Le spleen

Je me souviens des cours de Français et de la prof qui nous parlait du spleen de Baudelaire. Mais qu’est ce que c’était que ce mot bizarre, qu’est ce que ça voulait bien pouvoir dire ? Je me rappelle que la prof essayait de nous donner des exemples pour nous faire comprendre la définition mais comment connaître ce sentiment quand on a 15 ou 16 ans ? Pour ma part, c’était plutôt abstrait.

Quelques trop d’années plus tard, je sais. C’est quand le cœur se serre en repensant qu’il y a deux ans tout pile, je venais de rentrer de la maternité. Que je ne sentirai plus cette odeur de bébé tout neuf, alors que mon corps lui se rappelle tout à fait de la sensation des petits coups de pied. (mais ne pas avoir envie de remettre le couvert pour autant, ambivalence éternelle dirons-nous).

C’est se dire que la vie passe décidément bien trop vite, c’est devoir accepter de voir ceux qu’on aime vieillir, redevenir des enfants à leur tour et ne plus se souvenir de nos histoires communes.

C’est vouloir revivre des bribes de moment, mais pas tout non plus parce qu’on sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille !

C’est sentir les larmes monter en voyant une vieille photo et constater les rides au coin des yeux aujourd’hui.

Et pour autant, avoir envie d’avancer, de voir les enfants grandir ! Accepter de vieillir aussi.

Le spleen, mon meilleur ennemi…

 

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