Une autre forme de lâcher prise

On lit un peu partout depuis plusieurs années que la tendance est au “lâcher-prise”, qu’une maison désordonnée est une maison qui vit et où les gens sont heureux. On entend qu’il ne faut pas se mettre la pression sur les tâches ménagères, sinon on risque le burn out. On entend aussi beaucoup parler de Marie Kondo et son tri drastique de la maison.

On lit tout et n’importe quoi. Bien sur, j’ai plongé la tête la première dans la tendance. Moi aussi, j’ai essayé de moins me prendre la tête si la maison n’était pas au carré. J’en ai même parlé ici ! J’ai pris de recul, je me suis dit que mes filles avaient besoin de s’amuser et que j’étais trop rigide.

assumer qui on est

Seulement voilà : ce n’était pas moi. Moi, j’aime que ma maison soit ordonnée. J’assume le fait de regarder avec fierté le travail accompli quand tout brille comme j’aime et que chaque chose est à sa place. Je n’aime pas que mon mec le fasse, c’est mon truc à moi. Je me sens mal quand ce n’est pas rangé chez nous. Chez les autres, je m’en contre-fiche. Mais pas chez moi. Et si je ne me sens pas à l’aise chez moi, ça commence à bugger là-haut. En pensant que je m’épuisais pour rien à vouloir contrôler le rangement, j’ai négligé ce qui me faisait du bien à moi et je me suis épuisée à lutter pour être quelqu’un que je ne suis pas.

commencer par savoir ce qu’il nous faut

Partie de ce constat, j’ai réussi à accepter qu’on était tous différents et que j’avais le droit de ne pas faire comme ceux qui “ne se prennent pas la tête”. Puisque justement, si je ne m’écoute pas, je me la prends bien, la tête. Alors je m’organise un peu chaque jour pour ne pas être submergée et j’ai mis en place depuis pas mal de temps des règles de vie à la maison :

*on range ce qu’on a sorti dès qu’on a fini

*les pièces du rez-de-chaussée ne sont pas une salle de jeux (nous ne sommes pas non plus des nazis, les filles ont le droit de descendre leurs jouets mais doivent les remonter et les remettre à leur place)

*je ne me couche pas dans une maison en bordel.

les enfants sont-ils malheureux dans une maison rangee ?

Comme évoqué plus haut, on entend très souvent qu’il vaut mieux grandir dans une maison “qui vit” et qu’il est plus important de passer du temps en famille à jouer. Je joue avec mes enfants, nous faisons des sorties, nous cuisinons. Je ne pense pas que porter de l’importance au rangement soit un frein à l’épanouissement familial (et c’est valable pour l’inverse ! Si une famille se sent bien dans une maison moins ordonnée, grand bien lui en fasse !). En revanche, je pense que vivre dans un environnement qui nous plait et nous apaise nous permet de nous sentir bien dans nos baskets. Et, par ricoché, que tout le monde se sente bien.

Alors finalement, est-ce que le lâcher prise, ce ne serait pas assumer d’être ce qu’on est et ce qui nous fait du bien ? 

Je vous souhaite une excellente semaine, qu’elle soit ordonnée ou complètement freestyle 🙂

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