ne repasse pas le linge de mes enfants. Ni le mien (sauf ce qui ressemble à un chiffon sans un coup de fer)

*quand un petit être crie “MAMAAAAAAN” en plein milieu de la nuit, je ne l’entends presque jamais

*je les emmène chez Macdo

*je bénis Netflix dès que j’ai besoin de canaliser leurs énergies

*leurs cheveux ne sont pas démêlés tous les jours

*c’est leur papa qui leur coupe les ongles

*c’est également lui qui cuisine, 90 % du temps (et il le fait bien mieux que moi)

*quelques fois, je peux péter un plomb et me transformer en vrai dragon pour pas grand chose (vous connaissez l’histoire de la goutte d’eau et du vase ?)

*pendant leur absence, je fais le tri dans leurs chambres et je feins l’ignorance quand on me demande si je n’ai pas vu un joujou mystérieusement disparu

La liste n’est pas exhaustive. Je pourrais même vous avouer que je rêve de passer plus de temps avec mes kids pour jouer ensemble, pour faire plus d’activités mais je suis sans cesse rattrapée par le quotidien.

Toujours cette histoire de “strike the balance”….

 

Disposons-nous réellement de notre corps ?

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La semaine dernière, l’avortement a été légalisé en Irlande et j’ai pu lire un peu partout : « les Irlandaises peuvent enfin disposer de leurs corps ». Depuis, je pense souvent à cette phrase car finalement, pouvons-nous dire que nous disposons réellement de notre corps, même en France où l’avortement n’est plus interdit depuis des décennies ?

Je me suis souvenue de ce billet , dans lequel j’expliquais le comportement plus que désagréable d’une infirmière lors d’un curetage après ma fausse couche. Elle ne savait pas que je n’avais pas décidé de faire partir cet œuf, elle n’imaginait pas ma souffrance de ne pas pouvoir donner suite à cette grossesse et elle m’a simplement parlé ultra sèchement et dit un truc du style :  « allez, ce n’est pas la peine de pleurer, vous avez fait votre choix ».

De quel droit peut-on porter un tel jugement ? Je n’ai jamais eu recours à l’avortement. Pour autant, est-ce que je pourrais supporter d’entendre ce genre de phrase ? N’aurais-je pas le droit de pleurer puisque justement, j’ai pris une décision qui me concerne mais qui m’affecte ? Le corps médical n’est-il pas sensé exercer un service sans porter un jugement et faire son travail sans pour autant culpabiliser ?

Si je dispose de mon corps, la décision me regarde. Si une femme « dans une bonne situation » (je fais exprès de mettre les guillemets), comprenez : en couple, dans une vie confortable, choisit de ne pas donner suite à une grossesse, doit-on forcément se dire « mais pourquoi fait-elle cela ? » Est-ce qu’on est obligées de garder un enfant parce qu’on en a les moyens ? Le droit à l’avortement est pour tout le monde, il me semble. Sauf que, si vous avez un mari et pas de problème d’argent, vous n’avez pas le droit dans l’inconscient collectif d’y recourir. Ou alors, vous n’êtes qu’une sale égoïste. Sauf que, si vous êtes dans une situation « compliquée », on n’est pas forcément de vote côté pour vous aider « dans les délais », des fois que vous changeriez d’avis. Et puis, vous êtes irresponsable et maintenant il vous faut assumer.

C’est un peu hypocrite de dire que les femmes disposent de leurs corps si elles sont continuellement jugées par les hommes et pire, par les femmes. Je ne minimise pas cet acte, mais je ne pense pas qu’une femme soit irresponsable si elle y a recours, quel que soit son contexte personnel, familial, financier, professionnel. Elle a ses raisons. Point. Elle a des solutions, la loi peut l’aider dans cette épreuve, c’est tout.

Peut-être suis-je trop utopiste. Peut-être que ça finira par changer.